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Critique d'album

Black Tusk


Pillars of Ash


(29/01/2016 - Relapse Records - Sludge - Genre : Hard / Métal)
Produit par Joel Grind

1- God's On Vacation / 2- Desolation Of Endless Times / 3- Bleed On Your Knees / 4- Born On Strife / 5- Damned In The Ground / 6- Beyond The Divide / 7- Black Tide / 8- Still Not Well / 9- Walk Among The Sky / 10- Punkout / 11- Levelling
Note de /5
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Note de 2.0/5 pour cet album
"Des nuances ? Pour quoi faire ?"
Etienne, le 05/02/2016
( mots)

L'histoire de ce dernier album de Black Tusk n'a rien d'un conte de fées. Déjà parce qu'il est le dernier témoignage de son défunt bassiste Jonathan Athon, décédé en 2014 dans un accident de moto. Ambiance. Ensuite car sa trame apocalyptique narrant les errements d'un monde prêt à s'effondrer imprègnent chaque seconde de ce disque aux réminiscences singulières renvoyant directement au premier album de la bande de Savannah, The Fallen Kingdom. Et enfin, car l'oppression urgente et bordélique que le trio envoie sans filtre dans la face de son auditoire se veut aussi perturbante qu'intimidante, si bien qu'on peine à réellement sortir la tête de l'eau alors que déferle ce glaçant et torrentiel Pillars Of Ash. Dont on ne peut objectivement (et à la longue) pas penser grand chose.


Retour concis sur le contexte englobant la création de ce nouvel album. Alors que Black Tusk attirait doucement mais sûrement la lumière des projecteurs vers eux, en grande partie à cause de sa filiation géographique toute sludgienne avec Kylesa, le bassiste Athon fout sa vie en l'air au guidon d'un deux-roues. Moche, cruel et fichtrement mal venu alors que le groupe allait se lancer dans une grande tournée européenne en compagnie de Black Label Society. Le coeur lourd, Andrew Filder et Jamie May embauchent Corey Barhorst pour suppléer leur frère d'armes trépassé et les voilà sur la route, prêts à en découdre. Et autant dire que le massacre fut total. Rarement un groupe aura autant mal sonné en concert. De ce brouhaha incessant qu'est le sludge crasseux de Black Tusk n'émergeront que beuglements abrasifs et grincements stridents, en atteste la calamiteuse première partie de Trivium l'été dernier. Rien de bien engageant...


L'excitation provoquée par la sortie de ce nouvel album est donc au moins équivalente à celle constatée lors du lancement du dernier album de Duran Duran: tout le monde s'en fout royalement. Pourtant, il aurait été injuste de ne pas donner sa chance à Pillars Of Ash sous prétexte de prestations scéniques grotesques. Après tout, l'ambiance interne morose et les balbutiements d'une collaboration encore toute récente pouvaient expliquer les approximations de Black Tusk dans l'exercice du concert. Et il faut bien admettre que, d'emblée, ce nouveau disque a du cran et dépeint un bien triste monde en 11 morceaux express bien décidés à nous faire changer d'avis. En un peu plus de 30 minutes, l'affaire est entendue et semble dégager un travail concis et efficace sous cet amas de décibels énergiques. L'espoir s'était installé le temps d'une écoute et d'un premier avis complètement à côté de la plaque. L'art et la manière de nous faire prendre des vessies pour des lanternes.


Car Black Tusk n'a rien d'artistique à proprement parler et cet étrange sentiment de médiocrité créatrice est exacerbé sur Pillars Of Ask, qui se révèle en définitive bien pauvre. Avec une pochette simpliste, morbide et fade, l'album prend sensiblement le même chemin que tout ce qu'a pu proposer le groupe auparavant. Les textes graves et sombres de Black Tusk adhèrent correctement au thème général de Pillars Of Ash qui dépeint avec un pessimisme éreintant les marasmes du monde moderne. Comme d'hab quoi... En soi rien de bien étonnant, rien de bien surprenant mais une certaine cohérence appréciable entre les ambitions d'un album forcément plus glauque que les autres et des titres aux allures de dénonciation délurée. Le tout mis en musique avec une idée très personnelle du sludge de Savannah: à toute berzingue et sans nuance aucune.


Histoire de bien faire passer le message, Black Tusk agrémente ses mots d'une énorme brique "musicale" envoyée à travers la tronche du pauvre p'tit gars qui passait par là. De "God's On Vacation" à "Leveling", tout est taillé dans la même pierre âpre, rêche, concassée. Pire, la brique est d'un rouge monochrome, irritant, dont on peine distinguer le moindre pigment significatif. Tout n'est que riffs brouillons, rythmiques bateaux et égosillements sans fin tout le long du lent supplice que nous impose Black Tusk. On aimerait bien dire "Bleed On Your Knees" présente quelques variations mélodiques louables, mais non. On aimerait bien dire que "God's On Vacation" ouvre l'album avec sincérité et pugnacité, mais non. On aimerait bien dire que le riff supersonique de "Born Of Strife" dépote méchamment, mais toujours pas non. Tout ça est évidemment question de point de vue, mais la compacité de Pillars Of Ash ne permet pas d'en extraire le moindre élixir goûtu et ce malgré des passages répétés dans l'alambic analytique. L'incapacité du groupe à composer des morceaux un temps soit peu structurés inhibe totalement les récepteurs sensorielles du plaisir, le cerveau étant bien plus occupé à tenter de décortiquer cette mélasse assourdissante et d'essayer vainement d'en sauver quelque chose.


Conclusion, Pillars Of Ash est donc aussi compact que cohérent. Plutôt indigeste et redondant pour être honnête. Le camp choisi n'est question que d'appréciation personnelle, d'usage de la musique. L'écoute de Pillars Of Ash est tout à fait indiquée pour couper du bois par exemple. Beaucoup moins pour une séance spa. Gare quand même à ne pas non plus abuser de ce Pillars Of Ash qui pourrait compromettre la survie de votre appareil auditif à long terme. Au final, si vous coupez du bois, écoutez donc les oiseaux.

Note de 2.5/5
Un album avec très peu de nuances, Black Tusk ouvre une porte à grands coups de pieds et se contente de foncer dans cette direction à grands coups de riffs ravageurs ultra efficaces en vociférant. Pas de gros temps faibles, les morceaux se valent un peu tous mais c'est un minimum pour un disque qui dépasse à peine la demi-heure. En passant un peu plus de temps pour composer des morceaux plus complets, Black Tusk franchirait un palier.
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