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Critique d'album

Dream Theater


Systematic Chaos


(04/06/2007 - Roadrunner - métal progressif - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- In The Presence Of Ennemies : Part 1 / 2- Forsaken / 3- Constant Motion / 4- The Dark Eternal Night / 5- Repentance / 6- Prophets Of War / 7- The Ministry Of Lost Souls / 8- In The Presence Of Ennemies : Part 2
Note de 4/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Un nouvel album de Dream Theater, c'est toujours un événement !"
Nicolas, le 27/10/2007
( mots)

Difficile, très difficile d'aborder un album de Dream Theater . Le préjugé ultime serait de faire fi du travail d'écoute habituel qui constitue le quotidien du chroniqueur rock, et de décerner d'emblée un trophée de 4 guitares à ce Systematic Chaos, de façon sentencieuse, obtuse et définitive. Ceci parce que le groupe ne semble a priori pas capable de faire moins bien... ni mieux. Gonflé, ce chroniqueur ? Bourré de préjugés ? Vendu au Dieu Métal ? Hérétique ? Un peu de tout ça sans doute, mais évidemment les choses sont bien plus compliquées qu'il n'y parait. Et notamment le pauvre raisonnement simpliste qui précède n'a bien sûr rien à voir avec la justification de la note, effectivement de 4 (coïncidence malheureuse), arrivant au terme d'une audition qui s'est avérée longue et passionnante, comme d'habitude avec LaBrie and co.

Ce préambule achevé, attaquons donc l'album. Sur un plan général, il n'y a pas de thématique reliée aux précédents efforts, ni de thématique propre à cet opus, ceci bien sûr si on n'omet pas de signaler que "Repentance" s'inscrit dans le cycle des titres affiliés aux alcooliques anonymes, thème très cher à Portnoy et donc récurrent depuis une poignée de disques. Par ailleurs Systematic Chaos est assez déroutant, dans le sens où cette fois-ci il n'y a pas de tonalité véritablement homogène. Chaque morceau est très différent des autres, et tous les extrêmes sont atteints tant sur le plan mélodique que sur le plan heavy. De ce fait, je ne suis pas certain que l'album satisfasse pleinement tous les fans du groupe, qui lui préfèreront donc plutôt Metropolis Part 2 pour ceux qui se pâment sur leur côté symphonique et progressif, ou Train Of Thought pour ceux qui apprécient leur côté métal dur.

"In The Presence Of The Ennemy, Part One" ouvre le bal de façon proprement exceptionnelle, débutant par une partie instrumentale progressive variée qui ménage un crescendo grandiose, avant d'introduire un gros thème symphonique pour ensuite enchaîner sur une partie chantée évidente et percutante portée par un LaBrie possédé et par les rafales de batterie de Portnoy : du très, très grand Dream Theater pour un début en fanfare d'excellente augure.

Malheureusement, ça se gâte franchement avec "Forsaken". Le titre n'est pas mauvais, loin de là, mais il reste relativement banal. On croirait presque entendre du Evanescence par moments, notamment sur le refrain, ce qui n'est pas rendre hommage au groupe, loin de là. Bref, c'est un "gros" titre métal standard, avec une mélodie simple et un refrain lyrique un peu pompeux ; toujours parfaitement exécuté, certes, mais avec une forte impression de déjà entendu plutôt préjudiciable.

On enchaîne ensuite sur le quart d'heure bourrin du set, avec "Constant Motion" et "The Dark Eternal Light", deux titres qui se ressemblent à bien des égards. J'ai une nette préférence pour le premier, avec sa ligne rythmique de basse syncopée et asymétrique foutrement efficace, qui ferait presque oublier les lacunes de LaBrie sur ce type de répertoire. D'ailleurs sur ces deux titres, il est épaulé par un Portnoy en très grande forme vocale, avec un ton grave et guttural à souhait faisant un beau contrepoint au chant habituel. Le deuxième titre est tout aussi pêchu, mais déjà moins accrocheur car quasi-monocorde hormis sur le refrain. A signaler que chacun renferme une partie instrumentale assez phénoménale sur le plan technique, je pense notamment à un festival de batterie à vous décoller les tympans sur "The Dark Eternal Light", on se demande comment Portnoy arrive à placer autant de frappes à la foi. Musicalement l'intérêt est moins évident, mais c'est vrai que la démonstration impressionne.

