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Critique d'album

The Rapture


In The Grace Of Your Love


(05/09/2011 - DFA Records - Punk neo-electro jazz - Genre : Rock)
Produit par

1- Sail away / 2- Miss you / 3- Blue bird / 4- Come back to me / 5- In the grace of your love / 6- Never die again / 7- Roller coaster / 8- Children / 9- Can you find a way ? / 10- How deep is your love ? / 11- It takes time to be a man
Note de 4/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Un retour attendu et quasi réussi pour les new-yorkais"
Caroline BT, le 26/09/2011
( mots)

Découvert en 2003 avec le fantastique Echoes, qui marqua la renaissance de la scène musicale new-yorkaise, The Rapture est un quatuor mené par Luke Jenner. Comparé à un OVNI dance punk, le groupe bénéficie à l’époque du talent du producteur James Murphy au sein de la maison DFA. C’est avec le tube rageur "House of Jealous Lovers" et les cris paranoïaques de Luke, que The Rapture connaitra le succès. Après cette ascension fulgurante, Pieces of the people we love sort chez Universal en 2006, sans cette fois-ci, remuer les foules. Seuls les puristes s’éclateront sur les électro-funkys "Don’t go do it" et "Get myself into it" et retrouveront l’âme de The Rapture avec "Whoo ! Alright Yeah … Uh Huh" (titre repris dans le générique des sketchs de la déjantée Zazon). Avec deux chanteurs à sa tête, le bassiste Mattie Safer interprétant quasiment tout l'album, The Rapture passe alors près de la séparation. En effet, Luke Jenner quitte temporairement le groupe en 2008, gravement affecté par des événements familiaux survenus en cours de tournée. Il sera suivi quelques temps après par Mattie Safer (désormais Ed Bangers), qui lui ne reviendra pas. Aperçus en 2010 à Cannes au festival Pantiero et sur la scène de La Route du Rock, l’espoir renait donc pour les fans. Le groupe, devenu trio, n’a rien perdu de sa rage adolescente post punk sur scène.

Après 6 ans d’absence, The Rapture signe donc son grand retour avec leur nouvel album In the grace of your love. Semblant assagi, le groupe propose un CD s’éloignant de l’énergie féroce d’Olio, sans titres bruts ou insolents, mais gagnant en subtilité. Les arrangements du fantastique producteur Philippe Zdar (Phoenix) y sont pour quelque chose et subliment l’écriture fine et simple de Luke Jenner. La réalisation à Montmartre d’In the grace of your love n’efface pas non plus la patte électro-house new-yorkaise de la maison de disque DFA (Hot Chip, LCD Soundsystem, Bot’Ox), de retour pour cette nouvelle collaboration avec The Rapture. Les fans peuvent être rassurés, dès le premier titre "Sail away", la voix cristalline de Luke retrouve toute sa liberté. C’est également le cas avec le morceau "How deep is your love", sorti en juin, que renait le chant émouvant de Luke aux côtés des solos du saxophoniste Gabriel Andruzzi. Comme dans Pieces of the people we love, ce nouvel album touche à plusieurs styles : funk, avec les titres "Can You Find A Way" et "Never Die Again", pop ("Children") et disco ("How deep is your love"). Pourtant aux premières notes de la basse de "Miss you" et de l’enchainement au clavier, on pense reconnaitre le style et l’âme de The Rapture, mais on reste définitivement loin du synthétiseur de "Sister saviour" (Olio).

"Blue Bird" nous rappelle les possibilités multiples de la voix de Luke, pouvant tenir la note ou monter dans les aigus. En effet, entretenue et maintenue par sa participation à des chorales d’églises, la voix de Jenner, parfois en transe, tourbillonne et s’envole dans les titres "In the grace of your love" ou "Come back to me". Mais si le son originel des Rapture n’est plus tout à fait le même, on appréciera largement leur évolution. En milieu d’album, on se délectera donc du prodigieux "Come back to me", introduit audacieusement par un petit air d’accordéon, comme un pont entre New-York et la France. Titre à la rythmique lente, mais dansant, calibré pour le live, il promet de futures interprétations superbes. Puis avec "In the grace of your love", c’est le retour à l’essence même de The Rapture : gimmick obsédant de la guitare, voix de Luke transcendée et saxophone ingénieux.

In the grace of your love est composé de morceaux longs et variés qui pardonneront "Roller coaster", répétitif et ennuyeux, titre le plus faible de l’album. Cette seule déception est bien vite oubliée à l’écoute de l’un des derniers morceaux : "It takes time to be a man", une ballade où l’introduction au piano et à la guitare simplissimes sont instantanément addictifs. Le thème évoque sans aucun doute l’expérience personnelle de la paternité de Luke, où la touche du saxophone finit de nous faire fondre. In the grace of your love prouve que les new-yorkais nous reviennent plus matures, avec un disque qui tend à devenir un classique de nos discothèques. Pour retrouver la voix claire et l’allure toujours juvénile de Luke Jenner ainsi que les solos hypnotisants du saxophoniste Andruzzi, rendez-vous le 12 novembre 2011 à Tourcoing au Grand Mix.

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