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Critique d'album

Paladin


Charge !


(00/04/1972 - - Prog, Jazz, Latin - Genre : Rock)
Produit par

Note de /5
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Note de 2.5/5 pour cet album
"Une charge bien moins ambitieuse qu'il n'y paraît"
François, le 13/03/2022
( mots)

Un groupe comme Paladin permet de saisir la complexité d’un contexte musical, en l’occurrence, de comprendre ce que recouvre le terme "progressif" accolé au genre "rock" dans l’Angleterre des 1970’s. En effet, il y a d’un côté des formations, du reste fort diverses, qui s’inscrivent complétement dans ce style aventureux dans son expression et éclectique dans ses inspirations. Paladin possède avec elles un point commun de taille, le goût de la belle illustration, parallèle exacerbé par le pinceau de Roger Dean qui illustra en 1972 les albums de Yes, Gentle Giant ou Uriah Heep. Mais à côté de ces grands noms du rock progressif et des multiples formations qui adoptent complétement cette dynamique esthétique, il y a le reste de la scène rock britannique, et là on observe quelque chose de très diffus … Il y a, partout, des pièces longues, un goût pour la virtuosité, des emprunts à d’autres musiques que ce soit le folk ou le jazz, sans qu’on puisse à proprement parler de groupe progressif pour l’ensemble de leur œuvre.


Si la question se pose pour Paladin, c’est d’une part à cause de la pochette signée Roger Dean, qui a des allures de manifeste, de même que leur nom puisant dans l’histoire médiévale, et d’autre part parce que sa postérité a été globalement assurée par les amateurs du genre. Pourtant, à l’écoute de ce second album, considéré comme leur meilleur, on peut légitimement se poser la question de l’orientation progressive du combo.


Revenons sur Roger Dean pour établir un parallèle avec un autre groupe illustré par le fameux dessinateur, Osibisa, formation d’afro-pop londonien jazzy et rock, dont les musiciens viennent des Caraïbes et du Ghana. Au-delà de la pochette, il y a des ponts à dresser sur le premier album éponyme de Paladin en 1971, qui se maintiennent sur Charge! : les percussions sur le départ de "Give Me Your Hand" et la basse arrondie, le côté funky/soul puis latin-jazz à la Santana, qu’on retrouve sur l’instrumental avec une inclinaison jazzy "Get One Together" ou encore sur "Good Lord". Rien de bien progressif donc, mais plutôt une musique calibré et agréable.


De plus, Paladin sonne par moment comme la musique populaire d’outre-Atlantique : "Well We Might" avec ses côtés blues ultra-ricains et le chant de crooner, tous claviers sortis, et surtout "Watching the World Go By". Le titre dure plus de dix minutes mais on peine à le qualifier de progressif, le registre est largement celui du blues-rock très convenu, avec des transitions étranges (le passage de country au violon avant le solo de guitare), peut-être plus hard dans une seconde partie. Encore une fois, Paladin s’inspire des Etats-Unis pour mettre en place son rock, et la longueur n’est pas gage de progressivité : c’est seulement le signe d’un contexte musical particulier qui n’a pas peur d’étirer les compositions.


Paladin s’avère plus progressif au fil de l’album, dans un esprit très proche d’Uriah Heep sur "Anyway", des claviers au chant en passant par la basse, avec un côté un peu désuet : les chœurs et orchestrations sonnent très Beatles, et ces derniers se font également entendre sur "Mix Your Mind With the Moonbeams", accompagnés d’une certains inclinaison progressive dans les lignes de piano classicisantes. C’est plaisant, mais guère plus.


Ainsi, Charge! est un album honnête, sympathique, qui manque un peu d’unité et de direction claire. Magnifiquement illustré, il trompera sûrement les attentes des amateurs de prog’ et offre trop peu d’aspérités pour qu’on puisse s’y attacher avec conviction. A réserver pour ceux qui ont de la curiosité pour la période.

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