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Critique d'album

Fates Warning


A Pleasant Shade of Gray


(22/04/1997 - Metal Blade Records - Pionniers du metal prog - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- Part I / 2- Part II / 3- Part III / 4- Part IV / 5- Part V / 6- Part VI / 7- Part VII / 8- Part VIII / 9- Part IX / 10- Part X / 11- Part XI / 12- Part XII
Note de 4/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Exercice réussi pour Fates Warning qui se lance dans l'album-concept"
François, le 30/10/2020
( mots)

Deux ans avant Metropolis Part 2, Fates Warning sortait son premier album-concept, A Pleasant Shade of Gray, passage obligé pour tout groupe de rock progressif qui se respecte. La comparaison entre cet opus et celui de Dream Theater n’est pas anodine : il y a des similarités au niveau des illustrations, de la musique - les deux groupes sont des figures du Metal progressif - ou encore des thématiques oniriques et psychologiques. De même, alors que Fates Warning avait sorti le premier grand album du genre quelques années avant Images and Words, c’est Dream Theater qui tira la couverture laissant ses amis du Connecticut dans l’ombre. A Pleasant Shade of Gray subira le même sort et ne bénéficiera jamais de la popularité de Metropolis Part 2 dans le registre de l’album-concept métallique et progressif. 


Pourtant, Fates Warning avait tout entrepris pour réaliser un album-concept digne de ce nom. L’arrivée de Kevin Moore et donc la présence massive de claviers, qui les rapprochent encore plus de Dream Theater, est un des atouts qui va dans ce sens, puisque cet instrument est parfait pour installer des ambiances et diversifier les phases instrumentales. De même, l’ajout de simples bruits (comme le son de la pluie) favorise l’immersion. Enfin, bien que décomposé en douze parties, l’album est organisé en une seule et unique pièce d’un peu plus de cinquante minutes, favorisant l’unité de l’œuvre. Soulignons une durée raisonnable pour ce genre d’exercice – et une modération louable de notre point de vue. 


Afin de nous emmener dans leur univers, les musiciens offrent une introduction ("Part I") orageuse, cinématographique, angoissante avec ses traits de guitare éthérés et ses orgues. Les premiers titres s’inscrivent dans la démarche esthétique classique du groupe, un Metal assez accessible avec des passages progressifs plus complexes : la seconde partie trouve même des aspérités très modernes dans ses effets sur les voix et son refrain, tandis que la troisième partie est encore plus typique de la formation (contraste entre riff heavy et arpèges, rythmique travaillée). Une ouverture sympathique qui ne dévoile pas l’ambition du groupe sur cet opus, puisque celle-ci ne se manifeste pleinement qu’après ces dix premières minutes qui annoncent un décollage futur – peut-être est-ce un processus d’acclimatation pour l’auditeur ? 


L’album s’organise autour d’une construction qui alterne des titres efficaces et métalliques, des ballades, et des moments instrumentaux très techniques et alambiqués. Il arrive que ces caractéristiques soient mixées dans un seul titre : ainsi l’introduction et la conclusion de la quatrième partie sont d’une grande technicité avec des syncopes improbables, mais encadrent une chanson très douce (la cinquième partie serait son pendant heavy, puisque des passages virtuoses font le sel du titre). 


L’ambition conceptuelle est soignée. La sixième partie, plus longue, est fortement nourrie de bruits sonores (cris de bébé, son de voix au téléphone …) qui évoquent sans trop de problèmes un fameux album de Queensrÿche (Operation Mindcrime), d’autant que le titre, avec ses claviers imitant des violons, le chant d’Alder et sa composition plus simple (un titre de Heavy assez doux mais épique, avec un solo aérien) lui donnent une parenté avec la bande de Seattle. La seconde moitié de l’album est davantage centrée sur la dimension conceptuelle et l’installation d’atmosphères ou de passages purement instrumentaux de grande qualité (surtout la huitième partie). 


Mais ce n’est pas sa seule dimension puisque dans le registre de la ballade, la neuvième partie est particulièrement réussie, douce et acoustique, elle est moins niaise que ses équivalents chez Dream Theater et d’autant plus sublime avec son solo mélodique. Ce n’est pas pour mettre particulièrement en avant Fates Warning et forcer la comparaison avec son homologue newyorkais, mais il se trouve qu’A Pleasant Shade of Gray possède des qualités que Metropolis Part 2 n’a pas (et inversement, nous le concédons largement). D’ailleurs, si vous vous arrêtez sur la septième partie, vous remarquerez que du riff au refrain, on se croirait dans Metropolis Part 2 … avec un peu d’avance. Dans le même esprit, on pourrait mettre en avant la merveilleuse onzième partie, un des sommets de l’album et un pur moment de metal-progressif pour amateurs de guitare électrique ; comme une introduction pour un excellent final tout en finesse .. 


Quand Fates Warning s’adonne (enfin) au concept-album, il le fait avec talent, sans grandiloquence, sans longueur, en comprenant les enjeux de ce genre d’exercice. Peut-être lui manque-t-il les pistes épiques et incroyables comme "Home", pour filer l’incontournable comparaison avec Dream Theater tant ces derniers ont monopolisé l’espace. Il n’en reste pas moins un album novateur et exceptionnel, qui devra être écouté avec attention, de nombreuses fois, pour en capter toute la richesse. Son seul défaut reste son titre, desservi par un mauvais livre (et un film) à succès n’ayant que peu de choses à voir avec celui-ci. Comme pour Inside Out, Metal Blade Records propose une réédition très complète avec trois disques et un dvd. De quoi assouvir les passions des plus acharnés, pour un tarif raisonnable. 


 

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