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Critique d'album

Turzi


A


(00/06/2007 - Record Makers - electro-rock - Genre : Autres)
Produit par

1- A / 2- Alpes / 3- Animal Signal / 4- Are you thinking about Jesus? / 5- Afghanistan / 6- Acid taste / 7- A notre pere / 8- Aigle / 9- Amadeus / 10- Attila Blues / 11- Authority 17 / 12- Allah Delon / 13- Axis Of Good
Note de /5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"On ne ressort pas intact de l'écoute de ce A. L'album électronique de l'année?"
Florent, le 29/09/2007
( mots)

A. Tel est le titre de ce nouvel album de Turzi. Romain Turzi, génial bidouilleur et compositeur électro, et instrumentiste de talent, nous offre ici une sorte de concept album avec ce premier chapitre d’une trilogie d’ores et déjà annoncée (A, B, C). Après un Made under authority vraiment convaincant et très prometteur (avec notamment l’excellent tube "Derrick starter"), voici donc ce A, qui est LA lettre de l’album (tous les titres du disque débutent par cette lettre).

Alors bien sûr, quand on parle d’électro-rock en France , il est carrément impossible de passer outre les comparaisons à Air et autres Daft Punk et de ne pas entendre parler de la fameuse « french touch », qui ressort alors directement de sa boite de pandore. Notons tout de même que tous ce gens (Turzi itou) sont plus ou mois originaires de la même région Versaillaise et affichent quelques points communs, que ce soit musicalement ou historiquement. On ne s’arrêtera pas à ces supputations finalement peu pertinentes. Ce A vaut bien mieux. Car la musique de Turzi est tour à tour hallucinante, apaisée, enlevée, épileptique, froide, sensuelle, hypnotique et cosmique. Les ambiances s’entremêlent pour le plus grand bonheur de l’auditeur qui savoure son bonheur à chaque écoute de l’album.

A vrai dire on pourrait tout à fait classer Turzi dans une sorte de « post-krautrock » des plus réussis. Turzi admet d’ailleurs être particulièrement fan et admirateur de cette vague de musque planante allemande des années 70, et pas la peine d’aller chercher midi à quatorze heures pour se rendre compte que non seulement le garçon a très bien digéré cette mine géniale d’influences, mais qu’en plus il sait apporter sa pierre à l’édifice et par là même nous rappeler à de bons souvenirs.

Ainsi, par exemple, on songe à Kraftwerk (l’ouverture "A", ou les pépites "Acid taste" et "Amadeus"), ou bien encore à du Neu ! assez couillu ("Animal expérience", "Aigle") … Bien entendu ce ne sont que des exemples, et Turzi sait aussi nous approcher de choses plus réelles comme cet "Afghanistan" aux sonorités induites par le titre de la chanson et au chant quasiment chamanique. Asian Dub Foundation apparaît soudain au coin de la porte. Et que dire de l’ironique "A notre père", qui à première écoute subjugue de par son côté ridicule et troublant, avant de s’avérer réflexe culturel névrotique vidé de tout sens, du aux souvenirs d’enfance de catéchisme (dixit Turzi).

Amen, me direz-vous ? Quasiment, oui, mais cette fois, pas de sarcasme. Et si l’électronique est utilisée comme une base musicale dominante, Turzi s’entoure du groupe Reich 4 sur scène, donnant alors une véritable identité rock à sa musique. Voir Turzi en live se révèle une expérience unique et somptueuse, ne serait-ce que pour gober et se gaver de cette musique planante, pleine d’instru barrés et hallucinogènes. Basse, guitares, batteries, et bidouillages en tous genre : l’amateur de musique électronique et de rock -electro, tout comme le profane es « post-krautrock » y trouveront leur compte. L'album (version studio) affiche quant à lui un vrai liant et une cohérence auxquels ne doit pas être étranger le travail de mixage de Nick Stones.

"Alpes", "Authority 17", "Allah Delon" (clin do'eil sympathique au passage) et "Attila Blues" sont des morceaux bien plus râpeux, et laissent apparaître des riffs parfois grassouillets, et tout le temps un chant à la fois menaçant et possédé, souvent couvert. On s’évade dans un monde bien loin du réel et le tout s'approche parfois d'un bruitisme psychédélique quasi jouissif. Une des motivations de base de la scène électronique des débuts et de ce qu’on appelait le « krautrock » était (entre autres) d’arriver à éprouver les mêmes sensations par la musique, que par la prise de drogue (voire subjuguer les effets de la drogue par une musique ahurissante et adaptée). Turzi semble reprendre le flambeau et continue de faire avancer le schmilblick. Chaque écoute apporte son lot de petites découvertes et de trips induits. Le morceau final "Axis of good" est presque un petit condensé de l’album mêlant rythmique et basse martiale, voix robotique, mélodie électronique en zigzag, cœurs envoûtants et riffs languissants.

A la fois un hommage génial et vraiment réussi à cette fameuse vague du « krautrock », et surtout le premier effort passionnant, d’une trilogie qui s’annonce déjà culte à l’avance, ce A de Turzi apporte une éclaircie très agréable sur la scène française. On s’en réjouit et on en redemande.

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