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Critique d'album

Metallica


Death Magnetic


(12/09/2008 - Warner - Thrash/heavy metal - Genre : Hard / Métal)
Produit par Rick Rubin

1- That Was Just Your Life / 2- The End of the Line / 3- Broken, Beat & Scarred / 4- The Day That Never Comes / 5- All Nightmare Long / 6- Cyanide / 7- The Unforgiven III / 8- The Judas Kiss / 9- Suicide & Redemption / 10- My Apocalypse
Note de 4/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Après un long coma de 17 années, les Four Horsemen sont enfin de retour !"
Nicolas, le 29/09/2008
( mots)

Enfin ! Enfin, l'heure du réveil a sonné pour Metallica ! Cet an de grâce 2008 sera donc à marquer d'une pierre blanche puisque les Four Horsemen ne nous avaient plus gratifié d'un album valable depuis 1991. Dix sept années de purgatoire, entre dérive south rock bluesy difforme, foutoir nü metal braillard et disques de reprise ou de live en guise de lot de consolation, dix sept années de querelles d'ego, de crises d'orgueil et de moments de doutes, dix sept longues années au bout desquelles même les défenseurs les plus acharnés du vieux couple Hetfield - Ulrich avaient fini par perdre espoir. Face à ce contexte catastrophique, un tel disque tient quasiment du miracle.

Grâce soit donc rendue à Rob Trujillo d'avoir réussi à s'intégrer à une formation au bord de l'implosion, de lui avoir communiqué son appétit de jouer et de lui avoir redonné confiance. Même si l'ex Suicidal Tendancies est clairement sous-employé sur cette galette (une sale habitude de Metallica vis à vis de ses bassistes depuis la mort de Burton), il semble indiscutable que l'homme a dû jouer un rôle décisif dans ce redressement spectaculaire. Louons également l'éviction de Bob Rock du poste de "producteur en titre" des Mets, car même si son apport a été inestimable sur un plan purement sonore, son influence en terme de musicalité est loin d'avoir fait l'unanimité. En lieu et place, Hetfield a jeté son dévolu sur Rick Rubin, dont le CV impressionnant ne se présente même plus. A l'arrivée, le choc est brutal : finis l'ampleur et le clinquant des années 90, le son est sec, nerveux et ramassé, parfois à la limite du grésillement sur certains riffs. Mais passée la surprise initiale, il apparaît évident que cette couleur convient bien mieux aux Four Horsemen et met parfaitement en valeur leur mordant. Par dessus le marché, Ulrich a renoncé à sa batterie de casseroles, Hetfield a récupéré son charisme vocal, et Hammet a de nouveau le droit de donner libre cours à sa vélocité de soliste fou. Qui plus est, celui-ci a décidé (une fois n'est pas coutume) de varier un peu son répertoire en orientant souvent ses onanismes frénétiques vers une tonalité grave et dissonante, contribuant à accroître un sentiment global d'étrangeté et d'angoisse tout au long du disque.

Les mauvaises langues (et les fans de la première heure) seront probablement unanimes pour déplorer (ou saluer) un grand retour en arrière, ou du moins c'est ce qu'une écoute distraite pourrait laisser penser. Or, quand on y regarde d'un peu plus prêt, ça  n'est pas aussi simple. Disons plutôt que Hetfield & Co ont souhaité rejouer à l'ancienne, mais qu'ils n'ont pas pour autant renié leurs explorations plus récentes. Ainsi, sur l'ensemble de l'album, on rencontre des compos dont la structure ressemble beaucoup à celle des albums thrash de la grande époque ("That Was Just Your Life" se base sur la même progression que celle de "Battery" dans Master Of Puppets, idem pour "The Day That Never Comes" avec "One" de ...And Justice For All), mais on y retrouve en plus des passages heavy dignes du Black Album, des riffs gras qui ne dépareilleraient pas sur les Loads, et même des rushs de guitare bestiaux à la St Anger, le tout savamment imbriqué. Un parfait condensé de leur discographie passée, en quelque sorte.

Dès que l'album est lancé, un seul sentiment prédomine : la jubilation. Il faut dire que "That Was Just Your Life" est une excellente entrée en matière. Intro lente, grave et distordue faisant suite aux battements sourds d'un coeur à l'agonie, montée rapide en puissance, riffs thrash à couper le souffle, double refrain redoutable : ça vole très haut d'emblée. On ne peut alors s'empêcher d'admettre l'impensable, non sans réprimer difficilement un sourire béat : "Ca y est, ils sont de retour !". Et de l'excellent, on en trouve encore un peu plus loin. Comme le tir groupé "The End Of The Line" - "Broken, Beat & Scared" avec sa collection d'énormes riffs tantôt teigneux, tantôt catchy - d'où l'apport indéniable des Loads dans le style actuel du groupe. Un peu plus loin, "All Nightmare Long" va réjouir les plus bourrins d'entre nous, car si le groove introductif de Trujillo détend l'atmosphère, ce sont bientôt les mitrailleuses lourdes qui refont surface, arrosant à vue au sein d'une composition très élaborée sur le plan rythmique avec breaks, changements de tempo, syncopes, j'en passe et des meilleures. On n'oubliera pas de mentionner le terrible "Judas Kiss", parfait mélange de heavy "à la Black" et de thrash mélodique gonflé de soli dantesques, ni l'apocalypse finale qui n'a pas à rougir face au pouvoir destructeur d'un "Damage Inc".

C'est vrai qu'il y a aussi du moins bon dans ce grand retour, on pensera plus particulièrement aux deux compos révélées en avant première sur le net - un comble ! "The Day That Never Comes", s'il n'est pas le morceau du siècle, reste néanmoins des plus honnêtes même si on sent un sacré coup de mou dans sa partie médiane. "Cyanide" par contre est beaucoup plus dispensable, notamment à cause d'un refrain atrocement plat qui plombe complètement le titre. Réglons aussi son compte à "The Unforgiven III", qui n'est pas, cette fois-ci, une repompe de l'original du Black Album (contrairement au II de Reload), mais qui peine à égaler son illustre inspirateur malgré son intro piano-cordes-cuivres plutôt originale. Par contre, on ne pourra que saluer la présence d'un instrumental sur cet album, même si "Suicide And Redemption" pêche par quelques longueurs. En fait, le plus gros manque de Death Magnetic, ce sont un ou deux titres réellement incontestables qui marquent immédiatement les esprits. Un "Enter Sandman", un "Master Of Puppets" ou encore un "One", par exemple. Dommage.

Il n'en reste pas moins que c'est l'enthousiasme qui l'emporte haut la main à l'écoute de ce disque inespéré. Un seul mot d'ordre désormais : vivement le live, et puisse Metallica continuer dans cette voie salvatrice. Non pas celle du passéisme et de la fausse nostalgie, non pas forcément celle du thrash (même si c'est visiblement ce qu'ils font de mieux), mais celle de la qualité, tout simplement.

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Bon album
Très bon album
Coup de coeur
Excellent
Culte
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