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Critique d'album

LA Hell Gang


Thru Me Again


(27/07/2014 - Mexican Summer - psychédélique - Genre : Rock)
Produit par

1- Inside My Fall / 2- Her Way Has Come / 3- Sweet Dear / 4- The Beginning Remains The End / 5- Everywhere I Go / 6- Last Hit / 7- What You Want You Got It / 8- So High
Note de 3/5
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Note de 2.0/5 pour cet album
"Quitte à se payer un trip, autant retourner à Monkey3."
Pierre D, le 23/09/2014
( mots)

Aujourd'hui que The Black Angels ont lâché la rampe du psychédélisme menaçant de leurs débuts, on attend la relève. Selon certaines personnes, elle arrive du Chili sur la bécane fantasmée de LA Hell Gang. Comme The Black Rebel Motorcycle Club avant eux, les gonzes chiquent aux bikers badass ayant traîné leurs grosses cylindrées dans les sables du désert de Mojave. Ajouter à cela des interviews où l'on cite le son analogique, le 8-pistes, "old Vox guitar" et "one of the first fuzz pedals in History", les Chiliens sont bien partis pour devenir les gardiens du royaume psyché pourrissant.

À l'heure du deuxième album (mais premier à parvenir jusqu'à nos oreilles) il est évident que LA Hell Gang n'invente rien. Une droite ligne s'établit où chacun passe le témoin à l'autre au fil des ans. The Brian Jonestown Massacre végète dans l'anonymat quand The Black Rebel Motorcycle Club fait un semi-carton avec un premier album enfumé. Lorsque le groupe redécouvre ses racines Blues/Americana, The Black Angels entament une marche vers l'abstraction psyché. Alors que ces derniers se sont tournés vers l'acid-pop, LA Hell Gang reprend à son compte la croisade lysergique musicale. Avec tout ce que cela implique de pose, de paresse et de léthargie éventuelle.  

Ici tout dépendra de votre envie de vous laisser porter. Conquis, on découvrira un long trip parfait pour la route où la voix n'intervient qu'en cas d'extrême nécessité. Et même dans ce cas, l'organe nasillard et mécanique se verra plaqué au fond du mix ("What You Want You Got It"). On se réjouira de la ruée vers l'or motorique "The Beginning Remains The End" (quel titre à la con) où les guitares se chevauchent à différents niveaux de réverb et de saturation. Les trouvailles sont distillées avec parcimonie comme cette guitare au son de trompette ("Inside My Fall"). On peut demeurer impressionné par cette science de l'économie tellement blues, suivant à la lettre l'adage less is more pour construire des pièces envoûtantes avec peu de matière ("Everywhere I Go").

On peut, en outre, trouver tout cela d'une paresse phénoménale. En lieu et place de l'économie de moyens, on ne voit qu'une bande de glandeurs qui remplacent les notes par des pédales d'effets. Alors ces guitares qui jouent à l'unisson pour confiner au Drone, non merci. Pas plus que cette voix tellement faible que personne n'a osé la mettre en avant pour plutôt la retrancher derrière des geignements qui en appelle au lointain héritage de The Jesus And Mary Chain.
Quand LA Hell Gang s'approche du stoner  sur "Last Hit" on se demande qui a dévoré qui, au grand banquet cannibale pop où le stoner rock se nourrit du psyché sixties pour se faire avaler par des revivalistes camés pas toujours intéressants. Ceci d'autant plus que la musique de LA Hell Gang paraît toujours très bridée, retenue. Les rythmes ne bougent pas d'un iota, produits d'une batterie beaucoup trop légère pour le genre. Il faudrait plus qu'un bruissement de cymbales et une caisse claire étouffée pour réveiller le bouzin.

Et surtout, en matière d'album tripant, Monkey 3 a établi des standards autrement plus audacieux avec The 5th Sun. Alors certes, c'est de moins bon goût de citer des types partis du stoner (un genre souvent associé au metal) que des gens qui se réfèrent à Brian Jones mais peinent à composer une chanson valable. LA Hell Gang c'est de bon goût mais l'encéphalogramme reste plat.

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