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Métal Mèan 2021


Jean-Gief, le 26/08/2021

Le Métal Méan (prononcer “Méan” et pas “Mine”, il y a un accent) c’est une vieille histoire qui commence en 2004 qui aurait dû se terminer pour sa Farewell édition l’année dernière. L’année dernière n’ayant existé pour personne dans le monde du spectacle, les orga ont décalé pour finalement faire comme Scorpions : remettre leurs adieux à l’an prochain.

On comprend que l’orga a du être difficile, les groupes américains refusant de confirmer leur venue en Europe à l’avance, d’autres groupes se rendant compte au dernier moment qu’il faut se faire vacciner pour voyager (!), bref une édition 2021 qui sera finalement maintenue mais pas comme l'orga l'aurait souhaité donc le clap de fin ce sera pour 2022.

Bref, nous voici en terre Wallonne à une heure de la frontière pour ce festival qui m'est cher pour pleins de raisons. Avant tout pour l’orga / l’esprit très roots qui règne ici. Aussi parce que c’est un petit fest avec le charme que ça implique, on circule facilement, le nombre de spectateurs est raisonnable. Enfin, les orga sont des passionnés qui connaissent leur scène, preuve en est la qualité des affiches toutes ces années.

Le fest book traditionnellement du Black, du Death, un peu de Thrash ou de Grind, sans être à l'abri de proposer un groupe de cover des Beatles en warm up la veille.

En parlant d’affiche : 

Et c'est parti !

Le pass, le masque et tout ça


Cette année on nous demande de montrer patte blanche (= pass sanitaire + carte d’ID) armé d'un masque pour obtenir le précieux sésame. Une fois le bracelet obtenu le covid n’existe plus.


Bas les masques, la distanciation sociale s'illustre par des pogo virils torses nus, les gestes barrières deviennent des poings levés, des gobelets qui tintent le bruit de l’apéro, des conversations très rapprochées pour couvrir le bruit de la scène. On ne parle plus de vaccin mais de bière, d’eau, de coca et de Jagermeister qui attire les guêpes. Déstabilisant et réconfortant. 

Sulphur Aeon


On arrive à rater la moitié du show de Sulphur Aeon parce que le talent ne s’improvise pas. Dommage car ça avait l’air beaucoup plus propre et carré que leur prestation au In Theatrum Denonium de Denain en veille de confinement.


Wiegedood


 Go pour Wiegedood qui remplace au pied levé Hulder. On les connait bien ceux là, ils ont des gens de la Church of Ra chez eux, collectif qui regroupe des noms que vous avez forcément déjà vu passer : Amenra, Oathbreaker, Hessian (3), The Black Heart Rebellion, Pieces Of Quiet, Hive Destruction, Sembler Deah and Treha Sektori (un peu comme la Team Nowhere de l’époque, oui c’est ça).


 


Le trio nous sert un post black metal plutôt mélodique et hypnotique qui a beaucoup écouté Emperor/ Dissection pour aller vers du Wolves in the Throne Room. Les morceaux sont longs et malgré les merdouilles techniques, le groupe pose l’ambiance et réussit ses montées épiques. 50 min de set ultra convaincantes qui me pousseront à creuser dans la disco du groupe.



On se dispense d’écouter Sabathan attentivement pour les juger de loin en mangeant nos sandwichs végé. Big up à la cuisine d’ailleurs, ces sandwichs sont une tuerie. Oui il était tôt pour manger, mais c’est la peur de manquer que voulez-vous. 




Autant je peux comprendre qu’on ne soit pas convaincu par les gobelets réutilisables, autant quand on les a essayé, choisir de faire marche arrière me semble … sale



Probablement un effet du COVID.

Misþyrming


On se place pour Misþyrming (démerdez vous pour la  prononciation). 


Mon expérience passée avec eux doit se résumer à une écoute distraite par hasard, merci l’algorithme Youtube. Et pourtant la scène islandaise fait du bruit depuis quelques années maintenant, aujourd’hui on est en présence de membres qui participent entres autres à Naðra. 


On est dans cette frange du black métal aux vocaux plus humains sans pour autant tomber dans la voix claire. Les morceaux sont longs, à la fin de set je dirais qu’ils en ont joué 4, mes voisins me disent 6, on va dire 5 dans le doute. Il me semble que la majorité des morceaux viennent du dernier album en date Algleymi, le tout n’est pas forcément ultra facile d’accès car les mélodies peuvent être dissonantes et noyées dans des compos plutôt massives mais on passe clairement un bon moment.



