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Critique d'album

Foals


Antidotes


(24/03/2008 - Transgressive - Indie Rock - Genre : Rock)
Produit par

1- The French Open / 2- Cassius / 3- Red Sox Pugie / 4- Olympic Airways / 5- Electric Bloom / 6- Balloons / 7- Heavy Water / 8- Two Steps, Twice / 9- Big Big Love (Fig .2) / 10- Like Swimming / 11- Tron / 12- A Song For You / 13- The Chronic
Note de 4.5/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Un premier album aussi dansant que réjouissant"
Mathilde, le 10/01/2011
( mots)

On ne peut pas dire que Foals était confiant à l’heure de sortir son premier album, Antidotes, en mai 2008. Pour le groupe, tout ce qu’on pouvait entendre sur cet album, ce n’était qu’une grosse blague, un bourdonnement sonore… Bourdonnement tout de même composé d’une batterie tribale, couplée à une ligne de basse répétitive, relevé ça et là de guitares aériennes et anguleuses, le tout soutenu par des cuivres. Résultat, les poulains accouchent (!), l’air de rien, d’une musique au groove punk-funk, idéale pour remuer son popotin. Ajoutez à cela le slogan de la pub Lacoste scandé en français, "un peu d’air sur la terre"  sur "The French Open", et plus personne n’a envie de prendre Antidotes à la rigolade.


"Control-freak", c’est ainsi que se définissent les jeunots de 21 ans : du moindre effet de guitare à la pochette de l’album, ils veulent tout contrôler. La tracklist n’échappe pas non plus à leurs caprices : deux morceaux tubesques, "Hummer" et "Mathletics" qui auraient eu largement leur place sur l’album, ont été directement relégués Faces-B. Heureusement, l’épileptique "Cassius" est du même acabit et nous enivre jusqu’à plus soif. Du culot, Foals en a aussi : en tendant l’oreille, on se rend compte que le riff principal de "Two Step Twice" n’est rien d’autre que celui de "The Forest" de The Cure , repris en accéléré. Tant d’audaces, ça aide à alimenter la légende.


Les paroles, elles, sont plutôt sibyllines, reflet de la divagation de l’esprit du frontman Yanis, consterné qu’il est du désordre régnant sur le monde moderne et de la propension qu’ont les médias à nous abrutir : "these wasps’ nests in your head” ("Red Socks Pugie"). Un antidote ultime à ce bin’s, c’est ce que veulent les Foals mais ô déception -et c’est la seule chose qu’on peut reprocher au groupe- ce ne sont pas les onze chansons de l’album qui vont nous le donner. L’envie d’échappatoire est donc sans surprises le thème principal des morceaux, plus particulièrement dans "Balloons" et "Olympic Airways". Dans ce dernier, on nous suggère notamment de fuir la vanité de la société "en nous isolant dans une volière humaine". Euh ouais…on y pensera…La fin de l’album n’est pas plus porteuse d’espoir, dans "Tron" Yanis nous mets en garde : "Something won’t heal, comforts can’t help you out” avant que sa voix se noie dans un marasme de trompettes atones.


Donc pour le "joke band", on repassera. Foals a réussi à remettre le Math-Rock (qui, en définitive, n’est pas un réel style musical) au goût du jour en le rehaussant de pop bien pensée-bien envoyée-bien séquencée. D’aucuns, du fait de leur origine Oxfordienne et de leur son hypnotique, se risquent même à parler du groupe comme du nouveau Radiohead. Restons lucides, Foals n’a pas pondu d’album culte, son unique souhait était de faire une musique dansante, s’apparentant à de la techno, mais jouée live avec des instruments… Mission réussie. Et les poulains de s’ébrouer désormais dans le peloton de tête du rock anglais actuel.


 

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