↓ MENU
Accueil
Première écoute
Albums
Concerts
Cinéma
DVD
Livres
Dossiers
Interviews
Festivals
Actualités
Médias
Agenda concerts
Sorties d'albums
The Wall
Sélection
Photos
Webcasts
Chroniques § Dossiers § Infos § Bonus
X

Newsletter Albumrock


Restez informé des dernières publications, inscrivez-vous à notre newsletter bimensuelle.
Critique d'album

Ed-Äke


In Loving Memory of a Dead Rock Band


(17/09/2007 - Discograph - Métal - Power rock - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- My Lady Love / 2- Scratch the Stone / 3- Social Breakdown / 4- Miss Explanation / 5- Interlude Part 1 / 6- Interlude Part 2 / 7- A Scary Tale / 8- Teenage Anguish / 9- Need No Flag / 10- I'm a Fake Part 1 / 11- I'm a Fake Part 2 / 12- Someone Else
Note de 4/5
Vous aussi, notez cet album ! (11 votes)
Consultez le barème de la colonne de droite et donnez votre note à cet album
Note de 2.5/5 pour cet album
"Du metal mâtiné de neo et de power rock made in France. Sympa, mais perfectible."
Nicolas, le 17/09/2007
( mots)

On a beaucoup glosé sur le boom du garage rock made in France depuis le début des années 2000 : même son, mêmes influences, même langue qu'outre Manche. Les baby rockers assument leur paternité anglo-saxone et veulent suivre les traces de leurs illustres maîtres. Ou peut-être se satisfont-ils simplement d'être capable de les imiter ? Car rares - ou inexistants - sont à ce jour les groupes qui sont capables de rivaliser avec leurs collègues étrangers. Une sale exception française dont on se passerait bien ! A quand un grand groupe de rock frenchy audible ailleurs que dans l'hexagone ? Allons plus loins : à quand un Cardigans , un Ghinzu , un Sunday Drivers français ? C'est à cette brûlante question, sans cesse renouvelée dès lors qu'un petit nouveau pointe le bout de son nez, que tente de répondre Ed-Äke en cette rentrée 2007 avec la sortie d'un premier album plutôt ambitieux, tout du moins sur le papier.

Car pour prétendre se mesurer à la crème de la crème, encore faut-il avoir de sérieux arguments à revendre, et nos 5 franciliens n'en manquent pas. Laissant leurs complexes au vestiaire, ils s'attaquent au rock avec un grand R par son versant le plus dur. Leur créneau : un métal (style Metallica ) mâtiné de neo (style Korn ) et de power rock (style Lostprophets ), égrené donc dans la langue de Shakespeare comme il se doit - et ce n'est pas moi qui vais m'en plaindre. Sacrément casse gueule lorsque l'exercice est mal maîtrisé ! Cependant nos gaillards ne sont pas nés de la dernière pluie : le groupe existe depuis maintenant 7 ans, les influences ont eu le temps d'être digérées, et la formule a été savamment rodée au cours de multiples concerts qui ont ravi les fans de heavy. Effectivement, dès la première écoute de cet album mémoriel, le constat s'impose : Ed-Äke est méchamment crédible. Les guitares furieuses et acérées feraient presque de l'ombre à celles d' Iron Maiden , et le leader Dym s'autorise à vomir dans son micro avec une délectation joyeusement communicative. Petit bémol quand même : l'anglais est parfois scolaire, je pense notamment à un "Feeling the darkness" un poil rugueux et froggy sur le refrain de "Social Breakdown". Malgré tout, il n'est finalement pas si surprenant que la presse spécialisée et les radios rock commencent à s’intéresser à ce groupe.

Alors ça y est ? On le tient enfin, notre groupe français crédible à l'international ? Et bien... pas tout à fait, en tous cas pas cette fois. Et j'en suis le premier peiné car Dieu sait si j'y ai cru, à leur putain d'oraison funèbre ! En fait, certains titres ne sont absolument pas homogènes en terme de qualité. "My Lady Love" en est un exemple assez frappant, et c'est quand même un comble pour un titre d'ouverture : il débute sur un riff puissant mais loin d'être mémorable, puis arrive une partie chantée alternant feulements traînants et hurlements rageurs du plus bel effet, avant de basculer sur un interlude susurré d'une voix mâle forcée pas très heureuse. Ces chutes d'intérêt sont trop présentes dans l'album, notamment sur "Social Breakdown" où, malgré un riff d'intro a contrario très accrocheur et un couplet saccadé dynamique à souhait, le soufflé finit par retomber sur le refrain, monocorde et fade. Sur "I'm a Fake", l'intro accoustique est légère et mélodieuse, mais le titre bifurque au beau milieu sur une variation binaire on ne peut plus banale. Sans compter "Interlude", avec une première partie instrumentale dispensable et une deuxième partie en forme de demi-ballade, téléphonée au possible, avec toujours cette voix grave forcée artificielle et incohérente avec le reste du jeu vocal du chanteur : c'est le titre raté de l'album, et il est plutôt mal situé car en plein milieu de la galette (on l'aurait pardonné s'il avait été placé en dernière position par exemple).

Avec une production plus léchée, le résultat final aurait certainement pu être bien meilleur, ce qui est plutôt de bonne augure pour la suite de la carrière du groupe à condition que les bons choix humains soient effectués. En attendant, il reste des titres qu'il serait dommage de négliger : un "Scratch the Stone" très rock'n roll, un "Miss Explanation" métal de haute volée, et surtout le très bon tir groupé "A Scary Tale"-"Teenage Anguish"-"Need no Flag" qui révèle le vrai potentiel du groupe. Sur ces trois titres, je ne sais pas si l'influence est réelle ou pas, mais on jurerait entendre du Lostprophets . C'est loin d'être une insulte de ma part, et franchement ce n'est déjà pas si mal.

Si vous aimez In Loving Memory of a Dead Rock Band, vous aimerez ...
Commentaires
Soyez le premier à réagir à cette publication !
Soutenez Albumrock

Nous avons besoin de vous pour garder notre indépendance !


Publicité
Barème
Sans intérêt
Raté
Très faible
Décevant
Moyen
Bon album
Très bon album
Coup de coeur
Excellent
Culte
Critique d'album

Ed-Äke


Decadence And Poetry


Album de la semaine

Opeth


In Cauda Venenum


"

De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

"
À lire également
Compte-rendu de concert