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Critique d'album

Deportivo


Domino


(14/10/2013 - Titanic Records - rock français - Genre : Rock)
Produit par

1- Domino / 2- Personne n'arrive à l'heure / 3- En ville / 4- Toutes les choses / 5- Pourquoi devrais-je ? / 6- Both on the same boat / 7- Imbéciles / 8- Impossible / 9- Dans ta chambre / 10- Chez toi
Note de 4/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Deportivo signe un 4ème album en forme de best of. Est-ce déjà la fin ?"
Paul C, le 12/12/2013
( mots)

Ca va bientôt faire dix ans qu'est sorti Parmi Eux, le premier album de Deportivo, et ça se sent. Sur Domino, le groupe cherche à satisfaire tout le monde en produisant 10 chansons qui oscillent entre pop à claviers, longues balades et rock garage enrichi au synthé. Cet album marque une rupture pour le groupe, leur deal avec Barclay n’ayant pas été renouvelé. Ils se sont donc produits en indépendant pour la première fois via leur label "Titanic Records". Finis les noms de producteurs clinquants comme Gaëtan Roussel sur le troisième album, Ivres et débutants sorti en 2011, ou Gordon Raphaël (alors producteur des Strokes) sur le second, Deportivo sorti en 2007. Ils ont retrouvé l’homme de leurs débuts, Arnaud Bascana, pour un album qui a un étrange goût de best of.

Quand certains hérauts du rock en français se perdent en références rimbaldiennes alambiquées, Deportivo met en étendard la naïveté de sa plume. L’écriture est simple sans être simpliste et parvient à créer l’émotion autour de paroles répétées encore et encore. La marque de fabrique de Deportivo en mode pop s’exprime sur la chanson titre, "Domino", basée sur un riff simple où quatre accords tournent en boucle. La même veine est exploitée avec moins de succès sur "Dans ta chambre", chanson lassante sur des souvenirs d’enfance qui rappelle "la Salade" de Parmi Eux, l’énergie en moins. Les évitables balades "Both on the same boat" et "En Ville" partagent une utilisation cyclique du synthé comme générateur de tension. Récits de fuites où les refrains reviennent sans cesse, elles plombent un album pourtant concis. La rage adolescente de Deportivo s’exprime magnifiquement sur "Toutes les choses", perle desabusée sur une France en déclin. Le groupe déclare ainsi sa flamme à un pays d’où il n’a pas réussi à s’exporter.


L’album Domino enterre l’énergie joyeuse qui nourrissait les premiers opus dans une réflexion sur la rupture et la désillusion après le succès. Ce thème est porté par "Personne n’arrive à l’heure", qui envoie une rythmique très forte sur une voix agressive, éraillée et lancinante. Il s’agit d’une belle chanson sur la fuite en avant où les paroles prenantes sont malheureusement alourdies par un lourd instrumental. "Pourquoi devrais-je ?" renvoie probablement à la fin de l’aventure avec Barclay où le chant parfois dissonant pose le groupe en lutte face à l’industrie du disque et à ses exigences déplacées. "Imbéciles" et "Impossible" sonnent tellement similaires qu’on croit à une erreur de lecture. Le regret et la peur hantent cet album où le futur du groupe est en question. Le dernier titre "Chez toi" est en effet une surprenante invitation à la rupture que le chanteur paraît adresser à son auditeur.

Si la scène reste le meilleur endroit pour découvrir ou redécouvrir Deportivo, cet album montre que le groupe peine à se renouveler en studio. Espérons pour le rock français que le combo survive à son 10ème anniversaire.

Avis de première écoute
Note de 3/5
Du bon et du gâché, des paroles exquises à la pelle et cette voix toujours complètement détachée. Deportivo a fait du Deportivo, et comme d'habitude, ça sonne comme si ça avait été fait à l'arrache. D'un côté, on les aime pour ça et de l'autre on se dit qu'ils en ont fait le tour depuis bien longtemps déjà.
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Critique d'album

Deportivo


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