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Billet Albumrock

Vinyl : La petite histoire dans la grande, Episode 9


Erwan, le 17/04/2016

Nous rappelons que si American Century Records, ainsi que les personnages qui la composent et quelques autres éléments de l’univers de la série sont de l’ordre de la fiction, la plupart des évènements et des personnages cités sont bien réels et font partie de l’histoire de la musique des Etats-Unis.

Après un week-end en garde à vue, Richie découvre les joies de la cohabitation avec Maury, dont la société s’est installée dans les locaux d’American Century Records comme le prévoyait un deal entre Richie et la mafia. Et la sortie du nouveau sous-label approche, les Nasty Bits sont prêts ! L’équipe du secteur artistique se réunie d’ailleurs pour écouter les démos de nouveaux artistes et décider de quels sont les nouveaux noms qu’American Century Records va tenter d’imposer sur le marché avec ce nouveau sous-label.

"Hey Joe, where you gonna, where you gonna run to? Where you gonna run to, Joe, where you gonna run to ? Go get a cover, I'm gonna go down south, I'm gonna go down south to Mexico, I'm going down, down, down to Mexico where a man can be free", voilà ce qu’on peut entendre sonner dans la salle de réunion, là où les experts de Richie décortiquent en une quinzaine de secondes ce que sera ou non la carrière de cette voix que personne ne connaît encore et que peut-être personne ne connaîtra jamais. En l’occurrence, cette voix-là aura de la chance, puisque la chanson que nous sommes en train d’écouter, "Hey Joe", paraîtra sous forme de single en 1974, soit quelques mois plus tard. Et si vous pensez qu’on est en train de parler de Jimi Hendrix, vous avez tort, bien que nous parlions pourtant de la même chanson. Il s’agit ici en effet de la chanson "Hey Joe", de Patti Smith.

"Hey Joe" est en fait une chanson qui n’appartient à personne, bien que la version de Jimi Hendrix soit aujourd’hui très très connue et qu’on a tendance à considérer que quelqu’un qui la reprend de nos jours fait alors une reprise de Jimi Hendrix, personne ne peut affirmer avec certitude qui a écrit la chanson. Hendrix affirme lui s’inspirer de la version du musicien américain Tim Rose, sortie en 1965, mais trois ans plus tôt on peut retrouver des traces de l’écriture de la chanson par un obscur folkeux de Greenville nommé Billy Roberts. Quoi qu’il en soit Hendrix décide de jouer la chanson désormais célèbre de l’homme qui tire sur sa femme et qui s’enfuit au Mexique, qui voit le jour en 1966. D’autres musiciens se sont amusés avec ce titre nomade du rock, dont Johnny Hallyday qui en fait une version française sur le conseil même de Jimi Hendrix, mais également Patti Smith.

Aujourd’hui grande marraine du punk, Patti Smith n’est absolument personne en 1973. En tout cas dans le monde musical, bien qu’elle commence à travailler avec quelques musiciens et groupes de New York et à traîner dans le milieu si on peut dire. "Hey Joe" est son premier enregistrement personnel qui sera commercialisé, une version qu’elle complète par une prose parlée qui marque déjà son attachement à la poésie et son envie de mélanger les genres. "Hey Joe" marque le début du Patti Smith Group, composé de Lenny Kaye (avec lequel Patti Smith a une aventure), Ivan Kral, Richard Sohl et Jay Dee Daugherty.

Toujours dans l’optique de gonfler le catalogue d’American Record Century, Julie fait une proposition. Mais un peu perdu dans ce vent de nouveauté qui lui rappelle qu’il n’est plus tout jeune et plus vraiment dans le coup, il souhaite en parler à Richie en privé :

"Il ne vend pas grand-chose et s’attend à être viré de Columbia d’ici peu. Ça pourrait être une bonne opportunité pour nous […] Il a une âme, une profondeur, et un petit côté rétro. Un genre de Bob Dylan plus accessible."

Alors, de qui Julie est-il en train de nous parler ? Bruce Springsteen ! Dans une description générale complètement bateau qui ne permet pas du tout de se faire une idée du sujet de la conversation, la comparaison avec Bob Dylan est tout de même un indice. Outre le fait que les deux soient des songwritters accomplis qui ont marqué l’histoire des USA, Bob Dylan et Bruce Springsteen ont également pour point commun d’avoir été tous les deux repérés par John Hammond durant la même période, qui leur a permis de signer effectivement chez Columbia. Bruce Springsteen est en effet en assez mauvaise posture en 1973. Ses deux premiers albums ne se sont que modestement vendus et si les critiques sont positives, elles ne lui permettent pas de changer de statut aux yeux du public. Mais Columbia sera finalement un peu plus patiente avec Bruce Springsteen que ce que l’on peut croire dans ce neuvième épisode de Vinyl, et lui permettra en 1975 de sortir sa pièce maîtresse, Born To Run. Comme quoi, parfois, quand on laisse du temps au temps…

 

L’histoire du rock ne s’arrête jamais, mais Vinyl si hélas ! Heureusement ce n’est pas pour tout de suite et on vous invite à continuer de suivre avec nous chaque semaine le récit de ce qu’il s’est vraiment passé à New York en 1973, et pour vous imaginer à quoi ressemblait New York cette année-là, fermez les yeux et souvenez-vous : "C’mon Everybody" de Eddie Cochran, "Blues Run The Game" de Simon & Garfunkel, "Rock And Roll Queen" de Mott The Hoople et "Long Cool Woman (In A Black Dress)" de The Hollies.

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