Le reste de l'album est nettement moins violent. "Repentance" est donc un titre lent, sensible et émouvant, même s'il traîne un peu en longueur à la fin. Sur cette chanson on signalera tout de même une ribambelle de guest stars de luxe, venus "témoigner" de leurs erreurs passées, notamment Joe Satriani, Steven Wilson, Steve Hogarth, Neal Morse, j'en passe : excusez du peu. Ensuite... je ne peux m'empêcher de soupirer face à "Prophets Of War", que certains pourront pudiquement considérer comme un hommage à Muse , alors que d'autres (comme moi) préfèreront y voir un vil plagiat de "Take A Bow". Mêmes nappes synthés, même grandiloquence, LaBrie pousse d'ailleurs le bouchon jusqu'à singer Bellamy dans les aigus sur la fin du titre. Ils avaient déjà fait le coup sur Octavarium, et ça pouvait encore faire sourire à l'époque, mais l'indulgence des fans risque d'être moins univoque cette fois-ci.

Heureusement, le groupe nous a gardé le meilleur pour la fin. "The Ministry Of Lost Souls" est un pur chef d'oeuvre de plus de 14 minutes, un modèle de progressivité et de musicalité. L'air est limpide, les variations initiales sont subtiles et s'appuient sur un dépouillement sonore de rigueur (l'intro est presque acoustique), la voix de LaBrie insuffle enfin une vraie âme au titre, et surtout on assiste là à un véritable récital de Petrucci. Certes ce n'est pas le morceau le plus technique de la playlist, mais le guitariste surdoué communique une émotion extraordinaire tout au long du titre, par le biais d'un son cristallin et d'une sensibilité rare dans les nuances. Ici, la portion progressive s'intègre parfaitement à la partie plus lente (ce qui n'est pas des plus évidents sur les morceaux précédents), débutant par une successions de solos de chaque musicien un peu dans l'esprit jazzband, et clôt par Petrucci sur une très longue partition, variée, technique, étourdissante : n'en jetez plus, c'est un vrai régal pour les oreilles. Et le titre s'achève sur le thème principal, répété en boucle, apaisant et éthéré, avec en fond une parto de batterie devenant de plus en plus déchaînée : surréaliste. Enfin, "In The Presence Of The Ennemy, Part Two" termine l'album de fort belle façon, sans atteindre néanmoins la qualité de la première partie. Certains pourront passer totalement à côté de cette pièce du fait d'un bestiaire mystico-démonique un peu rebutant, même si Dream Theater n'est pas un coutumier du fait, avec une tonalité macabre pas forcément universelle.

La musique de Dream Theater reste égale à elle-même sur Systematic Chaos : hypertechnique, passionnante, exigeante, complexe... mais encore et toujours inégale. L'inconstance des titres les uns par rapport aux autres, parfois même présente au sein d'un même titre, m'empêche de monter la note au delà de 4, ce qui reste déjà excellent. Un dernier mot à l'égard des néophytes, à qui cet album pourrait bien s'adresser de par son éclectisme représentatif de toutes les tendances du groupe. Il est normal que cette musique ne vous embarque pas dès le premier passage. Elle demande un travail, une attention. Elle exige une maturation cérébrale et de nombreuses écoutes pour se laisser apprécier à sa juste valeur. Croyez-moi, le voyage est parfois difficile mais il en vaut largement la peine. Si en plus vous parvenez à acquérir la version collector de cet album, vous aurez droit en bonus à un making of vidéo de 90 minutes et, cerise sur le gâteau, à un remix 5.1 de toute beauté lisible sur une platine DVD standard. Avec tout ça, je suis certain que vous me pardonnerez cette chronique passionnée un poil longuette - d'où l'art de manier les euphémismes...

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