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Critique d'album

Motörhead


On Parole


(01/12/1979 - United Artists - Heavy rock - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- Motorhead / 2- On Parole / 3- Vibrator / 4- Iron Horse/Born to Lose / 5- City Kids / 6- The Watcher / 7- Leaving Here / 8- Lost Johnny / 9- Fools
Note de 3/5
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Note de 2.5/5 pour cet album
"Aux origines du départ manqué de Motörhead"
François, le 20/03/2023
( mots)

Peut-on dire qu’United Artists fut à Motörhead ce que Decca fut au Beatles, c’est-à-dire un label qui refusa de signer un des plus grands groupes de l’histoire et n’entendit pas la poule aux œufs d’or quand elle se présenta à ses oreilles ? Certains trouveront excessifs de comparer les Beatles à la bande de Lemmy mais si les seconds bénéficient d’un peu moins de prestige auprès du grand public, leur poids dans l’histoire du rock fut peut-être aussi important.


Pour se faire l'avocat du label, on peut reconnaître qu’il n’avait pas en face de lui une formation dont l’esthétique était celle qui fit son succès : si avec le recul, on pourrait estimer qu’Overkill ou Ace of Spaces étaient en germe dans On Parole, peu d’éléments pouvaient laisser supposer l’avenir quand ce premier opus fut proposé. Quand Motörhead se forme en 1975, il rassemble des musiciens issus de l’underground londonien, notamment Lemmy Kilmister du groupe de space-rock Hawkwind et Larry Wallis des Pink Fairies (auxquels il faut ajouter à la batterie Lucas Fox d’abord, déjà remplacé par Phil Taylor). Et musicalement parlant, seul "Motörhead", qui commence sur le vrombissement d’une cylindrée, ressemble réellement à du Motörhead pur jus, auquel on pourrait ajouter "Leaving Here". Quand bien même, cela manque de la puissance, de l’énergie, de l’intransigeance et de la niaque du groupe. Le trio se montre bien calme et interprète d’ailleurs des morceaux issus de la période Hawkwind de Lemmy, comme "The Watcher" qui mêle au rock’n’roll 1950’s une fond sonore un peu planant.


De façon parfois provocatrice, le groupe a toujours affirmé qu’il ne jouait pas du Metal (la scène à laquelle on l’associe) mais du rock’n’roll, et ce premier album permet de comprendre que cette phrase n’est pas seulement un pied-de-nez adressé au public et à la critique. "On Parole" est un pur boogie rock sauce 1970’s, "Vibrator" évoque Status Quo et "City Kids" la British Invasion des 1960’s. Plus influencés par l’Amérique, "Iron Horse / Born to Loose" n’est pas loin de Steppenwolf et "Lost Johnny" semble issu de la scène psychédélique type Jefferson Airplane. On est loin du groupe devait révolutionner le hard-rock : ici, il regarde encore vers le passé et s’entête à articuler ses diverses inspirations.


La publication de l’album est un mauvais coup très opportuniste de la part d’United Artists, puisqu’il s’est emparé des bandes pour honteusement bénéficier de la popularité du groupe en 1979, allant jusqu’à le concurrencer dans les bacs au moment où il se montrait ultra-productif (1979 est l’année où Overkill et Bomber voient le jour). Difficile pourtant de ne pas comprendre pourquoi à ce stade, United Artists avait hésité avant de finalement refuser de signer le trio.

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