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Critique d'album

Aerosmith


Music from Another Dimension!


(06/11/2012 - Columbia - Hard rock - Genre : Hard / Métal)
Produit par Jack Douglas, Steven Tyler, Joe Perry, Marti Frederiksen

1- Luv XXX / 2- Oh Yeah / 3- Beautiful / 4- Tell Me / 5- Out Go the Lights / 6- Legendary Child / 7- What Could Have Been Love / 8- Street Jesus / 9- Can't Stop Loving You / 10- Lover Alot / 11- We All Fall Down / 12- Freedom Fighter / 13- Closer / 14- Something / 15- Another Last Goodbye
Note de 2/5
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Note de 2.0/5 pour cet album
"Hey, what did you expect ?"
Nicolas, le 10/12/2012
( mots)

Que peut-on décemment attendre d'Aerosmith en 2012 ? On va tourner court à tout semblant de réflexion en insistant sur un point, un seul : Steven Tyler a osé être jury pour American Idol l'année dernière. A partir de là, la messe est dite : que peut-on attendre d'Aerosmith en 2012 ? Rien, absolument rien. Mais tandis que nombre de kids américains iront se procurer Music From Another Dimension! chez Wal-Mart comme d'autres mettront le dernier album de Marianne James dans leur caddie au Carrefour Market, les plus anciens garderont en mémoire l'époque révolue qui a vu le gang de Boston redonner un coup de fouet au hard rock US tandis que Led Zeppelin, l'expatrié d'outre-Atlantique, commençait son lent et inexorable déclin. Ils se rappelleront de Toys in the Attic ou de Rocks, ils se remémoreront "Walk This Way" ou "Back in the Saddle", et ils oublieront tout le reste ou presque, les compromissions mercantiles abjectes, les albums pop sirupeux des années 80, les slows FM nauséabonds et toute l'engeance glam metal enfantée par la bande.

Seulement voilà : même décati, dégénéré et ridicule (qui n'a pas été rigoler un bon coup devant les vidéos YouTube des différents viandages de Steven Tyler sur scène ?), Aerosmith reste la plus formidable pompe à fric jamais enfantée par le rock US. Et si Mr. Big Mouth, entre deux liftings ou cures de désintox, est allé jouer les divas dans un télé crochet, ce n'est pas uniquement par (mauvais) goût mais surtout pour renflouer son compte en banque. A ce petit jeu de pognon facile, n'importe qui se laisserait tenter, y compris Joe Perry qui ne peut pourtant plus encadrer son ancien compagnon de débauche en peinture. Qu'importe si les deux hommes ne se parlent pour ainsi dire plus du tout, de l'aveu même de Perry : l'appel du dollar reste le plus fort, surtout lorsque le dernier disque studio du quintette, Just Push Play, date de près de onze ans. En résulte un album qui, en dépit de l'annonce d'un soi-disant retour aux sources auquel personne n'a cru, constitue l'archétype même de la superproduction corrompue par le business avec ses quinze morceaux pour presque autant de compositeurs et son armada de six balades FM, un record. Autant dire qu'on trouve ici matière à se répandre largement en insultes plus ou moins fleuries.

