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Critique d'album

Alexis HK


Le dernier présent


(17/09/2012 - La Familia - chanson française - Genre : Autres)
Produit par

1- Le Dernier Présent / 2- Fils de / 3- César / 4- Je Reviendrai / 5- Son poète / 6- Princesse de papier / 7- Charité populaire / 8- On peut apprendre / 9- Ignoble noble / 10- La fin de l'empire
Note de 3.5/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Il parait que le monde va s'arrêter, alors ... "
Emilie, le 17/10/2012
( mots)

On le sait déjà, Alexis HK n'est pas le genre d'artiste que l'on écoute en pointillé, ou le cerveau débranché. Au bout d'un morceau on signe une sorte de contrat d'engagement et de confiance avec ce grand brun discret mais détonant. Lors de la première rencontre sonore on se demande ce qu'il a à raconter avec cette voix grave, à la deuxième on se dit qu'il n'a pas que du vent dans les mots, et à la troisième on se promet de lui rester fidèle. Autant dire qu'il n'est pas près d'être seul, car depuis 1997 il accoste, séduit, et fait succomber hommes et femmes tel une Lorelei de la chanson française. 
De l'Anti-héros notoire aux Affranchis, Alexis HK a prouvé qu'il n'était pas là pour badiner. En septembre 2012 il revient sous un ton un poil plus grave et nous balance son Dernier Présent. en pleins tympans, sans nous prévenir qu'on allait encore tomber dans ses filets.

Ce dernier cadeau n'est pas, ou ne semble pas être son album point final, mais plutôt un appel à savourer le moment présent comme il le conte dans le morceau du même nom. L'album entier est teinté de ce sentiment de fin, il le dit clairement dans les premières secondes de l'album ''il paraît que le monde va s'arrêter'', ou dans son morceau de fermeture ''La fin de l'empire''. Plutôt amusant à quelques mois de la supposée fin du monde. C'est d'ailleurs l'excuse ou le déclic de ce regard en arrière. Alexis HK se positionne à un instant X pour regarder où il est, ce qu'il est, a été, et ce qui l'entoure. 

Il constate un monde qui semble aller trop vite et trop de travers, notamment dans ''Le dernier présent'' qui est une sorte de carpe diem du XXIème siècle, tout en ne tombant pas dans le cliché de l'expression. Il regarde en arrière tout en avançant, dresse des bilans (''Je reviendrai''), s'observe lui même et tire des conclusions à demi mot tout en subtilité. Le passé ,le présent, le futur (''Fils de'', un tantinet slamé). Il réussit à s'extirper du monde actuel pour le contempler, le décortiquer, et en comprendre ses acteurs.

''César'' peut être à Alexis HK ce que Giant Jack est à Mathias Malzieu. Comme si ces gymnastes du mot ne se suffisaient plus de la parole humaine, et qu'ils se dirigeaient vers d'autres pions, d'autres maux. ''César'' qu'il jouait sur scène lors de ''Seul à trois'', et que l'on se réjouit de retrouver ici. Autre clin d’œil à cette tournée avec Benoit Dorémus et Renan Luce, ''Ignoble Noble'', aux allures totalement médiévales. Petite pépite entêtante, ''Charité populaire'', où les paroles pointant quelques précieuses ridicules, sont aussi captivantes que la mélodie (''le sexe est le moyen des faibles pour écourter la conversation''). Ce petit bijou de deux minutes est truffé de vérité dérangeante, de léger cynisme rimant avec réalisme, bref un constat presque attendrissant. Lafontaine n'aurait pas dit mieux avec ses fables. 

Ce n'est pas un album mélancolique à pleurer que nous présente HK, même si les mélodies et l'air sérieux pourraient le faire penser. Il est plutôt dans une ironique réalité, un constat objectif parfois satirique, mais universel. On se délecte de ses fines métaphores comme dans ''On peut apprendre'' (''On apprend pas à un porc à cesser de se gaver tant qu’on remet de l’or dans son écuelle d’acier''), tantôt amusantes, tantôt désolantes car criantes de vérité. Il invite également à prendre du recul pour mieux savourer le présent, faire une pause dans le temps pour mieux reprendre la suite. Son phrasé s'intercale parfaitement aux instruments comme un rouage, ce qui lui vaut quelques comparaisons à d'autres grands de la chanson française. Pas la peine de les citer, ils s'imposeront à vous automatiquement.

Comme désiré, Le dernier présent. est un album aux allures bien rangées tant musicalement que textuellement, en grand monsieur de la chanson qu'il se profile. On perçoit le désir d'une belle présentation, pantalon à pinces dans chaussures cirées sur moquette pourpre, mais sur fond de T-shirt troué et de pensées pas toujours bien douces. Le regard affûté, la parole maline et maligne, Alexis HK semble exceller dans cette trempe à tendance réflexive. Les prédictions Mayas auront au moins déclenché un retentissement positif, ce Dernier présent.

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