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Critique d'album

Amplifier


Echo Street


(18/03/2013 - Kscope - Post Prog / Space / Shoegaze - Genre : Rock)
Produit par

1- Matmos / 2- The Wheel / 3- Extra Vehicular / 4- Paris In The Spring / 5- Never & Always / 6- Between Today & Yesterday / 7- Echo Street / 8- Mary Rose
Note de 4/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"L'anti-Octopus déploie ses atours avec nonchalance. Passionnant."
Nicolas, le 11/04/2013
( mots)

Amplifier est un groupe étonnant, positivement étonnant. On a beau avoir creusé leur discographie avec avidité, avoir été tenté par le prog-rock plombé de leur début, avoir enchaîné sur leur offensive sonique assourdissante (Insider) et avoir succombé à l’étouffement de leurs tentacules majestueux (The Octopus), on est toujours bien loin d’avoir fait le tour de leurs possibilités, et ce quatrième album nous le démontre avec une certaine sérénité.


Echo Street se place d’emblée comme l’anti-Octopus, il faut que cela soit dit. Tout, de sa conception à sa délivrance en passant par son enregistrement, diffère de l’idéal qui prévalait sur la double pieuvre. Écrit et mis en boîte en deux mois à peine à partir de compositions de jeunesse de Sel Balamir, fruit d’un trio étendu à un quartet (enrôlement de l’ex Oceansize Steve Durose comme seconde guitare, changement de bassiste avec le départ du grand Neil Mahoney et l’arrivée du très cool Alexander Redhead), distribué via Kscope alors que Balamir nous affirmait encore il y a moins d’un an que jamais au grand jamais il ne signerait sur un label, ce nouvel effort studio risque de perdre ceux qui s’étaient habitués au rock lourd, entêtant et majestueux du combo de Manchester. Moins ambitieux, bien moins sombre, Echo Street étonne d’abord par sa nonchalance : le tempo a  encore ralenti, les guitares se font plus discrètes, et l’ensemble flâne sans se presser en nous entraînant dans les méandres d’un été caniculaire bien avant l’heure. Mais c’est surtout à une curiosité stylistique que nous avons affaire : ni progressif, ni stoner, le disque nous embarque dans un voyage avant tout étonnamment... anglais.


Huit morceaux et aucun tube : adeptes d’une musique facile, passez votre chemin car Amplifier n’est (définitivement) pas fait pour vous. Mais n’allez pas croire qu’Echo Street soit mauvais : en fait, c’est tout le contraire. Comme d’habitude avec les mancuniens, les deux-trois premiers passages laissent un peu perplexes, mais une fois que l’on se trouve habitué à l’ambiance et au cheminement du disque, le piège des quatre hommes en costard se referme imperturbablement et ne nous laisse aucune chance d’en réchapper. Cette fois-ci, on oublie les références progressives, seul le psychotique "The Wheel" nous renvoyant à un Porcupine Tree simple, sombre et entêtant des premiers jours. La plupart du temps, c’est la chanson qui prévaut, on pense en premier lieu à la classe de la balade méditerranéenne "Matmos", d’abord écrasée par un soleil étouffant puis magnifiée par une artillerie lourde qui se voit exposée subrepticement sans aucune agression. Plus loin, on est stupéfait par l’allant populaire de "Where The River Goes" et à son wall of sound digne de l’Oasis de la grande époque : affirmer que les frères Gallagher auraient pu accoucher d’un titre d’une telle limpidité relève de l’évidence la plus crasse même si, évidemment, Sel Balamir est loin de posséder le bagout vocal de Liam. Plus tôt, c’est le shoegaze de Ride qui explose en un fracas invraisemblable sur les dernières minutes du gargantuesque "Extra Vehicular", tandis que l’autre extrême sonore est atteint avec la simplicité acoustique très épurée de "Between Today And Yesterday". Vous voulez encore du rock anglais ? Qu’à cela ne tienne : "Echo Street" vient faire de l’ombre à The Verve avec ses vocaux planants et son plantureux accompagnement psychédélique écho-médié. In fine, le traitement personnel d’Amplifier prévaut sur ses influences : la mélodie, la chanson, les enrobages ne sont que des moyens pour construire un édifice dense et propre à défier le temps, édifice magnifié par les empilements en château de carte des guitares et le jeu percutant de Matt Brobin, un jeu particulièrement bien mis en valeur sur le conclusif "Mary Rose". Et s’il vous faut une preuve que Sel Balamir possède vraiment une patte à part dans le rock moderne, écoutez donc "Paris In The Spring", sa ligne de chant sur le fil et les enchaînements d’accords très caractéristique du petit anglais d’origine orientale : une véritable carte d’identité sonore.


Echo Street n’a rien d’un disque destiné au succès de masse, et pire : il risque de décevoir les habituels fans des mancuniens si ceux-ci ne prennent pas le temps de le découvrir. Plus posé, plus dépouillé, plus contemplatif que les précédents albums d’Amplifier, il ne flattera pas de façon aussi aisée ceux qui aiment le gros son stoner où ceux qui apprécient avant tout le côté tortueux, psychédélique et progressif des compositions. Pourtant, tout le paradoxe de ce disque réside dans l'assertion suivante : Echo Street ne possède rien de remarquable, mais il n’en demeure pas moins l’un des disques anglais les plus passionnants du moment. Cherchez l’erreur. Au fait : Mistoria, le cinquième album d’Amplifier, devrait déjà sortir dans quelques mois : vivement demain.


 


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