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Critique d'album

The Fucking Champs


VI


(09/04/2007 - Drag City / Discograph - Fuzz Rock Instrumental - Genre : Rock)
Produit par

1- The Lodge / 2- Abide With Me / 3- Spring Break / 4- Fozzy Goes To Africa / 5- Insomnia / 6- A Forgotten Chapter In The History Of Ideas / 7- That Crystal Behind You ? (Are You Channeling) / 8- Play On Words / 9- Champs Fanfare / 10- Earthen Sculptor / 11- Dolores Park / 12- Column Of Heads
Note de 3/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Du rock instrumental plombé à la fuzz loufoque, le trip vous tente ?"
Maxime, le 07/09/2007
( mots)

Soyons honnêtes, The Fucking Champs, on connaissait pas. C’est au détour d’une newsletter envoyée par le distributeur français, ces listes impersonnelles qu’on balaie rapidement d’un coup d’œil, qu’on a pu les découvrir. Le groupe est signé sur le label Drag City qui abrite entre autres les excellents Pearls And Brass auteurs d’un remarquable disque de stoner habité, The Indian Tower, qui tourne encore sur notre platine près de deux ans après sa parution. Ceci eut pour conséquence de provoquer un premier haussement de sourcil, rejoint rapidement par un autre au vu de la pochette. Trois bonhommes hagards posant dans le désert. Tout de suite dans l’esprit s’esquissèrent les instrumentaux enfumés de Yawning Man ou Orquesta Del Desierto. Vendu, on saute fissa de son siège se procurer l’objet.

Alors, voilà, The Fucking Champs est un power trio originaire de San Francisco, à la discographie assez conséquente puisque, comme l’indique son titre, leur dernier album sorti ce printemps constitue le sixième opus de leur œuvre enfumée. Signalons, pour ceux qui voudraient se familiariser avec leur répertoire, qu’un best of est sorti en 2003. Bien qu’il en ait les atours (nom drogué, pochette sableuse), The Fucking Champs ne surfe ni sur les volutes du desert rock, ni sur les guitares amples du stoner, bien que se rapprochant tantôt de l’un, tantôt de l’autre au détour d’un titre. Plus prosaïquement, il s’agit d’un rock instrumental ludique mais pas complètement barré, appuyé sur une fuzz spartiate cependant un peu trop musclée pour accompagner dignement un voyage au pays des champignons multicolores.

Si le propre des albums instrumentaux est de varier les atmosphères, VI se pose davantage comme un voyage halluciné de 50 minutes ou la Bande Originale d'un film loufoque dans laquelle se croisent super-héros en collants mauves et robots géants. Les riffs ne différent pas d’une plage à l’autre mais se déploient comme les membres d’un monstre grotesque. Après une entame où les guitares carillonnantes laissent place aux perforations soniques déboule la véritable intro : "Abide With Me" ou Brian May exécutant l’improbable hymne d’une nation extra-terrestre. Par la suite, The Fucking Champs ne cesse de déverser son rock bigarré de titre en titre. Ici, c’est Queen qui improvise un opéra de poche après une nuit trop arrosée ("Spring Break"), là un groupe de métal qui trouverait la formule d’un binaire épais se condensant au contact de l’air par une mauvaise manipulation d’éprouvettes ("A Forgotten Chapter In The History Of Ideas") ou encore Led Zeppelin qui tricoterait un mouvement inédit de "Stairway To Heaven" ou de "The Battle Of Evermore" ("Dolores Park"). L’ensemble pêche souvent par redondance, or même s’il ne se révèle pas être le trip ultime et euphorisant qu’il semblait promettre, certains riffs persistent à squatter la boîte crânienne bien après avoir replacé le disque sur son étagère. Signe qui n’échappera pas à ceux qui ont déjà écouté de la musique sous psilocybine. Putain de champs !

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Black Mountain


Destroyer


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Cela vous aura peut-être échappé, mais Black Mountain a discrètement rendu l’âme il y a de cela un peu plus de deux ans. Oh, rien d’aussi dramatique qu’un split avec tambours et trompettes, rien qu’un départ en catimini, celui du couple Amber Webber - Joshua Wells à qui l’on doit le sémillant projet alternatif Lightning Dust, dont on attend par là même un nouvel album très bientôt. Sans annonce, communiqué ni explications, alors que les canadiens venaient d’écoper de leur plus beau succès critique avec leur magnifique IV. Bien sûr, les choses sont loin d’être aussi simples, et la note accordée à ce Destroyer vient d’ailleurs démentir la sentence prononcée en début de paragraphe. Néanmoins, une page se tourne, et autant on oubliera sans doute assez facilement le cogneur Wells - remplacé poste pour poste par Adam Bulgasem, autant il sera bien plus ardu de faire abstraction du chant mystique de Webber qui nous laissera à jamais orphelins.

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