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Critique d'album

Infadels


We Are Not The Infadels


(30/01/2006 - Wall Of Sound/Pias - Electro-rock - Genre : Autres)
Produit par

1- Love Like Semtex / 2- Can't Get Enough / 3- Topboy / 4- Girl That Speaks No Words / 5- Jagger '67 / 6- 1'20 / 7- Murder That Sound / 8- Reality TV / 9- Give Yourself To Me / 10- Sunday / 11- Stories From The Bar
Note de 4/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Des nouveaux potes pour les fans de Radio 4, LCD Soundsystem et d'électro-rock"
Maxime, le 15/02/2006
( mots)

Dernier rejeton en date du label Wall Of Sound, lequel abrite des artistes tels que Propellerheads ou The Wiseguys, The Infadels, quintet venu des quartiers mal famés d’Angleterre, constitue tout simplement la machine électro-rocko dansante de ce début d’année. Aussi bien dopée par le punk des Clash que par les facéties de Talking Heads, cette bande d’ahuris en costard menés par un skinhead sautillant tel un écureuil en rut transforme n’importe quel fosse de pogoteurs en dancefloor pour rockeurs allumés. En témoigne leur prestation ahurissante au Furia Sound Festival, au cours de laquelle ils avaient mis KO le public de Cergy-Pontoise alors qu’ils étaient quasiment inconnus au bataillon. Autant dire qu’on piaffait d’impatience en guettant la sortie de ce premier album.

Sur disque, The Infadels perd un peu de sa folie scénique. Les jams hystérico-acides déballées en live laissent ici place à un savant mélange punk-funk, le tout saupoudré de gros sons électro de type bip-bip, twut-twut, bien mis en avant dans le mixage des titres (voir le début de "Can’t Get Enough" ou de "Jagger ’67"). Au début, on pense fortement aux productions du label DFA, mais les fantômes de Radio 4 ou de LCD Soundsystem s’estompent au fil des écoutes même s’ils demeurent en toile de fond. Plutôt que de tabler sur l’érudition, la formation mise sur une approche pop redoutable, avec son lot de mélodies s’imprimant dans l’esprit aussi nettement que le string de Clara Morgane et une espèce d’humour second degré (voir le titre surréaliste de l’album). Pas de doute, il s’agit bien là d’un groupe anglais.

L’album comporte donc son lot de morceaux efficaces prenant immédiatement le contrôle des chevilles les plus réfractaires : le pétillant single "Can’t Get Enough", "Topboy" avec son riff sixties sonne comme du Bikini Machine à la sauce hooligan, "Jagger ’67" et ses sons putassiers évoque les soirées en boîtes arrosées à la vodka redbull tandis que "Reality TV" progresse peu à peu vers une transe qui doit autant à l’eurodance qu’à l’acid house. Régulièrement, la machine ralentit la pression, le temps d’un "Girl That Speaks No Words" avec ses épaisses nappes sonores à la Brian Eno ou d’un "Murder That Sound" cotonneux avec ses guitares funk économes. Le tout s’achève sur un "Stories From The Bar" de près de 7 minutes, s’ouvrant sur des psalmodies de types bouddhistes, évoluant ensuite vers une pop autiste et éthérée, aussi ahurie et déphasée qu’un lendemain de soirée exstasy.

Certes, l’amateur ne trouvera rien de fondamentalement neuf ici. On est loin de l’electro-rock sauvage et racé des excellents Vitalic. Mais là n’est pas le but des Infadels, qui s’adressent aux gambettes avant le cerveau, même si l’oreille sera flattée au passage. Disque pop qui doit autant à Kasabian qu’à The Rapture, We Are Not The Infadels est un album qui réjouit et enchante autant qu’il fait danser. Et c’est déjà beaucoup.

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Cela vous aura peut-être échappé, mais Black Mountain a discrètement rendu l’âme il y a de cela un peu plus de deux ans. Oh, rien d’aussi dramatique qu’un split avec tambours et trompettes, rien qu’un départ en catimini, celui du couple Amber Webber - Joshua Wells à qui l’on doit le sémillant projet alternatif Lightning Dust, dont on attend par là même un nouvel album très bientôt. Sans annonce, communiqué ni explications, alors que les canadiens venaient d’écoper de leur plus beau succès critique avec leur magnifique IV. Bien sûr, les choses sont loin d’être aussi simples, et la note accordée à ce Destroyer vient d’ailleurs démentir la sentence prononcée en début de paragraphe. Néanmoins, une page se tourne, et autant on oubliera sans doute assez facilement le cogneur Wells - remplacé poste pour poste par Adam Bulgasem, autant il sera bien plus ardu de faire abstraction du chant mystique de Webber qui nous laissera à jamais orphelins.

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