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Compte-rendu de concert

Eagles of Death Metal


Date : 30/01/2007
Salle : Bataclan (Paris)
Première partie : The Spores
Maxime, le 02/02/2007
( mots)
Jesse Hugues l’avait dit au moins d'août dernier lors du concert au Trabendo : entre la France et les Eagles of Death Metal, une idylle est née. Restait à savoir si le coup de foudre allait se prolonger sur cette nouvelle date parisienne.

La question reste en suspend alors que les membres de The Spores assiègent la scène. En guise d’intro surgit sur un petit autel rappelant le théâtre de guignol la tête d’un chauve hystérique qui postillonne des slogans incompréhensibles. S’ensuit une marionnette scratchant sur une petite platine en carton sur fond de hip-hop crade. Stupeur dans l’assistance. Mais qu’est-ce que c’est que ce truc ? Le nouveau bébé de Molly Mc Guire, bassiste potelée que les fans de la galaxie QOTSA connaissent bien puisqu’elle a promené sa quatre cordes aux côtés du groupe de Josh Homme mais aussi et surtout de Mondo Generator sur l’album A Drug Problem That Never Existed ?, le meilleur disque du projet metal-punk de Nick Oliveri. Aujourd’hui accompagnée de Greg Biribauer à la guitare et Kenny Pierce à la batterie, la jeune femme s’investit dans un power rock mâtiné d’électro minimaliste et de beats hip-hop. Cette entrée en la matière pour le moins intrigante promet ainsi une espèce de rencontre bizarre entre Beck , Foo Fighters et Devo . Las, malgré la petite marionnette montée sur une paire de jambes en plastique (!) qu’arbore la chanteuse et les puissants riffs qu’assène avec conviction Biribauer, la mixture ne prend pas. Au fil des titres, la formule perd en consistance et se dilue complètement dans un rock certes musclé mais qui ne casse pas trois palmes à une carpe. Le tout se termine sur une reprise d’un titre célèbre de Simon & Garfunkel figurant sur la B\.O\. du Lauréat (non, pas "Mrs Robinson"). "Quelle honte de massacrer une chanson pareille !" me glissera un quarantenaire dégoûté aux chiottes.

Juste le temps de fermer la braguette pour assister au retour des Eagles of Death Metal sur le sol parisien devant leurs nouveaux copains. D’humeur toujours aussi joviale, Jesse Hugues arpente le parquet de long en large évoquant, au choix, un cocaïnomane en pleine montée ou un dindon en rut. Le line-up demeure inchangé depuis leur dernier set : Gene Trautman à la batterie, Brian O’Conner à la basse et Dave Catching à la guitare, tout comme les facéties du frontman, apostrophant le public entre chaque morceau, se recoiffant la moustache en se mirant sur les lunettes du guitariste, espèce de Michou à crête de punk. Seul grain de sable dans cette machine rock’n’roll bien huilée, Catching se vautrera lamentablement à deux reprises devant un public et des collègues hilares, tout en continuant à sabrer ses riffs comme si de rien n’était, étalé sur le sol, les pieds dans les têtes d’ampli. Plus concis qu’au Trabendo, le groupe enquille ses titres d’une seule traite, les décharges boogies laissant place de temps à autres à leurs tubes ("I Want You So Hard", "I Only Want You", "Flames Go Higher", "Cherry Cola"). Dommage de laisser sur le carreau quelques morceaux sur lesquels on aurait pas craché comme "Sun Berdoo Sunburn" ou "The Ballad of Queen Bee and Baby Duck". Bénéficiant d’un son sauvagement costaud, le quatuor fait hurler les guitares tandis que Trautman fait subir à sa batterie les derniers outrages. Le rappel s’ouvre sur Hugues entonnant en solo "Midnight Creeper", puis rejoint par ses comparses, sur une batterie de reprises dont une cover laid-back du "Beat On The Brat" des Ramones. Le concert s’achève sur un fédérateur "Brown Sugar" emprunté aux Stones, exécuté devant un public qui n’aura pas débandé d’un pouce de toute la soirée. Définitivement, il y a entre la France et Eagles of Death Metal quelque chose qui fait durcir le pantalon.
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The Killers


Pressure Machine


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Pressure Machine est à l’opposé d’une production grandiloquente bâtie pour partir à la conquête des ondes FM ou des stades. Le dernier album de The Killers se veut contemplatif et raffiné. Un disque délicat qui, comme souvent dans ce genre de concept, comporte quelques lacunes que nous allons évacuer d’emblée avec le titre “Desperate Things” et sa lenteur agrippante qui enferme l’auditeur dans une mélodie pompeuse dont l’auditeur n’arrivera jamais à se défaire, un passage fait de larsen finit d’anéantir tout espoir de trouver une étincelle et ce morceau constitue le seul véritable loupé de l’album. 

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