Ceci étant posé, il reste quand même sur dans cet album une offre suffisamment substantielle pour ne pas le jeter dans la cuvette des WC sans le moindre discernement. Passons sur le thème fantastique, l'artwork comic rétro et l'intro-conclusion psychédélique, une simple poudre aux yeux qui ne trompera personne. En revanche, "LUV XXX" crée son petit effet d'entrée de jeu avec ses guitares cinglantes et ses rafales binaires ludiques, même si on ne peut que s'étonner de l'apathie d'un Steven Tyler qui s'est quand même pris un sacré coup de vieux vocal. Ou alors cache-t-il bien son jeu ? Les couplets de "Beautiful" signent en effet le réveil du vieux briscard, harangueur et aboyeur comme jamais, même si la suite du morceau s'abime dans des tréfonds de banalité. Le début du disque oscille ainsi entre un hard rock mou qui ne s'assume plus et de simples recettes de cuisine destinées à faire frissonner les filles ("Oh Yeah", aussi vulgaire que niais) avant d'entamer le gros morceau du programme, "Out Go the Lights", blindé au riff funky libidineux et balancé comme pas deux. On y retrouve le côté partouze à ciel ouvert propre à Aerosmith, ce mélange de fun et de provocation assumée qui fait copuler les styles (et les auditeurs) sans discernement mais sans aucune prise de tête. Dommage, en revanche, que le morceau soit un poil longuet - même si on se lasse très peu des solos bluesy de Joe Perry - et surtout qu'il se fasse phagocyter par des chœurs féminins trop envahissants. Oh miracle, la suite est écoutable par intermittence et laisse même quelques très bons morceaux se faufiler entre les meringues : "Legendary Child" et ses guitares giclées-glissées, "Street Jesus"qui hausse sérieusement le tempo (il était temps) ou encore les deux compos chantées par Perry, "Freedom Fighter", fidèle aux principes des 70's, et le blues-rock culotté "Something". Comme quoi, il faut parfois se forcer un peu.

Et puis il y a tout le reste, le prêt-à-diffuser radiophonique pour midinettes, le genre de tubes lacrymaux que papa Tyler compose pour que sa fille puisse s'envoyer en l'air avec Ben Affleck dans Armageddon, et que dire ? Qu'on louvoie à vue entre le pas folichon ("Tell Me" et "Closer", qui pourraient être intéressants mais qui plongent à pieds joints dans la guimauve dès qu'il faut envoyer le refrain), le franchement inutile ("Can't Stop Loving You", duo masculin-féminin ultra-rebattu) et le minable intégral ("We All Fall Down", pathétique, et surtout "What Could Have Been Love" qui pourrait faire de l'ombre à "Cryin'", pour vous situer le niveau). On n'oubliera pas la franche rigolade qui ponctuera l'écoute de "Another Last Goodbye" avec son intro flûtée qui pompe sans vergogne "Stairway to Heaven" et les singeries vocales d'un Tyler qui exécute son prime d'American Idol comme un macaque grand-guignol. Une honte inqualifiable, mais que voulez-vous ? Il faut bien vendre, et l'artiste (avec un petit a) est un travailleur comme un autre. Le seul intérêt de Music From Another Dimension! serait éventuellement d'attirer l'attention des jeunes générations sur ce groupes de papys junkies rigolos qui furent un temps les rois du Hard rock, avec un grand H cette fois-ci, et avec un peu de chance, vu que Toys in the Attic est vendu à peu près cinq fois moins cher que le petit dernier, ils opteront pour acquérir la vieillerie bon marché. Quant aux autres, ils écouteront le dernier Aerosmith comme le dernier Rihanna ou le dernier Bob Sinclar, ce qui aura au moins l'intérêt de leur faire passer le temps en attendant le retour très attendu de la Nouvelle Star sur W9. On en salive d'avance. Ah non ?

Edit : en album ami, on vous aurait bien proposé le dernier Bon Jovi, mais on ne l'a pas en stock dans notre base de données. Désolé.

Commentaires
Neum, le 07/10/2015 à 13:31
Pitoyable article d'un cuistre et de sa bande de bobos. Immense groupe pour un vrai album de retour à écouter en boucle. Et n'en déplaise au sieur Nicolas, on retrouve l'électricité amplifiante d'un "Get a Grip", véritable chef-d"oeuvre du groupe par ailleurs. Car oui, il n'y a pas que "Pump" dans la discographie des Aerosmith, d'autant que toutes les chansons le constituant, ne valent pas qu'on s'en souvienne! Alors foutez-nous la paix avec votre garde du temple qui n'a jamais existé : ce "Music from another dimension!" est un album magistral, festif, un vrai retour aux sources et une claque pour tous les pseudos groupes actuels de pacotille et surtout donc, pour tous les journalistes ratés!
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