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Critique d'album

Balthazar


Thin Walls


(30/03/2015 - Pias - - Genre : Pop Rock)
Produit par Ben Hillier

1- Decency / 2- Then What / 3- Nightclub / 4- Bunker / 5- Wait Any Longer / 6- Dirty Love / 7- Last Call / 8- I Looked For You / 9- So Easy / 10- True Love
Note de 4/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Les félicitations aux premiers de la classe !"
Mathilde, le 15/05/2015
( mots)

Les irréprochables Balthazar sont de retour trois ans après Rats. On les avait quittés sur un  bulletin qui les faisait figurer sur le tableau d'honneur: deuxième cd/trimestre passé avec brio, une maitrise des mélodies, des refrains emphatiques mais dentelés de mélancolie ciselée qu’ils aiment à reprendre en chœur. Tant de bons points peuvent réduire la perspective d’une surprise avec Thin Walls. C’est mal connaitre les petits belges. Loin d’avoir bu l’eau des nouilles, Balthazar revient avec une nouvelle vigueur et une spontanéité jusqu’alors non révélée. En laissant la production aux mains d’un autre (un bon quand même hein, répondant au nom de Ben Hillier) et en étant soumis à un rythme d’écriture plus aléatoire, le groupe nous livre un album brillant, bien parti pour recevoir des éloges aussi dorés que sa pochette.

Thin Walls s’ouvre sur une ambiance flottante avec "Decency" qui constitue un lien logique avec le passé. La nonchalance, le piano lourd  groové par la basse tendue, le phrasé moderne mi rap/mi complainte avec l’élégance enlevée d’Alex Turner: la recette de base est intacte. Plus loin "Bunker" -au clip parfait et au refrain qui colle "Dont you know, don’t you where to stay"- et " True Love" lui font écho. Les titres les plus introspectifs sont parfaitement supportés par la voix grave et avec peu d’amplitude du grand Maarten. Il les slame presque, les narre. On sent les histoires d’amour non résolues (sujet classique) à travers des volutes d’alcool (moyen classique aussi). Jusque là c’est du déjà vu, mais prenez garde. En bons belges les Balthazar savent certes se prendre la gaufre, mais ils savent aussi se salir les godillots, et s’aventurer ici vers le côté décomplexé et brillant de la force.

Pour comprendre ce revirement il faut se pencher sur la création de Thin Walls, qui a été écrit durant la tournée de Rats, dans l’urgence, l’énervement, la proximité constante entre les membres du groupe. D’où l’idée de "murs fins". Cet inconfort emmène les Balthazar loin des partitions contrôlées de leurs deux précédents albums. L’alchimie des frontmen Maarten et Jinte, que tout oppose, du physique à la voix en passant par la personnalité, y est aussi pour beaucoup. Ces deux-là ont appris à s’amadouer pour finalement en venir à s’échanger les rôles de songwritting et de composition. Déléguer pour mieux régner sans doute, et c’est ce que les Balthazar ont décidé de faire aussi pour  la production, qu’ils ont laissée pour une fois à quelqu’un d’autre. L’effet est salutaire et le résultat moins cérébral, plus instinctif.

Même si l’enregistrement s’est fait au Royaume Uni, c’est comme si Balthazar avait entamé un voyage encore plus loin vers l’ouest, car des accents cow-boys prononcés parsèment l’album tout du long. Sur "Wait Any Longer" on met les deux pieds dans la folk classique américaine portée par la voix de Jinte, apte à emmener la chanson dans une ironie voire une pop, forcément plus légère. En attestent ses "hou hou" aigus. En miroir surgit "Last Call" deux titres plus tard, où l'on croirait entendre Dylan. L’ambiance est donc davantage olé-olé-el-rancho, mettant de côté le temps de quelques morceaux le ciel bas et embrumé de Belgique. "Nightclub" synthétise le mieux les deux tendances (celle triste, celle lumineuse) de Thin Walls, il est aussi dansant qu’auto-centré et fait état du talent désormais implacable du groupe.

Bon, pour le redoublement on repassera, Balthazar a su pondre un disque digne d’une B.O qui s’écoute d’un trait et en boucle sans nous baver sur les rouleaux. De plus en plus son parcours sans fautes se positionne en parallèle de groupes tels Arctic Monkeys,  qui à ce jour n’ont jamais déçu. La décontraction sied bien aux Courtraisiens et leur fait obtenir les félicitations du conseil de classe. Le troisième trimestre est validé haut la main.

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Critique d'album

Balthazar


Rats


Critique d'album

Balthazar


Applause


Album de la semaine

Opeth


In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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