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Critique d'album

The Allman Brothers Band


Eat a Peach


(12/02/1972 - Capricorn - Rock sudiste - Genre : Rock)
Produit par

1- Ain't Wastin' Time No More / 2- Les Brers In A Minor / 3- Melissa / 4- Mountain Jam / 5- One Way Out / 6- Trouble No More / 7- Stand Back / 8- Blue Sky / 9- Little Martha / 10- Mountain Jam cont'd
Note de 5/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Every time I’m in Georgia, I eat a peach for peace"
François, le 06/03/2022
( mots)

Difficile de ne pas commencer par cette citation de Duane Allman pour traiter ce double album, puisqu’elle lui apporta son titre, sorte d’épitaphe pour le guitariste pacifiste qui périt d’un accident de moto au cours de l’enregistrement de ce nouvel opus. C’est donc l’ultime témoignage du guitariste déjà légendaire, et l’album semble construit autour de ce traumatisme. 


Etonnamment, Eat a Peach commence sur trois morceaux enregistrés sans Duane, comme pour insister sur cette perte ou faire le deuil. Il y a quelque chose de rassurant à entendre un groupe capable de produire des pièces de caractère telles que le faussement apaisé "Ain’t Waistin’ Time No More", l’ode "Melissa" ou encore le long et expérimental "Les Bers in A Minor" avec ses vibrations à la Santana. Finalement, il semble que ce qui fit le plus de mal aux Allman, artistiquement parlant, c’est moins la mort de Duane que l’arrivée de jeunes loups talentueux qui agiteront la scène sudiste en la saturant dans les années à venir. 


Comme une articulation dont l’objet est de vouloir ressusciter le guitariste, les trois morceaux suivants permettent aux Allman de surfer sur le succès du live At Fillmore East en proposant des pistes absentes du double-album sorti en 1971. Ils adoptent donc ce format bâtard mais un temps à la mode, celui du mi-live mi-studio. On a le droit à deux reprises, le classique et toujours convaincant "Trouble No More" de Muddy Waters et une version survoltée et virtuose de "One Way Out" de Sonny Boy Williamson II. On demeure plus circonspect face aux trente-trois minutes (sans rire !?) de "Moutain Jam", qui comporte certes des moments inoubliables (de beaux passages en twin-guitars notamment), mais l’exploit confine à la digression interminable. Sûrement exaltant sur scène, le résultat est beaucoup trop long une fois gravé sur les sillons. Là encore, toute une époque post-1960’s s’offre à nous et le groupe s’inscrit bien dans l’entre-deux décennies.


Enfin, le schéma trinitaire de l’opus se conclut sur les trois derniers titres qui voient Duane Allman aux manettes ; peut-être est-ce parce que "les morts sont tous des braves types" que nous les trouvons au-dessus du lot ? Le groove de "Stand Back", et plus encore "Blue Sky" qui transpire la tranquillité mélancolique du Vieux Sud, sonnant avec une justesse rare comme un modèle du style des Allman. La longue phase soliste, parfois en twin-guitars, souple et mélodieuse, n’y est pas pour rien. Bien sûr, la sublime conclusion est laissée à Duane Allman, seul, une ballade acoustique instrumentale aux sonorités classiques, au doux nom de "Little Martha", tout bonnement sensationnelle. 


La mort de Duane Allman ne signe pas la fin du groupe et les pièces qui se sont faites sans lui le prouvent assez. Néanmoins, le groupe ne parviendra plus à atteindre une créativité aussi incroyable, alors que les choses bougent très vites au sein de la scène sudiste : Pronounced 'l?h-'nérd 'skin-'nérd arrive dans les bacs en 1973, ce sera plus fort, plus puissant. 


A écouter : "Blue Sky", "Little Martha", "One Way Out", "Ain’t Waistin’ Time No More"

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