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Critique d'album

CSS


Donkey


(21/07/2008 - Subpop - Electro Rock - Genre : Rock)
Produit par

1- Jager Yoga / 2- Rat Is Dead (Rage) / 3- Let'S Reggae All Night / 4- Give Up / 5- Left Behind / 6- Beautiful Song / 7- How I Became Paranoid / 8- Move / 9- I Fly / 10- Believe Achieve / 11- Air Painter
Note de 3/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Un retour moins convaincant, mais tout de même sacrément efficace"
Nicolas, le 21/08/2008
( mots)

Et voilà nos brésiliennes de retour. Après un premier album électro-pop aussi inattendu qu'enthousiasmant, c'est peu de dire que cette nouvelle livraison des CSS était ardemment désirée, voire même fantasmée par toute une foule avide de dancefloor et de cool attitude. De fait, Adriano Lintra et ses muses n'ont pas chômé pour donner rapidement une suite à leur discographie, mais on sent que les furies de Sao Paulo ont souhaité changer légèrement leur fusil d'épaule. Avec raison ? Pas sûr.

Succès et moyens financiers inhérents obligent, la production se voit ici plus peaufinée qu'auparavant, avec onze titres taillés pile poil pour rentrer dans le format FM. Son nickel chrome, guitares amples, synthés clinquants, beats léchés, partie chantée de Lovefoxxx beaucoup plus assurée, on sent un gros travail de mixage derrière les consoles. On le sent même un peu trop, tant le résultat pourtant issu de Sub Pop n'est plus si différent - sur le plan formel, j'entends - de tous les produits musicaux estampillés major et puant le pognon facile à plein nez. Dommage de ne plus retrouver toute la fraîcheur et le je-m'en-foutisme du premier opus dans ce Donkey qui a visiblement été beaucoup trop réfléchi pour être totalement honnête. Autre défaut à signaler, qui pourtant aurait dû être un point fort (pour moi, en tous cas) : cet album est beaucoup plus rock que le précédent, donc beaucoup plus basé sur le couple guitare-basse que sur les synthés. Le deuxième titre, "Rat Is Dead (Rage)", ne contient même pas la moindre touche d'électro. Mais, et c'est là que le bât blesse, les chansons les moins synthétiques sont aussi les moins réussies car les moins enlevées, notamment le même "Rage" mais aussi et surtout un "Give Up" qui se traîne beaucoup trop. Cela devrait-t-il signer définitivement la mort de cet électro-rock qui a tant de mal à s'implanter durablement malgré un potentiel de hype aussi important ? L'avenir devrait (rapidement) nous le dire.

Bon, finissons un peu de jouer les rabat-joie. Personnellement - et je l'avoue sans fard - j'ai un faible pour ces brésiliennes qui en ont marre d'être sexy, même si je préfère leur premier jet. J'ai un faible pour leur propension à faire passer une foule statique à un état d'excitation débridée. J'ai un faible pour Lovefoxxx et sa voix de garce mutine. Dès que les premières frappes de "Jager Yoga" résonnent dans les enceintes, c'est bien simple : j'ai envie de monter le volume à fond et d'onduler en cadence au rythme des beats et d'une basse toujours aussi balancée. Ecoutez-la donc s'exprimer indolemment sur le sexy "Let's Reggae All Night" alors que le synthé virevolte dans tous les sens, laissez-vous emporter par ses afterbeats débridés sur le truculent "I Fly" qui lâche un peu de leste en fin de disque, remarquez comme elle dynamite à contretemps le très arty "Move" et ses sonorités en droite ligne de la new wave. Mais plus encore : fondez sans fard sur un "Left Behind" qui sent bon la dance-pop suédoise des 90's, Ace Of Base en tête, tout comme l'entraînant "How I Became Paranoid", et chavirez devant le charme de "Believe Achieve" au sein duquel la brûlante chanteuse trouve des airs de lolita enrouée pour emballer le titre avec une candeur perverse. N'oublions pas, enfin, de passer rapidement sur l'anecdotique "Air Painter" en fin de disque : toutes les bonnes choses ont une fin, et celle de cet album aurait pu survenir un peu plus tôt.

Bref... même si certains choix lui sont dommageables, difficile de rester insensible devant ce Donkey qui parvient à injecter une énorme giclée de bonne humeur, d'énergie et de futilité au sein d'une production musicale tellement sérieuse, et qui tient sans problème la dragée haute à tous les produits sans âme qui passent en boucle dans les boîtes de nuit. "All this mess comes from your ass, fuck with us we're CSS ". Yeah !

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Album de la semaine

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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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