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Critique d'album

Lucid Ann


The Fifth Season


(29/10/2007 - Musicast distribution - Noisy Pop - Genre : Rock)
Produit par

1- Virgin Moon / 2- Cockroach / 3- Silent / 4- The Moth / 5- Wonder Land / 6- Lady Autumn / 7- The Fall Of Iron Man / 8- Dangerous Twin / 9- Suzy / 10- Wedding Dress
Note de 4/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"De la Noisy Pop en provenance d'Angers, entre Blur et Sonic Youth"
Maxime, le 30/10/2007
( mots)

Les Lucid Ann sont peut-être français (de Angers précisément), mais leur patrimoine génétique (expression malheureusement à la mode ces jours-ci) ne doit qu’au hasard au vu de leurs ambitions musicales. Il suffit d’écouter leur premier album, qui fait suite à deux maxis remarqués, pour se rendre compte que leur cœur bat à l’anglo-saxonne. Clairement, le rock que ce quatuor aime, il vient d’outre-atlantique, il vibre de concert avec les triturations insolites de Sonic Youth , il palpite pour les œuvres déstructurées de Pavement , il pulse au son des Pixies . Pourtant, The Fifth Season n’est pas gavé de guitares malmenées à coup de tournevis. On n’y retrouve pas non plus de titres courts alternant avec schizophrénie country et riff biscornus. Les solos à deux notes, ce n’est pas non plus leur tasse de thé. Car dès que surgit le timbre de Ghislain Girard (sa ressemblance avec le chant de Damon Albarn étant frappante), on se retrouve en pleine épopée brit-pop du milieu des nineties. Noisy Pop diluée par des mélodies baggy alternant fougue juvénile et douce mélancolie, voilà le cocktail qu’on nous propose.

A faire ainsi le grand écart de part et d’autre de l’atlantique, la rupture de tendons guette, et le disque peine à trouver ses marques de prime abord car le choix n’est jamais complètement fait entre pop-rock carrée et concassages soniques. Finalement, c’est dans cette indécision que Lucid Ann finit par séduire. "Virgin Moon" et "Dangerous Twin" tourbillonnent sur les enceintes et font songer à des démos laissées en friche par Blur à l’occasion de leur album éponyme, à l’époque où Graham Coxon faisait encore partie du groupe, avant de rebondir sur des ruades guitaristiques qui ne rougissent pas devant leur obédience à Thurston Moore . En dépit des crissements des 6 cordes, ce sont les mélodies qui accrochent tout de suite l’oreille à l’image du lumineux "Silent" alternant avec adresse refrains timorés et couplets dopés à la morgue adolescente, tandis qu’un morceau tel que "The Fall Of Iron Man" frappe d’abord par ses froissements électriques. Ailleurs, le quatuor accroche de sympathiques bombinettes indie-rock qu’on imaginerait bien peupler les bacs dans les années 90, non loin des rayonnages dédiés aux productions Geffen ou Sub Pop ("Lady Autumn", "The Moth", "Wonder Land").

Aussi décousu que séduisant de par sa fraîcheur et ses accents faussement candides, The Fifth Season s’impose comme une mise en bouche ouverte à toutes les possibilités. Les angevins vont-ils resserrer le propos pour se couler dans les formes d’un pop-rock efficace ou bien vont-il s’adonner corps et biens aux joies des concerts de pédales de distorsions ? Ces deux options sont affriolantes, mais le maelström figurant en fin de dernière piste indique comme un pied de nez qu’ils peuvent très bien s’ingénier à ne jamais choisir, tant chacune de ces orientations possibles leur sourit avec le même bonheur.

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Black Mountain


Destroyer


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Cela vous aura peut-être échappé, mais Black Mountain a discrètement rendu l’âme il y a de cela un peu plus de deux ans. Oh, rien d’aussi dramatique qu’un split avec tambours et trompettes, rien qu’un départ en catimini, celui du couple Amber Webber - Joshua Wells à qui l’on doit le sémillant projet alternatif Lightning Dust, dont on attend par là même un nouvel album très bientôt. Sans annonce, communiqué ni explications, alors que les canadiens venaient d’écoper de leur plus beau succès critique avec leur magnifique IV. Bien sûr, les choses sont loin d’être aussi simples, et la note accordée à ce Destroyer vient d’ailleurs démentir la sentence prononcée en début de paragraphe. Néanmoins, une page se tourne, et autant on oubliera sans doute assez facilement le cogneur Wells - remplacé poste pour poste par Adam Bulgasem, autant il sera bien plus ardu de faire abstraction du chant mystique de Webber qui nous laissera à jamais orphelins.

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