↓ MENU
Accueil
Première écoute
Albums
Concerts
Cinéma
DVD
Livres
Dossiers
Interviews
Festivals
Actualités
Médias
Agenda concerts
Sorties d'albums
The Wall
Sélection
Photos
Webcasts
Chroniques § Dossiers § Infos § Bonus
X

Newsletter Albumrock


Restez informé des dernières publications, inscrivez-vous à notre newsletter bimensuelle.
Critique d'album

Stereotypical Working Class


Célestopol


(06/11/2020 - Blood Blast Distribution - Nü Metal - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- Testify / 2- Soon I Will / 3- Face Down / 4- Time Will Never Change / 5- Célestopol
Note de /5
Vous aussi, notez cet album ! (0 vote)
Consultez le barème de la colonne de droite et donnez votre note à cet album
Note de 4.0/5 pour cet album
"Un EP très réussi d'une formation lyonnaise qui mériterait d'être autrement plus reconnue"
Nicolas, le 01/12/2020
( mots)

Que reste-t-il du nü metal français ? Émergé à la fin des 90's - avec un bon paquet d’années de retard sur son pendant nord-américain, il n’a pas forcément joui d’une excellente presse, cf la Team Nowhere et ses albums en pilotages automatique, quand bien même certains tenants ont su tirer leur épingle du jeu qualitativement parlant, on pensera en particulier à ses pionniers, Mass Hysteria, Lofofora ou Watcha. Et puis il y a les électrons libres de la nouvelle vague (enfin, nouvelle à l’époque, hein), pas forcément très médiatisés, qui savent construire leur discographie et leur renommée sur la durée. Nul doute que les Lyonnais de Stereotypical Working Class sont de ceux-là.


Les voilà qui reviennent aujourd’hui avec un EP bien fourni répondant au patronyme poétique de Célestopol. Derrière ce nom se cache un recueil de nouvelles écrit par Emmanuel Chastellière et récemment ressorti en version poche chez Libretto (la version grand format est désormais épuisée et quasi-introuvable) qui nous narre la vie quotidienne ou rocambolesque de plusieurs personnages attachants vivant au sein d’une cité russe bâtie sur la lune. Cette dystopie steampunk se déroule durant les années 1910, versant dans une rétro-SF à la Jules Verne mâtinée d’une pointe de magie. Au passage, on en profite pour vous recommander chaudement cet ouvrage, sans doute ce que Chastellière a écrit de mieux depuis ses débuts - non pas que ses romans déméritent, bien au contraire ! Et histoire de refermer la parenthèse, sachez que la suite, Célestopol 1922, est annoncée l’an prochain chez l’Homme Sans Nom.


Revenons donc à la musique, et saluons cette rencontre des genres qui aboutit à une œuvre certes courte (EP oblige) mais remarquable, preuve qu’il n’y a pas forcément besoin d’aller chercher ailleurs qu’en France ce que des français savent très bien faire. Mis à part un artwork saisissant, le décor de Célestopol sert de base au titre conclusif de l’EP articulé autour du Duc Nikolaï, le mystérieux maître de la cité sélène, qui nous livre une sorte de profession de foi à la fois humaniste et romantique. Une profession qui s’offre à nous dans la langue de Shakespeare, comme le reste des textes de Stereotypical Working Class, au gré d’un morceau allant de la contemplation à l’ode exaltée en passant par des chemins de traverses on ne peut plus intéressants. Avant cela, les cinq Lyonnais nous proposent quatre titres nettement plus costauds, avec en particulier le superbe “Testify” porté par un grand refrain conquérant et des riffs cisaillés au cordeau. On a ici affaire à un rock heavy parfaitement troussé, avec un chant mélodieux, un son colossal, une instrumentation précise, une production millimétrée ainsi qu’une écriture finaude qui nous réserve des échappées belles bien senties. “Soon I Will” n’a d’ailleurs pas à rougir de “Testify” tant le titre se révèle réussi et pertinent, parfait point de jonction entre un air épique et un accompagnement surpuissant, agrémenté d’une superbe coda instrumentale tétanisante. “Time Will Never Change” possède pour sa part une petite patte émo (la bonne, rassurez-vous), sorte de rencontre entre Jimmy Eat World et My Chemical Romance période Black Parade, sauf que SWC possède aussi un petit côté progressif qui étire intelligemment le morceau, avec une magnifique conclusion exaltée sur laquelle les guitares peuvent développer d’épatantes palettes d’effet et de styles.


Un sans faute sur toute la ligne ? Si l’on devait trouver à redire, on regretterait un emploi pas toujours très heureux des textes parlés, comme l’intro déclamée de “Face Down” qui n’apporte pas grand-chose et a tendance à desservir un morceau par ailleurs tout aussi délectable que les autres. Un petit point de détail qui ne doit pas vous détourner de cet EP ni de ce groupe qui vient de fêter ses vingt ans de carrière dans un relatif anonymat. Comme quoi, il n’est jamais trop tard pour faire de belles découvertes, et à charge pour nous de suivre désormais ces talentueux Lyonnais, car nul doute qu’ils auront encore de magnifiques choses à nous faire découvrir à l’avenir.

Si vous aimez Célestopol, vous aimerez ...
Commentaires
Soyez le premier à réagir à cette publication !
Soutenez Albumrock

Nous avons besoin de vous pour garder notre indépendance !


Barème
Sans intérêt
Raté
Très faible
Décevant
Moyen
Bon album
Très bon album
Coup de coeur
Excellent
Culte
Album de la semaine

The Killers


Pressure Machine


"

Pressure Machine est à l’opposé d’une production grandiloquente bâtie pour partir à la conquête des ondes FM ou des stades. Le dernier album de The Killers se veut contemplatif et raffiné. Un disque délicat qui, comme souvent dans ce genre de concept, comporte quelques lacunes que nous allons évacuer d’emblée avec le titre “Desperate Things” et sa lenteur agrippante qui enferme l’auditeur dans une mélodie pompeuse dont l’auditeur n’arrivera jamais à se défaire, un passage fait de larsen finit d’anéantir tout espoir de trouver une étincelle et ce morceau constitue le seul véritable loupé de l’album. 

"
À lire également