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Critique d'album

Demians


Building An Empire


(20/05/2008 - Inside Out - Rock progressif / post prog - Genre : Rock)
Produit par

1- The Perfect Symmetry / 2- Shine / 3- Sapphire / 4- Naive / 5- Unspoken / 6- Temple / 7- Empire / 8- Sand / 9- Earth
Note de 4/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Qui a dit que les français ne savaient pas faire de rock progressif ?"
Nicolas, le 25/03/2010
( mots)

Pas la peine de le nier : le rock progressif n'a jamais suscité de vocations sensationnelles en France. Si le courant reste l'apanage particulier du Royaume-Uni et qu'il regorge d'amateurs éclairés dans de nombreux pays européens (Allemagne, Italie, Pologne, Pays Bas, pour ne citer que les plus évidents), il n'a pas encore trouvé de porte parole vraiment digne d'intérêt dans notre chez hexagone - et l'on mettra d'emblée Ange de côté, tellement la singularité de ce groupe rend difficile son inclusion dans de telles généralités. Autant dire tout de suite que la sortie du premier album de Demians en 2008 a eu de quoi réjouir autant notre chauvinisme que notre fibre prog.

Derrière ce nom étrange se cache en fait un seul homme, Nicolas Chapel. Auteur, compositeur, interprète, multi-instrumentiste et producteur, il est partout à la fois et s'avoue volontiers très heureux dans cette configuration solitaire. Ce n'est qu'en live que l'individu consent à se faire épauler par un trio de musiciens, trio qui tâche de reproduire au mieux la vision musicale de son talentueux leader. Car du talent, il y en a, c'est indéniable. La grande force de ce Building An Empire est de nous proposer un rock qui ne ressemble à rien de connu, et qui de surcroit fait preuve d'une étonnante facilité dans les changements d'ambiance et de style. Bien sûr, on pense successivement à Porcupine Tree, Oceansize ou même Anathema (et surtout à ces derniers) dans la mise en forme comme dans le traitement des instruments. Malgré tout, les développements mélodiques déployés ici restent originaux et surprenants sans pour autant sombrer dans une débauche d'effets pyrotechniques. Quel bonheur de se laisser emporter par les vagues ascensionnelles de "The Perfect Symmetry", morceau parfaitement construit évoquant autant les grandes campagnes guerrières du passé que les oppressions despotiques du futur. La production est bluffante, Chapel maitrise ses instruments à la perfection et injecte à petites doses dans ses compositions nombre d'éléments empruntés à la scène metal qui vont des riffs mitraillettes à la double pédale assassine ("Shine"). Ailleurs, les samples symphoniques nous plongent avec délice dans des méandres onctueux et grandioses tandis que les guitares se font plus sages et émouvantes - la guitare acoustique de "Naive", notamment, est tout bonnement élégiaque. Tous les intermédiaires d'intensité sont possibles, le paroxysme étant atteint sur un "Sand" explosant de fureur dans sa dernière portion à partir d'un thème à la douceur diaphane. Mais le plus gros atout de Demians, une fois encore, c'est sa liberté de ton qui lui permet de s'affranchir des codes parfois ubuesques utilisés à corps et à cri par nombres d'acteurs de la scène prog moderne. Ici, vous ne retrouverez pas de soli de six cordes singés à partir de David Gilmour ni de développements rythmiques ultra-complexes "pour faire genre". Uniquement ce qui convient aux morceaux et à l'album, et rien de plus.

Que de compliments, n'est-ce pas ? Pourtant il subsiste quelques détails à améliorer en vue de transformer cet essai prometteur. Le plus gros défaut de Demians concerne le traitement de ses parties vocales. On ne parle pas de la voix en tant que telle, magnifique au demeurant, mais de l'utilisation qui en est faite. Deux bémols, en particulier, ternissent l'ensemble d'un disque qui aurait sinon frôlé le sans faute. L'accent frenchy semble en effet un peu trop marqué, notamment sur certaines diphtongues maladroitement appuyées qui siéent mal à la langue de Shakespeare. Plus gênant, les variations mélodiques vocales sont un peu trop vites assénées à l'auditeur. Chapel aime tourner autour de ses thèmes musicaux, mais il en oublie parfois de les exposer suffisament pour les rendre attractifs. Exemple typique avec le très beau "Temple" : arpège de guitare limpide, basse enveloppante, samples rêveurs, chant doux et assuré, le morceau débute en beauté mais se perd très vite dans des émoluments vocaux pas toujours très naturels mais surtout amenés beaucoup trop tôt dans la chanson. Dommage, car ce cas précis se retrouve un peu trop dans le reste de l'album. Quoi qu'il en soit, vous l'aurez compris, la France tient en Demians une sacrée pointure qui a d'ailleurs réussi le coup de maitre de se faire signer d'entrée de jeu chez Inside Out (LE label prog de référence, qui compte en son sein Riverside, Pain Of Salvation, Spokesbeard et on en passe). Un gage de qualité, assurément, et un groupe de plus à surveiller avec la plus haute attention.

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