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Critique d'album

Judas Priest


Redeemer of Souls


(11/07/2014 - Epic - British heavy - Genre : Hard / Métal)
Produit par Mike Exeter, Glenn Tipton

1- Dragonaut / 2- Redeemer of Souls / 3- Halls of Valhalla / 4- Sword of Damocles / 5- March of the Damned / 6- Down in Flames / 7- Hell & Back / 8- Cold Blooded / 9- Metalizer / 10- Crossfire / 11- Secrets of the Dead / 12- Battle Cry / 13- Beginning of the End
Note de 4/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Un excellent album de heavy classique. Ni plus, ni moins."
Alan, le 16/10/2014
( mots)

Il y a tout juste une semaine, Judas Priest venait défendre ses couleurs au Barclays Center de Brooklyn, à proximité duquel votre rédacteur expatrié vit actuellement. Si tant est que notre lectorat comporte quelques metalheads curieux, ceux-ci s’empresseront alors de demander pour quand le live report sera-t-il prêt, aussi leur répondré-je d’un air désabusé que n’ayant pas assisté audit concert, il n’arrivera malheureusement jamais. Mais séchez vos larmes : il est toujours possible de nous rabattre sur la dernière galette des anglais livrée cet été. Et Rob Halford ayant récemment annoncé qu’un nouvel album était en préparation, il était peut-être temps.


D’emblée, une question semblait se poser d’elle-même : à presque soixante-dix ans et après un Nostradamus quelque peu déroutant mais loin d'être inintéressant, les fers de lance du heavy metal britannique pouvaient-ils encore être pertinents ? A priori non, et particulièrement sans son guitariste emblématique parti en 2011. Shredder complètement allumé et songwriter attitré du groupe depuis ses débuts, K.K. Downing s’était imposé de facto comme l’un des piliers du groupe sans lequel toute la structure était vouée à s’effondrer. Les miracles de l’architecture moderne ont réussi à maintenir Judas Priest en activité, les quatre membres restant s’octroyant les services de Richie Faulkner pour combler le trou béant laissé par Downing. Il était alors question de remplacer un guitariste incontournable de la heavy metal music par un jeune trentenaire ayant officié dans le backing band de Lauren Harris, fille de Steve “Maiden” Harris, et en tant qu’arrangeur sur le second album de metal enregistré par Christopher Lee. Oui, Saroumane a enregistré deux albums de metal, et je suis persuadé que vous n’aviez aucun doute quant à la véracité de ces propos. Mais toute blague à part : des facteurs d’inquiétude existaient donc bien, et il était légitime de craindre le pire pour ce nouvel album. Alors, verdict ?


À l’image du premier Black Sabbath, Redeemer s’ouvre sur une fine pluie ponctuée par le tonnerre avant de démarrer au quart de tour avec le riff incisif de “Dragonaut”. Lors de la composition de l’album, Glenn Tipton avait tenu à rassurer les fans : contrairement à son prédécesseur, Redeemer of Souls ne serait pas un album sur lequel le groupe comptait expérimenter dans la composition, mais simplement “dix-huit chansons [bonus compris, ndlr] de pur metal classique made in Judas Priest”. Et effectivement, du riff, il y en a à la pelle : sabbathesque sur “Sword of Damocles”, abrasif sur “Metalizer” ou encore au groove bien affirmé sur “Crossfire”, la palette est large, et plutôt de qualité à vrai dire. Fidèles à la tradition du groupe, les guitares de Faulkner et Tipton tantôt s’entrelacent, tantôt se défient, donnant à l’album dans son ensemble des arrangements réminiscents de ceux entendus sur British Steel et Painkiller. Du classic Priest donc, comme convenu.


Ayant bien évidemment perdu au fil des années le registre impressionnant (près de quatre octaves) pour lequel il était surnommé “the most powerful singer in metal”, Halford de son côté reste néanmoins très à l’aise aussi bien dans les graves (“Dragonaut”, “Redeemer of Souls”) que dans les mediums (“Battle Cry”, ou encore le très maidenien “Cold Blooded”) et fait résonner avec brio son timbre si particulier sur l’hypnotique “Beginning of the End”, indéniablement le point d’orgue de l’album marqué par un tempo lancinant et des guitares vaporeuses qui confèrent à ce final de toute beauté une atmosphère à la fois inquiétante et salvatrice, laissant l’auditeur sur une note de mysticisme des plus délectables.


Album de la rédemption, Redeemer marque le retour du Priest classique, et ce malgré l’absence de Downing : sans tenter de se glisser dans ses bottes, Faulkner insuffle ici au groupe un subtil élan de nouveauté qui fait pourtant toute la saveur de cette galette. De ce fait, les fans les plus fidèles du grand Priest abhorreront par principe un album à la production trop moderne et sur lequel n’officie même pas K.K. Downing, tandis que les autres prêteront non pas une mais deux oreilles attentives à cette curiosité qu’est le dernier album de Judas Priest, une réussite aussi inattendue qu’appréciable.

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Mars 2018
9
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