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Critique d'album

Wheel


Moving Backwards


(22/02/2019 - Odyssey Music Network - Metal progressif - Genre : Hard / Métal)
Produit par James Lascelles, Wheel

1- Vultures / 2- Wheel / 3- Tyrant / 4- Up The Chain / 5- Skeletons / 6- Where The Pieces Lie / 7- Lacking
Note de 4/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Véritable tour de force d’un groupe particulièrement prometteur"
Franck, le 26/01/2021
( mots)

Si vous aimez la musique à la frontière du rock et du metal, sous sa forme la plus brute et pourvue d’une partie instrumentale aussi technique que puissante, Wheel est un groupe fait pour vous ! Revenons donc sur un des albums marquants de l’année 2019 à travers un des groupes les plus prometteurs de la scène du metal progressif. Et c’est encore une fois la Scandinavie qui s’illustre dans ce registre, à ceci près que le chanteur et guitariste James Lascelles est anglais !


Le groupe s’est formé en 2015 à Helsinki (Finlande) autour d’une musique marquée d’influences comme Karnivool, Meshuggah, Steven Wilson et surtout Tool ; James Lascelles citant d’ailleurs l’album Aenima (Tool, 1996) comme une de ses références majeures. Durant son expatriation en terres nordiques, le Britannique s’entoure de musiciens locaux, à savoir Roni Seppänen (guitare), de Mikko Määttä (basse) et de Santeri Saksala (batterie). Cette collaboration aboutit dans un premier temps à deux EP - The Path et The Divide - se montrant déjà prometteurs tout en confirmant les affiliations citées précédemment. Mais rien ne laissait présager un premier album, Moving Backwards, aussi marquant et doté d’une telle maîtrise : sept titres particulièrement riches, pour un peu plus de quarante minutes intensives qui vont vous scotcher à votre fauteuil. 


Le groupe de Helsinki ne se fait pas attendre et débute de manière fracassante dès le morceau d’ouverture "Vultures" en présentant une force de frappe hallucinante : un énorme son de batterie au jeu précis, une basse au premier plan menant une section rythmique lourde et puissante, ainsi que deux guitares se chargeant d’envoyer régulièrement de virulentes décharges sonores. Si ce premier morceau peut s’apparenter à une claque que l’on n’avait absolument pas vu venir, le titre qui suit - intitulé tout simplement "Wheel" - sera à n’en pas douter un véritable uppercut. Car oui, ce n’est que le commencement ; et la comparaison avec les américains de Tool (renforcée par les différentes rythmiques tribales) n’est clairement pas anodine. L’intensité montant crescendo, on se doute que la détonation peut arriver d’un moment à l’autre et on retient notre souffle jusqu’à l’arrivée du déchaînement attendu. 


Wheel ne se limite néanmoins pas à une démonstration de puissance. En effet, certaines sonorités de l'album rappelleront également le metal prog de Soen allié à la lourdeur du grunge d’Alice in Chains et la subtilité de Riverside. Par ailleurs, un titre comme "Tyrant", du long de ses dix minutes, prend le temps d’exposer différentes facettes du groupe. En jouant habilement sur les contrastes d’une partie instrumentale parfaitement lisible, le quartet évite ainsi les poncifs que l’on peut parfois retrouver dans le stoner ou encore le post-rock. Ce qui permet notamment de mettre en exergue de jolies oppositions entre une guitare rythmique au son extrêmement lourd, et une guitare soliste beaucoup plus lumineuse. Et puis, il faut bien le reconnaitre, James Lascelles s’avère être un excellent chanteur qui expose ici toute l’étendue de sa palette vocale, capable de tenir de longues notes comme d’alterner entre différentes tonalités (allant de la voix claire et aérienne jusqu’à un timbre beaucoup plus rauque et puissant). 


Autre tour de force : le titre "Up the Chain", emmené par une batterie au tempo soutenu nous renvoie dans des contrées plus metal, avant un tourbillon final particulièrement ravageur. Aucun répit pour l’auditeur, on poursuit sur notre lancée avec l’instrumental "Skeleton" qui met en avant les qualités techniques des différents musiciens. Et ce jusqu’au final "Lacking", long morceau progressif aux multiples sections mélodiques évolutives, qui vient clôturer de manière brillante cet excellent album.


Le seul reproche qui peut être fait à ce premier opus est de jouer un peu trop sur le même registre, conférant un aspect linéaire à l’ensemble. La bande à Maynard J. Keenan (Tool) arrivant parfaitement à l’éviter grâce à une excellente gestion du rythme et des transitions - malgré la longueur de leurs compositions - aucun doute que ce point sera aisément rectifié à l’avenir.


Wheel frappe un grand coup dans la sphère rock et metal avec un premier album d’une grande maturité, véritable démonstration de ce que le groupe en provenance d’Helsinki est capable. Si vous n’êtes pas prêt à attendre quinze ans de plus pour un nouvel album de Tool, le groupe de James Lascelles dispose de sérieux atouts pour vous convertir. Rendez-vous alors le 26 mars pour la parution du deuxième album Resident Human. Vous êtes prévenu !

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