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Critique d'album

House Of Broken Promises


Using The Useless


(10/11/2009 - Small Stone Records - Stoner rock - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- Blister / 2- Obey The Snake / 3- Physco Plex / 4- Highway Grit / 5- Justify / 6- Torn / 7- Buried Away / 8- Broken Life / 9- Walk On By / 10- Ladron / 11- The Hurt (Pay My Dues)
Note de 3/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Les stoners d'Unida renaissent aujourd'hui sous la bannière vengeresse d'HOBP."
Maxime, le 20/05/2010
( mots)

Il y a certains morts qui ne se laissent pas tuer si facilement. Unida par exemple. Malgré un teint bruni sous le soleil californien et un cuir tanné par une décennie de chausse-trappes, trahisons et espoirs déçus, personne n’est encore parvenu à faire la peau de ce combo légendaire pour bon nombre de stoner addicts. Deuxième formation lancée dans le sillage de Kyuss peu après les fantastiques et trop éphémères Slo Burn par un John Garcia remonté et rageur, Unida se faisait fort de placer ses pas dans celui du quartet légendaire si brutalement stoppé dans sa course. Les fans éplorés qui baisaient sa dépouille ne s’y sont pas trompés en reconnaissant en lui le descendant le plus légitime du colosse de Palm Desert, impressionnés par la puissance dévastatrice de ce heavy rock impétueux cramé sous le cagnard désertique. L’impact de leur premier opus (Coping With The Urban Coyote, 1999) ne met pas longtemps à produire ses effets, le groupe se voyant rapidement repérer par American Recordings qui leur propose de les signer pour un deuxième album. Problème : d’obscures tractations financières menées auprès des majors contraignent Rick Rubin à lâcher du lest et Unida passe à la trappe, ses membres se voyant obligés de verser une somme mirobolante pour récupérer les droits de leurs bandes. Le groupe distribue alors son disque sous forme de CD-R et entre bientôt en hiatus, sans prononcer officiellement la séparation. Mais Garcia convole bientôt avec ses Hermano et les autres musiciens se mettent à multiplier les collaborations. La messe est dite en 2003. La parution l’année suivante de l’inédit "Left Us To Mold" sur la compilation High Volume ne sera qu’un témoignage posthume et la réunion en 2008 pour quelques concerts en première partie de Mondo Generator une aventure sans lendemain.

Sauf que même éteint, le foyer allumé par Unida avait laissé quelques braises encore brûlantes. Braises que se sont empressés de ranimer quelques membres issus des différents line-up du quartet, Mike Cancino (batterie), Eddie Plascencia (basse) et Arthur Seay (guitare). Réunis sous une nouvelle bannière, les House Of Broken Promises sont bien décidés à reprendre les choses là où Unida les avait laissées. Privé de ses musiciens phares (Garcia et Scott Reeder) et réduit à la forme du power trio, le groupe s’est replié sur ses propres forces, redoublant d’efforts, multipliant les casquettes. Plascencia passe au micro, Seay produit. Les premières secondes du "Blister" inaugural ne trompent pas longtemps quant au programme qui sera déroulé dans les 50 prochaines minutes : du hard rock méchamment brutalisé, concassé et carbonisé par le souffle rauque du stoner. Ce binaire-là semble provenir des fonderies mêmes de l’enfer. En véritable Vulcain des temps modernes, Cancino accumule les breaks herculéens ("Physco Plex") comme les lourdes cavalcades de Cerbères lancés aux trousses d’une âme égarée ("Highway Grit"). Sorte de Kerry King du heavy rock, l’imposant Arthur Seay fait trembler le sol de sa hargne de titan, accablant l’auditeur d’un éboulis de riffs mastodontes ("Buried Away") et de guitares en fusion éclaboussant les speakers de leur lave vengeresse ("Justify").

Mais la principale force de House Of Broken Promises est également son plus grand défaut : le rôle d’Eddie Plascencia en tant que lead singer. L’homme s’est tout simplement résolu à singer le chant de… John Garcia. "Obey The Snake" et "Torn" sont le prototype même de morceaux sur lesquels la maestria du vocaliste de Kyuss fait des merveilles : un riff simpliste tranché dans la couenne d’un éléphant sur lequel un chant venimeux se complait à cracher son fiel de concert avec une rythmique aussi pesante que suave. HOBP n’est jamais aussi bon que lorsqu’il besogne ce que les amateurs appellent du "stoner à la Garcia". Sans John Garcia. S’il prospère sur les oripeaux d’El Coyote, le groupe ne possède par contre ni sa science ni son exigence. L’ensemble est ainsi moins varié que les premiers efforts d’Unida ou qu’un Hermano. Ici, seuls les changements de tempo sont autorisés, la sauvagerie, elle, règne de bout en bout d’une main de fer. House Of Broken Promises sonne ainsi comme un Mastodon plus linéaire mais tout aussi létal ou un Down qui aurait troqué maitresse Marie-Jeanne pour la déesse Tequila. Using The Useless mugit ainsi tel un enfant bâtard, maudissant le père qui l’a abandonné avec la même hargne corrosive que le St Anger de Metallica, sans la batterie qui donne mal à la tête et les paroles thérapeutiques. Les gencives serrées, les muscles bandés, le power trio d’acquitte de ses dettes, effaçant en fin de parcours l’ardoise d’un coup de médiator sanglant ("The Hurt"). S’il ne secoue nullement les fondations du genre qui l’a vu naître, HOBP reste d’une efficacité et d’une puissance implacables. A tel point que le groupe a récemment projeté une tournée européenne avec les excellents Dixie Witch comportant même un crochet vers la France. Mais un certain volcan islandais en a décidé autrement et l’ensemble des concerts a été annulé. Pas grave, les gus en ont vu d’autres et promettent de reprendre les hostilités cet automne. House Of Broken Promises fera trembler la baraque, et ça n’est pas une promesse en l’air…

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Black Mountain


Destroyer


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Cela vous aura peut-être échappé, mais Black Mountain a discrètement rendu l’âme il y a de cela un peu plus de deux ans. Oh, rien d’aussi dramatique qu’un split avec tambours et trompettes, rien qu’un départ en catimini, celui du couple Amber Webber - Joshua Wells à qui l’on doit le sémillant projet alternatif Lightning Dust, dont on attend par là même un nouvel album très bientôt. Sans annonce, communiqué ni explications, alors que les canadiens venaient d’écoper de leur plus beau succès critique avec leur magnifique IV. Bien sûr, les choses sont loin d’être aussi simples, et la note accordée à ce Destroyer vient d’ailleurs démentir la sentence prononcée en début de paragraphe. Néanmoins, une page se tourne, et autant on oubliera sans doute assez facilement le cogneur Wells - remplacé poste pour poste par Adam Bulgasem, autant il sera bien plus ardu de faire abstraction du chant mystique de Webber qui nous laissera à jamais orphelins.

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