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Critique d'album

Bullet For My Valentine


Venom


(14/08/2015 - - Emo Heavy Metal - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- V / 2- No Way Out / 3- Army of Noise / 4- Worthless / 5- You Want a Battle? (Here’s a War) / 6- Broken / 7- Venom / 8- The Harder the Heart (The Harder It Breaks) / 9- Skin / 10- Hell or High Water / 11- Pariah / 12- Playing God / 13- Run for Your Life / 14- In Loving Memory / 15- Raising Hell
Note de 4/5
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Note de 2.5/5 pour cet album
"Un genre de The Poison bis, comme un retour aux sources pas si mal mais qui ne fait pas avancer le groupe."
Erwan, le 28/08/2015
( mots)

La sortie d’un album de Bullet For My Valentine provoque en 2015 autant d’excitation chez les lycéennes rebelles aux cheveux violets que chez les puristes métalleux qui cherchent désespérément à mettre un terme à cette trop longue mode du core à tendance émo qui corrompt les oreilles de nos chers adolescents. Mauvaise nouvelle, la mode du début des années 2000 n’est pas prête de se terminer et ces groupes qu’on adore détester pourraient bien être les Nirvana ou Metallica des futures générations. Essayons un peu de comprendre ce qui peut tant fasciner les millions de fans de Bullet For My Valentine avec la sortie de leur nouvel album, Venom.


Privés de leur bassiste Jason James qui quitte le groupe alors que l’enregistrement de l’album vient de commencer, Bullet For My Valentine doit se rendre à l’évidence : après un premier album franchement réussi, avec des influences trash encore visibles et une vraie énergie qui a su toucher un public de plus en plus grand, le groupe a commencé à naviguer à l’aveugle entre titres radio-friendly et ambiance plus sombre, jouant la carte émo jusqu’à se parodier, cherchant à se donner un genre plus qu’à faire de la musique. Bullet For My Valentine touche le fond en 2013 avec un Temper Temper sans inspiration qui montre bien l’une des limites du metalcore : le manque de capacité à se renouveler. La même année pourtant, le grand frère Avenged Sevenfold se réinvente complètement avec un Hail To The King magistral.


Venom est clairement dans la même veine que les précédents disques du groupe et on y retrouve exactement le même genre de morceaux. Pourtant, à défaut d’innover, on peut quand même sentir un regain d’énergie plaisant, et des titres plus attaqués que récités. Après une intro inutile, "No Way Out" pose des bases intéressantes, en alternant bien le chant éraillé et le chant clair avant un refrain bien bossé. On passe le cran au-dessus avec "Army of Noise", qui démarre si vite qu’il en est essoufflant et s’écoute sans s’apprécier. Les choses se tiennent encore avec "Worthless", jusqu’à ce que l’intro de "You Want A Battle ? (Here’s a War)" se termine et laisse place à un couplet absolument plat qui laisse déjà poindre le sentiment de gâchis. La chanson est pourtant dotée d’un bon refrain, et le groupe semble s’en être aussi rendu compte puisqu’il en occupe presque entièrement la seconde moitié. Dommage de ne rien avoir d’autre à proposer.


Le tour est après cela assez vite fait, on retrouve d’autres riffs sympa comme celui de "Skin" ou de "Pariah", les intros lead de "The Harder The Heart (The Harder It Breaks)" et "Hell or High Water" restent efficaces, comme d’une manière générale toutes les parties de lead guitare du disque. Gros point faible de l’album, la chanson éponyme "Venom" représente tout ce que le groupe devrait s’abstenir de présenter à son public pour rester crédible. Ce nouvel album ne fera sans doute taire aucune critique, mais pourrait relancer l’image du groupe auprès des fans du genre qui s’étaient montrés déçus par Temper Temper. Il reste un disque à la première écoute agréable mais dans lequel on ne se replongera pas tout de suite, vite lassé par la proximité des compositions avec ce qu’on connait déjà de Bullet For My Valentine.


Bullet For My Valentine est loin d’être le meilleur groupe de metalcore qui existe, il n’en fut pas moins l’un des plus populaires. Et concentre en lui la plupart des défauts qu’on pointe habituellement du doigt chez les groupes de core : des compos à l’originalité limitée, des membres au look émo et à la carrure fragile, et surtout une production lissée à l’extrême qui fait sonner le riff le plus violent comme un générique de dessin animé. On se doit pourtant de laisser la mauvaise foi de côté pour reconnaître les qualités du jeu solo, souvent spectaculaire, de Michael Paget, ainsi que la technique de son batteur Michael Thomas capable d’atteindre des tempos hallucinants. Bien qu’aseptisés par la production, les riffs sont pour la plupart de belles démonstrations d’influences trash et d’envie de pratiquer un metal agressif, violent, qui déchaîne le public lors des concerts. Un public peut-être effectivement composé d’adolescents qui parfois ont encore quelques lacunes dans leurs connaissances du metal et du rock. Mais comment oublier que c’est cette même jeunesse parfois inculte qui a porté au 20e siècle le rock n’roll, le punk, le grunge ? Comment oublier la façon dont les plus anciens traitaient cette jeunesse lors de ces moments de naissance d’un nouveau genre ? Ces qualités, ce sont celles qu’on retrouve chez la plupart de ces groupes. Si l’on veut bien ouvrir les yeux et les oreillles.

Avis de première écoute
Note de 2/5
Le groupe le plus surproduit et aseptisé du métal revient avec un nouvel album... Fidèle à eux-mêmes. Le son est toujours extrêmement lisse, la voix trafiquée au possible et les riffs passablement répétitifs. Pourtant, on se plait à y croire avec quelques perles bien cachées: "Broken", "Skin" ou l'intro de "No Way Out". Mais l'ensemble est bien trop fade. Pas vraiment une surprise.
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Très bon album
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Critique d'album

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