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Critique d'album

Glasvegas


Glasvegas


(26/01/2009 - Columbia - Rock lyrique et mélodramatique - Genre : Pop Rock)
Produit par

1- Flowers and Football Tops / 2- Geraldine / 3- It's My Own Cheating Heart That Makes Me Cry / 4- Lonesome Swan / 5- Go Square Go / 6- Polmont on My Mind / 7- Daddy's Gone / 8- Stabbed / 9- S.A.D. Light / 10- Ice Cream Van
Note de 3/5
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Note de 2.0/5 pour cet album
"Le buzz rock le plus incompréhensible de 2008. "
Margaux, le 27/12/2008
( mots)

Glasgow, ville écossaise moche mais attachante, est une grosse fourmilière  rock du Royaume-Uni. Elle a enfanté le groupe Glasvegas, l’un des plus gros chouchous du NME de ses deux dernières années. Le groupe a été formé en 2003 par James Allan qui chante son quotidien couleur gris-porridge du chômage et de la délinquance ambiante, accompagné par son cousin guitariste, un bassiste et une batteuse. De concerts en concerts, Glasvegas est vite repéré et lancé par Alan McGee, manager du label Creation, l’homme qui a découvert Oasis .

Glasvegas est donc un groupe prometteur au premier album sublime. Du moins c’est ce que l’on nous a promis, puisque le NME l’a étiqueté « nouveau meilleur groupe du monde ». Et en attendant qu’il arrive aux esgourdes françaises, certains piaffaient d’impatience et hantaient leur myspace parsemé d’échantillons de quelques morceaux. Les deux premiers maxis étaient très encourageants. "Daddy’s Gone" est une balade dépressive restant néanmoins agréable, alors que "Geraldine" est un tube en puissance : Il a le riff, la mélodie, les paroles. Il aurait même presque la pêche.

Mais subitement, au bout du cinquième tragique "woohoho, whouhou, hinhinhiiiiin", on sent poindre l’agacement. Toutes ses lamentations sucitent moins l'empathie qu'une certaine crispation. Tout comme ce chant maniéré provoque une exaspération que l’accent écossais d’habitude goguenard n’arrive même pas à masquer. Ce disque semble vouloir nous foutre le cafard de l’Enfer. L’instrumentation est emprunte de la  grandiloquence d’une musique de stade que ne renierait pas un Muse lacrymal, où le trop est l’ennemi du bien ("It’s My Own Cheating Heart That Makes Me Cry"). Les rythmes scandés par la batterie sont lourds et patauds ("S.A.D. Light"). Quant à "Go Square Go", la seule chanson gaie, elle serait parfaite pour faire du cheerleading. Le lyrisme se calme uniquement lors du confondant Stabbed, où les paroles sont paresseusement déclamées sur du Beethoven…

Glasvegas est un disque à l’écoute fastidieuse et épuisante, souvent aux confins de l’insupportable, où les instruments se noient mutuellement et finissent par former une soupe sans saveur. Le chanteur crie son âme qui souffre et finit par ne susciter qu’énervement, comme devant un gosse qui pleure sans raison. Seule "Geraldine", l'unique bonne chanson, tente en vain de sauver cette galette molle. De morceaux répétitifs en morceaux répétitifs, le buzz Glasvegas semble être voué à s’éteindre sous cette pluie de larmes de crocodile.

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Cela vous aura peut-être échappé, mais Black Mountain a discrètement rendu l’âme il y a de cela un peu plus de deux ans. Oh, rien d’aussi dramatique qu’un split avec tambours et trompettes, rien qu’un départ en catimini, celui du couple Amber Webber - Joshua Wells à qui l’on doit le sémillant projet alternatif Lightning Dust, dont on attend par là même un nouvel album très bientôt. Sans annonce, communiqué ni explications, alors que les canadiens venaient d’écoper de leur plus beau succès critique avec leur magnifique IV. Bien sûr, les choses sont loin d’être aussi simples, et la note accordée à ce Destroyer vient d’ailleurs démentir la sentence prononcée en début de paragraphe. Néanmoins, une page se tourne, et autant on oubliera sans doute assez facilement le cogneur Wells - remplacé poste pour poste par Adam Bulgasem, autant il sera bien plus ardu de faire abstraction du chant mystique de Webber qui nous laissera à jamais orphelins.

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