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Critique d'album

Cloud Control


Dream Cave


(16/09/2013 - Infectious Records - Psyché / Folk - Genre : Rock)
Produit par

1- Scream Rave / 2- Dojo Rising / 3- Promises / 4- Moonrabbit / 5- Island Living / 6- The Smoke, The Feeling / 7- Scar / 8- Happy Birthday / 9- Ice Age Heatwave / 10- Tombstone / 11- Dream Cave
Note de /5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"L'Arcade Fire australienne signe encore un bel effort, quoique inconstant."
Nicolas, le 01/10/2013
( mots)

Ils sont australiens, ils ne font pas de vagues (sauf de surf, éventuellement), ils ne font pas la une des magazines, et pourtant ils font de la bonne musique. Sur le superbe Bliss Release, on a tout autant apprécié la simplicité de Cloud Control qu’une certaine ambition qui savait se faire humble. Parfait mélange de rock psyché, de pop indie et de folk, le style des australiens leur a permis de se faire un nom et d’ouvrir en première partie des plus grands, Arcade Fire (à qui ils empruntent beaucoup, et c’est un compliment), Vampire Weekend, Weezer ou encore Local Natives. Leur reste encore à marquer le coup et à mettre la critique à genoux, et si le tout nouveau Dream Cave ne manque pas de qualités, si on sent que cette ambition déjà signalée a été élevée vers des strates supérieures, il manque encore le petit quelque chose qui convaincra sans partage.

Sur ce deuxième album, Cloud Control affine son style et tâche d’aller dans une direction plus uniciste. Finie la folk (provisoirement ?), et priorité à une pop finaude qui n’hésite toujours pas à planer à trois mille pieds. Si les premières écoutes ne dégagent pas grand chose de substantiel, un arrêt plus approfondi en milieu d’album nous permet de mettre à jour des trésors subtilement enfouis. Le coeur de cette grotte à rêve, entre le fantasque "Moonrabbit" et le cingant "Happy Birthday", est en effet absolument parfait, cinq morceaux idylliques qui feraient baver les plus grands. On trouve dans "Moonrabbit" tout le savoir faire de Blue Mountains : des polyphonies masculin-féminin oniriques, un sens mélodique enchanteur et juste ce qu’il faut de fantasmagorie pour passer de l’autre côté du miroir. Ce titre fort laisse sa place à une pièce haletante, dont la psychose inquiétante se voit transbahuter par une redoutable ligne de basse. On avait déjà dit tout le bien que l’on pensait de Jeremy Kelshaw dans la précédente chronique, et le bougre ne nous fait pas mentir. Reste encore à venir une ode toute en échos et instruments doucement rutilants ("The Smoke, The Feeling") et deux singles formidables enchaînés, l’un que les MGMT auraient certainement souhaité inclure sur Oracular Spectacular ("Scar"), l’autre plus frondeur et tirant parti comme rarement de la dualité arcadienne entre Alister Wright et Heidi Lenffer ("Happy Birthday"). Sachez que pour ces cinq morceaux remarquables, Dream Cave vaut sans problème l’acquisition.

Mais il ne s’agit pas d’un EP, et il reste six autres morceaux au programme. Que dire si ce n’est qu’ils ne sont pas au superbe niveau des titres déjà cités ? "Dojo Rising" fonctionne bien mais manque peut-être de force de frappe et d’un air vraiment irrésistible, et son intro psychédélique "Scream Rave" ne lui apporte rien. "Promises" et "Dream Cave" souffrent probablement des facéties vocales d’Alister Wright qui n’hésite pas à virer dans l’outrance et les appuis rustres. "Dream Cave", encore, et son prédécesseur "Tombstone", lui beaucoup plus équilibré, sont handicapés par des fins semi-silencieuses à rallonge inutiles et redondantes pour deux titres successifs qui dépassent les six minutes. Quant à "Ice Age Heatwave", malgré un côté Beach Boys sous LSD, il ne marque pas les esprits plus que de raison. Dream Cave est loin d’être raté, et encore une fois, son coeur est peut-être le plus beau coeur d’album entendu cette année. Mais il manque certainement encore à Cloud Control une certaine lucidité de choix entre ce qui doit être conservé ou non et dans la meilleure façon de tirer parti d’une aussi belle matière. Dommage que le pourtant expérimenté Barny Barnicott (Arctic Monkeys, Franz Ferdinand, Kasabian) ne les aie pas mieux guidés en ce sens. Il n’empêche que l’on n’est pas prêt de lâcher l’affaire et qu’on se repassera encore à l’occasion ce fort goûteux album pop-psyché en provenance d’Australie. A essayer sans regret.

 

 

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