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Critique d'album

Enter Shikari


Take To The Skies


(19/03/2007 - Ambush Reality / Pias - Screamo-Emocore - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- Intro / 2- Enter Shikari / 3- Mothership / 4- Anything Can Happen In The Next Half Hour... / 5- Interlude 1 / 6- No Sssweat / 7- Labyrinth / 8- Interlude 2 / 9- Today Won't Go Down In History / 10- Interlude 3 / 11- Return To Energiser / 12- Interlude 4 / 13- Sorry, You're Not A Winner / 14- Jonny Sniper / 15- Adieu / 16- Ok, Time For Plan B / 17- Outro
Note de 4/5
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Note de 2.0/5 pour cet album
"La dernière sensation teenage venue d'outre-manche. Mouais..."
Maxime, le 29/08/2007
( mots)

S’atteler au cas Enter Shikari est une tâche difficile, qui mesure combien, du haut de ses vingt-cinq ans, on peut être complètement largué par les nouvelles tendances musicales qui émoustillent les jeunesses actuelles. On avait quitté le monde des d’jeuns en pleine crise de limpbizkitisation aigue, en proie à une linkinparkose galopante. Depuis, on a suivi d’un œil distrait les différentes couvertures des Rock Sound et autres magazines dévolus au rock MTVisé. On y voyait pantalons slim, rimmels, cheveux raides couleur corbeau et ceintures à clous prendre progressivement le pas sur les casquettes de baseball et les baggys extra-larges. Korn et leurs survets font figure de grands pères arthritiques et voient leurs posters s’écorner dans les chambres des adolescents au profit de joyeux noms tels que AFI , Finch , Funeral For A Friend , Panic ! At The Disco ou My Chemical Romance . Bref, le néo-métal a laissé place, comme la gangrène recouvre une plaie suppurante, comme la peste succède au choléra, à l’emo-core, une information qui n’aura échappé à quiconque n’a rien d’autre à faire que de regarder MTV 2.

L’emo-core, ou Screamo, ou Post-Hardcore (rayer la mention inutile), est, comme son nom l’indique, un genre dérivé du hardcore au sein duquel de jeunes gens en détresse braillent comme des animaux sur une chaîne d’abattage leurs tourments intérieurs (emo comme émotions, c’est bien, vous suivez) au son d’un tintamarre infernal. Etrange de voir ce terme utilisé pour décrire ces groupes, alors qu’il provient des années 80 et désignait des combos tels que Rites Of Spring et leurs émules parmi lesquels on distinguera Fugazi . Quoiqu’il en soit, le peu que l’on avait entendu de ces hordes de jeunes anorexiques portant sur le dos l’équivalent du PIB de la Côte d’Ivoire avait réfréné nos ardeurs. Enter Shikari constituait pourtant l’occasion idéale de se familiariser de plain pied au genre, par la porte dérobée. En effet, ce jeune quatuor anglais formé en 2003 marche salutairement à l’encontre des clichés du mouvement. Un look simple, une attitude délurée et des textes qui ne tournent pas autour des sempiternels couplets sur la rupture amoureuse par SMS (trop dur la vie lol !), voilà qui a de quoi rendre ce groupe immédiatement sympathique.

Enter Shikari fait partie de cette génération MySpace qui assit sa notoriété et fit grandir le buzz en une poignée de clic ingénieux sur la toile, dans le sillage des Arctic Monkeys . Forts de quelques EP balancés sur leur propre label (Ambush Reality), les lads ont eut tôt fait de squatter les couvertures du NME et de figurer dans des festivals prestigieux tels que le Reading ou le Download. Pour couronner le tout, ils furent, après The Darkness , le premier combo à afficher complet pour sa venue à l’Astoria de Londres. Autant dire qu’ils font figure de Next Big Thing de l’autre côté de la Manche. On a bien évidemment pris l’habitude de se méfier de la hype ici-bas. Mais si Enter Shikari s’est imposé, ce n’est pas tant par son apparence que par son approche sonore. Leur premier album, Take To The Skies, s’ouvre comme un conte déjanté ou un mini-opéra teenage, au choix, dans lequel les nappes nu-rave se cognent le tarin contre les murs de guitares stridentes.

Le titre introductif se déploie comme le programme annoncé des réjouissances : claviers solennels, riffs tonnants, chœurs tonitruants et gorges déployées à fond les ballons. Prosaïquement, ça donne une mixture franchement étrange où se côtoient des nappes de synthés que le dernier groupe eurodance des années 90 renierait et des vocaux hurlés à la mort sur une espèce de bouillabaisse informe. Sans cautionner, on peut comprendre que des groupes comme Papa Roach ou Sum 41 enthousiasment les foules acnéiques, avec leurs titres creux mais efficients dès lors que l’on a envie de secouer son bermuda. Rien de cela ici, chacun des différents ingrédients est placé côté à côte, par couches hermétiques. Le chant alterne de façon schizophrénique élans solennels qu’on n’estampillera pas de mélodiques par respect pour le mot "chanson "et des séances de vociférations soudaines et absconses. The Klaxons inventait la nu-rave indansable, les Enter Shikari façonnent le hardcore impogotable. Est-ce une question de bon ou de mauvais goût, de fossé des générations si on peine à trouver dans ce vacarme le moindre embryon de mélodie, la plus petite structure accrocheuse ? C’est comme si la folie d’un Fantômas se voyait reproduite à échelle industrielle. Sans le grain de folie qui fait toute la différence.

Tout semble être construit pour faire un maximum de bruit avec le maximum d’instruments, qu’on pilonne ses touches ou qu’on glaviotte sur le micro. On en vient à franchement regretter At The Drive In , grands psychopathes soniques qui savaient pourtant emmener l’auditeur dans leur foutoir anarchique. Pourtant, reste au fond de l’oreille comme la conviction que l’on n’est pas devant une sensation teenage de plus, qu’il y a chez ce groupe un univers, une folie, un appétit qu’on ne retrouve pas chez ses homologues américains, qu’il n’est pas un vulgaire clone à la gloriole éphémère. Mais, las, la perspective de se retaper les 17 épuisantes plages de cet album pour la quinzième fois a définitivement tué toute envie de statuer plus en profondeur sur la chose.

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