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Critique d'album

Porcupine Tree


Fear of a Blank Planet


(16/04/2007 - Roadrunner - Rock/metal progressif - Genre : Rock)
Produit par Porcupine Tree

1- Fear of a Blank Planet / 2- My Ashes / 3- Anesthetize / 4- Sentimental / 5- Way Out of Here / 6- Sleep Together
Note de 4.5/5
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Note de 4.5/5 pour cet album
"Sans doute l’album le plus abouti de la bande à Steven Wilson. Incontournable."
Nicolas, le 16/07/2007
( mots)

Ce qu'il y a de bien avec Porcupine Tree, c'est que leurs albums se suivent mais ne se ressemblent que très peu ! Et pourtant, à chaque fois, le nouvel opus parvient à surclasser en qualité le précédent. Au bout de 9 albums (si on excepte Voyage 34 , un peu à part dans la disco du groupe), il faut avouer que la performance a de quoi positivement impressionner, surtout lorsque l'on connait le nombre de groupes qui peinent à aligner ne serait-ce que 3 disques potables. Fear of a Blank Planet ne déroge pas à cette sacro-sainte règle de l'arbre à porc-épic : il est indéniablement encore meilleur que les précédentes réalisations du groupe, et c'est d'autant plus édifiant que la barre avait été placée très haute avec Deadwing. Mais cette fois-ci ça va encore plus loin, car Steven Wilson trouve dans son cru 2007 l'aboutissement de toute la progression musicale du groupe depuis le début des années 90. En bref, il réalise une sorte de synthèse entre toutes les influences successives du groupe depuis presque 20 ans. Et le résultat est tout simplement grandiose.

Jamais peut-être un album de rock n'a dégagé une telle cohérence, une telle harmonie. Peut être à cause de sa thématique commune à l'ensemble des titres (la vision du monde moderne hypermédiatisé à travers les yeux d'un jeune adolescent), peut-être aussi à cause du faible nombre de pistes (seulement 6), je n'arrive même pas à le définir. Ou plutôt si : chaque chanson appelle la suivante, laquelle lui succède avec un naturel déconcertant, et la fin du dernier morceau ne semble être que le prélude au début du premier ! Le genre d'album qu'on met en boucle sur la platine CD et qui tourne des heures, des jours et des nuits durant sans que la moindre sensation de lassitude ne naisse. Comme d'habitude avec Porcupine Tree, chaque titre explore une foule d'univers sonores différents qui s'entrechoquent en un kaléïdoscope d'instruments et de courants musicaux : une balade planante peut laisser soudainement apparaître des riffs métal rageurs, avant de replonger vers un refrain pop imparable sans que cela ne choque ou ne nuise à l'unité de l'ensemble. Le point d'orgue en est bien sûr l'imposant "Anesthetize" qui culmine à plus de 17 minutes ! D'autant qu'en matière de songwriting Wilson n'a plus de leçon à recevoir de personne, et que sa capacité à trouver des airs imparables ferait pleurer n'importe quel groupe à succès qui galère tant bien que mal pour pouvoir placer un de ses singles dans la playlist d'Europe 2. Sauf que de passer à la radio, Wilson, lui, n'en a visiblement rien à foutre : il enchaine les mélodies les plus excitantes à la chaîne dans des morceaux de plus de 5 minutes desquels on pourrait tirer au bas mot 2 ou 3 tubes...

Sans vouloir décrire l’ensemble de l’album en détail (une dizaine de pages n'y suffiraient pas tant le contenu en est riche), je retiens néanmoins quelques magnifiques passages : la tranquillité apaisante de "Ashes" avec ses nappes de synthé et ses violons (une première chez Porcupine Tree), l’hypnotique première partie de "Anesthetize" superposant une rythmique rapide de percussions, des guitares planantes et des chœurs superbes magnifiés par la voix douce de Steven Wilson, ou encore le flamboyant final de "Sleep Together" fait de guitares lourdes et de violons sur des thèmes à tonalité orientale. Ici, toutes les influences s'enchainent avec simplicité : pop, rock, métal, prog, trip-hop, et j'en passe. Sans oublier bien sûr une véritable perle, "Sentimental", une mélodie belle à pleurer, poignante, mélancolique à souhait, d’une simplicité désarmante : c’est peut-être leur titre le plus beau, tous albums confondus.

Bien qu'il soit toujours difficile de porter un jugement à chaud, Fear of a Blank Planet semble bien être le meilleur et le plus abouti des albums de Porcupine Tree. Certes, abouti ne signifie pas parfait et on pourra toujours formuler quelques défauts : un certain hermétisme, voir une certaine froideur (parfois) dans les compositions, ainsi que quelques riffs métal pas toujours très subtils. Mais s’arrêter à cela risquerait de vous faire passer à côté de l’un des meilleurs disques de rock progressif, voire même à côté de l’une des meilleurs réalisations de l’année 2007. Avouez que ce serait quand même dommage…

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