Bôlzer on s'emmerde et Sodom pendant 90 min c’est bien trop long donc direction la voiture pour passer le temps.  




Evelyne Dhéliat nous avait prévenu, la pluie tombe, transformant le terrain en un joyeux bordel favorable au ventriglisse. Si y’a pas de boue c’est pas vraiment roots finalement. 


Sodom


Nous revenons pour voir la dernière moitié du set de Sodom, la vraie tête d’affiche de la soirée pour la majorité du public qui … s’est évaporé ?! Bon ok my bad. 


Et comme à l'accoutumé finalement à Méan, c’est plutôt vers 20h qu’on va croiser le plus de monde, les gens viennent juste picoler pas loin avec du son, pourquoi pas ... Le festival se vide donc sur la fin malgré les têtes d’affiches à venir. 


Quoiqu’il en soit Sodom c’est un membre du big 4 du Thrash Allemand qui, malgré les 58 ans du leader bassiste et chanteur Tom Angelripper, ne laisse aucun répit à son public. C’est ultra carré, très énervé, ça me semble très quali malgré ma relative méconnaissance du style. 


Petite reprise d’"Iron Fist" de Motorhead qui fait du bien puis tout s'enchaîne, on aura pas vu passer cette seconde moitié de set finalement.


Hellhammer - Triumph of Death


A priori le groupe ne joue pas avec le nom de Hellhammer mais celui de Triumph of Death, composé de 


* Tom Gabriel Warrior (HELLHAMMER, CELTIC FROST, TRIPTYKON) – chant/guitare


* Mia Wallace (NIRYTH, THE TRUE ENDLESS, KIRLIAN CAMERA) – basse


* Michael Zech (SECRETS OF THE MOON, ODEM ARCARUM) – guitare/chant


* Alessandro Commerio (FORGOTTEN TOMB, HIEMS) – batterie


On va pas se mentir, je ne connais personne qui aime Hellhamer en studio.


Et pourtant, j’attends ce show avec une impatience rare car je commence doucement à vouer un culte à Tom G Warrior -le bonhomme avec un bonnet au centre- leader du groupe pour qui je me dois d’écrire un papier, mais aussi parce que la prestation délivrée au Brutal Assault de 2019 m’avait franchement transporté.


Je ne reviendrai donc pas ici - c’est pas l’endroit - sur l’origine de Hellhammer et tout le Lore qui lui est associé, soyez patients.


 


Je ne saurais dire si c’est du sample choisi par le groupe ou si c’est l’orga qui décide de nous passer du Dead Can Dance en attendant le début du show ça la tension monte. 


Pas de fioritures, Hellhammer envoi son proto black thrashisant avec plein de punk dedans, reprenant des pistes de l’album Triumph of Death, 40 ans après la release de l’album et en sachant jouer, ça change tout (:


12 pistes, ça enchaine, ça joue entre 2 et 3 min et malgré le côté ultra rentre rendant et bas de plafond on arrive à percevoir des soupçons de doom. ça crèvera les yeux sur le morceau de clôture, plus long, les prémices d’un futur Requiem que composera Tom jusqu’en 2019 sont déjà là. 


 


Que de chemin parcouru!


 



On vient de participer à un voyage dans le temps en 83, je deviens nostalgique d’une époque que je n’ai pas connue.


 


Les festivals et concerts me manquaient, le sevrage forcé aurait pu me faire passer à autre chose, mais on vient tous de reprendre une dose, et je vous invite à prendre la votre aussi car la boîte de Pandore ne doit pas se refermer.


 


 

Commentaires
TGW, le 27/08/2021 à 18:24
Ugh!
Vieuxmean, le 27/08/2021 à 12:56
J'ai rajeunit de 10 ans en lisant cet article.
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Pressure Machine


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Pressure Machine est à l’opposé d’une production grandiloquente bâtie pour partir à la conquête des ondes FM ou des stades. Le dernier album de The Killers se veut contemplatif et raffiné. Un disque délicat qui, comme souvent dans ce genre de concept, comporte quelques lacunes que nous allons évacuer d’emblée avec le titre “Desperate Things” et sa lenteur agrippante qui enferme l’auditeur dans une mélodie pompeuse dont l’auditeur n’arrivera jamais à se défaire, un passage fait de larsen finit d’anéantir tout espoir de trouver une étincelle et ce morceau constitue le seul véritable loupé de l’album. 

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