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Compte-rendu de concert

The Hellacopters


Date : 20/11/2022
Salle : Elysée Montmartre (Paris)
Première partie :

Le rendez-vous avait été pris à l'Elysée Montmartre pour assister à l'unique atterissage des Hellacopters en France. 

François, le 22/11/2022
( mots)

Le sens du timing. Alors que nous montons les marches qui mènent à la salle, les accords lourds des Datsuns commencent à résonner. La salle est encore clairsemée quand le "meilleur groupe du monde", ainsi que Maxime l'avait qualifié en 2006 dans nos colonnes, ouvre le bal avec son hard-rock rétro made in New-Zealand. Etant complétement passé à côté du combo, je découvre ou presque ce que donnent les chantres du revival saturé de l'autre hémisphère ... Et sans renchérir sur l'hyperbole sus-citée, je dois bien avouer que le show était d'une grande qualité, à l'image d'un groupe aguerri, qui essaye de jouer son rôle de première partie - entendre de chauffeur de salle, se montrant particulièrement efficace sur des titres comme le martelé "Harmonic Generator" ou sur "Bite My Tongue" lorsque le chanteur demande à la foule de s'asseoir pour se relever avec davantage d'entrain. Une mise en bouche unanimement appréciée avant que n'entre en scène l'attraction du soir ...

 

Setlist - The Datsuns

Gods Are Bored

Other People’s Eyes

Sittin' Pretty

Harmonic Generator

Dehumanise

Caught in the Silver

Brain to Brain

Gold Halo

Bite My Tongue

Helping Hands

MF From Hell

 

Qu'on soit un mélomane bercé aux constructions complexes du rock progressif, un metalleux adepte des musiques les plus extrêmes, un romantique mélancolique noyé sous la New-Wave ou un forcené de l'indie-rock, tout amateur de rock, quelle que soit sa chapelle, a besoin des Hellacopters pour renouer avec ses racines. A savoir, revenir aux bases et entendre le rock tel qu'il sonnait dans les années 1950 au nom du rock'n'roll, dans les 1960's avec les Kinks, les 1970's avec le pub-rock, les 1980's à Newcastle, puis les 1990's en Suède, et tel qu'il sonne encore et toujours chez pléthore de groupes grâce à la flamme entretenue par les Hellacopters. Une musique intemporelle, fougueuse, du rock carré et accrocheur qui donne envie d'hurler en coeur "I'm in the Band". 

Et l'entrée en matière du groupe, dont on ne peut que saluer la remise en selle, se fait sur l'entraînant "Hopeless Case of a Kid in Denial ", première étape d'un voyage musical au sein d'un répertoire qui comporte un bon nombre de tubes. Preuve en est des nombreuses excursions à travers les pièces de By the Grace of God, opus culte s'il en est, parmi lesquelles on évoquera volontiers les immenses "Carry Me Home" et "By the Grace of God" qui conclura la setlist avant le rappel. D'après une discussion post-concert, une partie du public a regretté le manque d'extraits issus des deux premiers opus, les plus garages et rugueux ... Il est vrai que "Tab" aurait pu être joué, d'autant plus que d'autres salles y ont eu droit lors de la tournée. Tout en comprenant la remarque, nous ne partageons pas cet avis tant l'élaboration de la soirée nous sembla parfaite de bout en bout. 

L'excellent dernier album en date, Eyes of Oblivion, occupa une bonne partie du show et confirme ce qui avait été entendu en studio : c'est tout simplement un petit chef-d'oeuvre qui mérite sa place dans la haut du tableau pour l'année 2022. Les deux singles "Eyes of Oblivion" et "Reap a Hurricane" s'avèrent en effet démentiels sur scène, et la majorité du public n'est visiblement pas passée à côté de leur sortie, quand le "slow" "So Sorry I Could Die" est parvenu à devenir un des moments les plus intenses du concert, Andersson se montrant très convaincant au chant façon crooner. 

C'est bien sûr dans l'interprétation que réside tout le sel du spectacle, les Hellacopters offrant tout ce qu'on attend d'un groupe de rock en bonne et due forme. C'est propre, énergique, puissant, les guitares volent, les musiciens affichent une belle complicité qui laisse espérer bien des choses pour l'avenir, et le concert défile sans trêve jusqu'à un "(Gotta Get Some Action) Now!" débridé. Même les jeux de lumière, somme toute assez classiques, sont très bien gérés : un exemple, le petit éclairage sur le "I'm in the Band" du refrain intervient avec une grande pertinence et donne tout son relief au titre. 

Les concerts passent toujours trop vite, mais celui-ci a semblé défiler à une vitesse infernale. Une chose est certaine, les Hellacopters sont bel et bien de retour, aussi brillants sur scène qu'ils le sont en studio. De quoi demander à Maxime, s'il lit ces lignes, en référence à sa chronique des Datsuns : tu es sûr que ce n'était pas plutôt les Hellacopters le "meilleur groupe du monde" ? 

 

Setlist - The Hellacopters

Hopeless Case of a Kid in Denial (High Visibility, 2000)

Crimson Ballroom (Cream of the Crap Vol.1, 2002)

Carry Me Home (By the Grace of God, 2002)

A Plow and a Doctor (Eyes of Oblivion, 2022)

Positively Not Knowing (Eyes of Oblivion, 2022)

You Are Nothin' (Payin' the Dues, 1997)

So Sorry I Could Die (Eyes of Oblivion, 2022)

Toys and Flavors (High Visibility, 2000)

Born Broke (Supershitty to the Max!, 1996)

The Devil Stole the Beat From the Lord (Grande Rock, 1999)

Rainy Days Revisited (By the Grace of God, 2002)

Circus (String Driven Thing cover)

Down on Freestreet (By the Grace of God, 2002)

Eyes of Oblivion (Eyes of Oblivion, 2022)

Soulseller (Payin' the Dues, 1997)

By the Grace of God (By the Grace of God, 2002)

Rappel

Reap a Hurricane (Eyes of Oblivion, 2022)

I'm in the Band (Rock & Roll Is Dead, 2005)

(Gotta Get Some Action) Now! (Supershitty to the Max!, 1996)

Commentaires
FrancoisAR, le 24/11/2022 à 07:29
Ahaha merci Rudy, j'étais en effet étonné que tu ne sois pas de la partie ... Ceci explique cela.
Rudy, le 23/11/2022 à 22:48
Chronique sympa qui me dégoûte encore plus d'avoir chopé le covid au pire moment!