↓ MENU
Accueil
Première écoute
Albums
Concerts
Cinéma
DVD
Livres
Dossiers
Interviews
Festivals
Actualités
Médias
Agenda concerts
Sorties d'albums
The Wall
Sélection
Photos
Webcasts
Chroniques § Dossiers § Infos § Bonus
X

Newsletter Albumrock


Restez informé des dernières publications, inscrivez-vous à notre newsletter bimensuelle.
Critique d'album

Oceansize


Effloresce


(30/09/2003 - Beggars Banquet - Rock progressif / metal - Genre : Rock)
Produit par

1- I am the morning / 2- Catalyst / 3- On day all this could be yours / 4- Massive Bereavement / 5- Rinsed / 6- You wish / 7- Remember where you are / 8- Amputee / 9- Unravel / 10- Women who love men who love drugs / 11- Saturday morning breakfast show / 12- Long forgotten
Note de 4/5
Vous aussi, notez cet album ! (27 votes)
Consultez le barème de la colonne de droite et donnez votre note à cet album
Note de 3.5/5 pour cet album
"L'univers tortueux d'Oceansize se dévoile sur ce premier jet réussi."
Geoffrey, le 04/08/2010
( mots)

Oceansize est entré dans cette décennie en présentant tous les attributs d’une musique aussi particulière que sensible. Entre pure métal et post-rock atmosphérique, à la manière de Tool ou A Perfect Circle , on ne se lasse pas de découvrir leur univers tortueux à travers Effloresce, premier jet particulièrement réussi d’une suite de trois albums qui couvriront les dix premières années 2000. 

Effloresce jette ainsi les bases d’un métal caractéristique du groupe. Mais si les cinq Mancuniens ne cachent pas leurs inspirations du côté des formations de Maynard James Keenan, ils ont su davantage apporter en intégrant ici et là les éléments d’une complexité décomplexée, rendant au métal sa douceur qu’on ne lui prête que peu. Et ça passe par des nappes électroniques semblables à ce qu’on pourrait trouver sur un disque de Sigur Ros, ou par des arpèges de guitares lancinants que le groupe sublime ici avec la batterie lourde et les riffs caractéristiques du métal. C’est "I am the morning" qui ouvre ainsi la marche toute en longueur, séduisant dès les premières notes les oreilles les plus réticentes aux sons du métal. Pour les aficionados de plus de violence, en revanche, pas d’inquiétude, puisque Oceansize effectue facilement le grand écart d’une musique à l’autre sachant plaire dans des styles aussi différents que le métal ("Amputee") ou le trip-hop ("Unravel"). Parfois à l’intérieur même du morceau, l’accalmie se fait sentir, comme le groupe sait le montrer dans les 10 minutes assommantes de "Massive Bereavement". Une maîtrise des compositions torturées qui fait la force d’Oceansize. C’est ainsi assez rarement que la voix du leader Mike Vennart vient ponctuer avec brio les séquences musicales de ses multiples tonalités, pour donner un côté pop-rock aux cascades de sons, tentant quelques fois le hurlement caractéristique du métal ("You Wish").

Mais qu’on ne s’y trompe pas, l’accessibilité d’Effloresce a de quoi déplaire au public propre de chacun des genres parcourus dans cet album. Les fans de métal seront déçus, les fans de down-tempo aussi. C’est pourtant cette richesse d’une complexité intelligente qui donnera à Oceansize la place qu’il mérite parmi des productions déjà cultes d’une décennie innovante pour le métal.

Note de 4.5/5 pour cet album
"Un premier album digne des plus grand pour les anglais d'Oceansize ..."
Lilian, le 24/10/2003

En cette deuxième moitié d'année 2003, on peut dire qu'on est vraiment gâté côté nouveauté et qualité. Mais réfléchissez-y ! Depuis combien de temps ne vous êtes pas pris une bonne grosse claque métaleuse dans la face. Je ne vous parle pas de ce métal ou il suffit de vomir ses cordes vocales sur des guitares saturées à souhait, non ! Le métal que nous propose Oceansize est beaucoup plus raffiné, complexe. Il pousse la mélodie à sa limite sans jamais broyer le moindre tympan.

Oceansize est très souvent comparé à Tool, comme pour rappeler plus un état d'esprit, une musique chiadée et puissante. Je serai plus tenté de comparer le combo anglais aux très explosifs My Vitriol (anglais eux aussi, eh oui). Ces deux groupes trouvent leur identité aux travers d'envolées guitaristiques de toutes sortes et dans tous les sens. Il suffit juste de voir la compo du groupe pour voir que trois guitares se côtoient au grand bonheur de nos oreilles (et ça ne joue pas aussi gentiment que chez Radiohead). Sur une base très solide de basse et de batterie, l'électricité combinée des grattes donne du relief à une musique qui semble réellement emprunter tous les espaces, jusqu'à vous abrutir le cerveau. Bref, c'est pas évident à expliquer, mais que c'est bon !

L'album s'ouvre sur un morceau musical plutôt soft qui va crescendo, "I am the morning" qui pourrait très bien trouver sa place dans une de ces publicités à la mode et à grand spectacle quasiment dépourvu de message qu'on nous rabâche à la télé. Les choses sérieuses commencent avec "Catalyst", un titre énervé à la limite entre métal et pop-rock, qui pose dès les premiers accords le sujet sur la table. Un sujet qui nous tiendra jusqu'à la fin de l'album, avec un dernier morceau de quasiment 9 minutes, plus calme, comme un ultime repos. Heureusement pour nos petits coeurs humains qui ne résisteraient pas à une telle charge, la plupart des chansons connaissent leurs propres moments d'accalmie avant de replonger dans les dantesques couplets instrumentaux. Le meilleur exemple avec le titre "One day all this could be yours", qui malgré un départ plutôt cool, manque de peu de nous achever sur la fin.
Mention spéciale pour "Unravel", très belle musique d'ambiance, idéale pour être placée dans un film, qui précède ce qui est pour moi le meilleur titre. "Women who love men who love drugs" est un morceau calme et hypnotisant, où l'on attend à tout moment une explosion de guitares, qui finalement ne viennent que très timidement. Cela crée un sentiment de malaise qui semble cohérent avec le titre de la chanson. Un régal.

Donc bien plus qu'une claque, c'est une enclume toute en plaqué or qu'on se prend en pleine face (heureusement que ce ne sont que des images...) avec le tout premier album de ce groupe, qui à déjà dépassé le stade de "prometteur". Voilà donc un album qui se retrouve tout en haut de ma pile de cd de Métal au côté de l'incontournable double Finelines/Between the lines de My Vitriol.

Commentaires
Soyez le premier à réagir à cette publication !
Soutenez Albumrock

Nous avons besoin de vous pour garder notre indépendance !


Publicité
Barème
Sans intérêt
Raté
Très faible
Décevant
Moyen
Bon album
Très bon album
Coup de coeur
Excellent
Culte
Album de la semaine

Opeth


In Cauda Venenum


"

De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

"
À lire également
Compte-rendu de concert