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Critique d'album

Balthazar


Rats


(15/10/2012 - PIAS - - Genre : Pop Rock)
Produit par

1- The Oldest of Sisters / 2- Sinking Ship / 3- Later / 4- Joker's Son / 5- The Man Who Owns The Place / 6- Lion's Mouth (Daniel) / 7- Do Not Claim Them Anymore / 8- Listen Up / 9- Any Suggestion / 10- Sides
Note de 4/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Un album mature qui ne finit pas dans la ratière"
Mathilde, le 04/10/2012
( mots)

Revoilà déjà les chouchous de Courtrai. Mis en avant grâce à dEUS, plébiscités par la plupart pour leur rock mélanco-lumineux avec Applause en 2011, force est de constater que les gamins n’ont pas perdu de temps avant de dégainer une deuxième galette. Le groupe annoncé comme "promesse du rock belge" saura-t-il transformer l’essai sans sombrer dans les automatismes qui ont fait son succès? Sans surprise, Balthazar en a encore sous le capot/chameau.


Les festivités s'ouvrent sur le sautillant "The Oldest of Sisters" qui permet de faire un rappel du précédent album, un résumé de la puissance mélodique des Balthazar. Mais ce serait oublier la curiosité novatrice du quintette qui instaure une toute autre ambiance dès le second titre. On plonge réellement et littéralement dans le thème de l'album avec "Sinking Ship", la voix rauque et soufflée de Marteens débite les paroles à la manière d’un Lou Reed qui parlerait de la légende d'un vieux rafiot: "The words come out like rats leaving a sinking ship" avec une délicatesse à la Sade. Plus mature et selon une ligne directrice résolument plus sombre et venteuse, Balthazar se veut introspectif. Applause était une vitrine de leurs possibles individuels et collectifs en tant que musiciens et chanteurs, Rats, lui, sublime leurs points forts, leurs talents d’enfants surdoués et appliqués. Toujours à la limite du rock alternatif et de la pop, "Later" distille une ambiance fébrile et enfumée à la Gainsbourg avec une ligne stridente de violon en suspens ("The Man Who Owns The Place" appuie cette référence deux titres plus loin), déstructurée par une batterie nerveuse post punk. Les phrasés du refrain relèvent presque d’un rap/ R’n’B sous lexomil.


Et puis des références anglo-anglaises bien sûr, du genre Camden Town, du genre Amy Winehouse plus précisément sur "Do Not Claim Them Anymore". Comme à leur habitude, les flamands parviennent à retranscrire l’ambiance feutrée des pubs britanniques sans bouger de chez eux. Ils bombardent ici l’intro façon "Fools Gold" des Stone Roses et la voix de Jinte qui chante sur ces deux titres apporte un flow à la Alex Turner. Tout est une question de dosage et le groupe est une balance Roberval à lui tout seul tant sa musique est précise, subtile et jamais redondante. De la retenue à chaque morceau et pourtant un déballage mesuré de tous les éléments essentiels à une mélodie solide et entêtante: guitare rythmique, percus en tous genre pour une base solide, violons et instruments mignons genre glockenspiel pour le côté sensible, voix éthérées pour le côté belgico-Mud Flow-mélancolie grise du plat pays. C’est une ambiance slave à la Goran Bregovic qui introduit "Joker’s Son", suit un refrain/une complainte collective en mode mineur qui constitue le cœur, le potentiel brut de Balthazar, et qui en fait un groupe à fleur de peau, toujours sur le point de nous tirer la larmichette. Sur "Listen up", ils finissent par un refrain/outro sans fin "Now listen up, now listen once again…. ". Certes, on ne se fait pas prier et on ré-écoute de suite tout l'album. C'est trop beau quoi, une fois ne suffit pas.


Si les rats, les cheveux dans le lavabo et le néo Matthew Bellamy sont répugnants, la musique de Balthazar, elle, en est le parfait contraire. Un album intègre, subtil et charmeur dès la première écoute, le groupe a une fois de plus tapé juste. Espérons qu’il continuera à nous enchanter par la suite. D’ici là, ne cherchez pas: ces belges sont irréprochables.

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Très bon album
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Culte
Critique d'album

Balthazar


Thin Walls


Critique d'album

Balthazar


Applause


Album de la semaine

Opeth


In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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