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Critique d'album

Overhead


Telepathic Minds


(31/03/2023 - - Rock progressif - Genre : Rock)
Produit par

1- War To End All Wars / 2- Ghosts From The Future / 3- Sail Across The Universe / 4- The Pilot's Not Fit To Fly / 5- Sleep Tight Sweetheart / 6- Telepathic Minds / 7- Tuesday That Never Came / 8- Planet Of Disorder / 9- Sheep Stay Silent / 10- Almost Always Near The End
Note de 4/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Le fer de lance du rock progressif finlandais signe un double album colossal"
Quentin, le 05/12/2023
( mots)

Les groupes d’Europe du Nord occupent depuis plusieurs années une place de choix sur la scène progressive avec une maîtrise mélodique qui n’est plus à prouver. Le courant musical progressif propre à la Finlande, marqué par le jazz-fusion et la scène de Canterbury et représenté par les historiques Tasavallan Presidentti et Wigwam dans les années 1970, a toutefois difficilement réussi son exportation en dehors des frontières nationales.


Les groupes plus contemporains continuent néanmoins de s’inspirer de cet esprit ancré dans les années 1970 à l’instar du projet collectif The Samurai of Prog qui a produit une flopée d’albums de reprises et de compositions originales mais surtout du groupe Overhead (rien à voir avec son homonyme français que nous chroniquerons prochainement), qui délivre cette année un double album colossal (90 minutes de musique) fortement marqué par l’actualité internationale, pandémie mondiale et guerre en Ukraine en tête.


Fondé en 1999, Overhead s’est d'abord fait connaître par la trilogie Zumanthum (2002), Metaepitome (2005) et And We’re Not Here After All (2008), avant d’entamer un tournant plus métallique avec Of Sun and Moon (2012) puis davantage orienté vers des ritournelles mélodiques pop avec Haydenspark (2018). Ce Telepathic Minds, fruit d’un travail de plus de cinq ans vise finalement à faire la synthèse de toutes ces influences tout en rendant hommage aux grandes heures du prog' des années 1970. On retrouve toujours comme élément marquant de l'identité sonore du groupe l’usage très réussi de la flûte, rappelant en cela les partitions proposées par les célèbres Jethro Tull ou Focus.


Dès le titre d’ouverture, les Finlandais réalisent un savant mélange entre constructions alambiquées, harmonies complexes et mélodies directes et accessibles avec à chaque morceau un potentiel hymnique fort. L’album est ainsi parfaitement lancé par "War to End All The Wars" et son refrain fédérateur qui s'interroge sur les tendances guerrières de la nature humaine et la répétition inexorable des conflits. Il est de bon ton de souligner que les performances vocales d'Alex Keskitalose se sont améliorées depuis les premières productions du groupe avec une voix plus juste dans son placement et dans son interprétation, enrichie d'une plus grande diversité. Ce dernier se permet même un growl bien senti sur "Sail Across the Universe" aux penchants plus heavy bien que traversé par un très beau passage acoustique, format que l'on retrouve également sur "Planet of Disorder". N'hésitant pas à arborer des riffs puissants, Overhead réincorpore ainsi des éléments metal qui jalonnaient déjà Of Sun and Moon  avec un "Sheep Stay Silent" au refrain particulièrement accrocheur. En décalage avec ces tendances, on retrouve également le versant plus pop des Finlandais sur "The Pilot's Not Fit to Fly" doté d'une flûte virevoltante et d'un magnifique solo de guitare conclusif. Le guitariste Jaakko Kettunen enchaîne de ce point de vue les moments de bravoure, parsemant les compositions de son jeu aérien comme sur la superbe ballade "Tuesday That Never Came" qui monte lentement en puissance ou avec des plans plus bluesy sur "Sleep Tight Sweetheart" qui conclut le premier album.


La fibre progressive du groupe s'exprime elle pleinement au travers des deux mastodontes qui charpentent ce double opus avec des durées respectives de 12 et 17 minutes. Le premier, "Ghosts From the Future" débute calmement en posant les bases d'une ambiance atmosphérique troublée par un refrain hargneux avant de proposer une belle montée en puissance instrumentale que se partagent flûte, guitares électriques et acoustiques et claviers sur un fond arabisant. Le second, pièce éponyme maîtresse de ce magnum opus, multiplie les changements de rythmes et juxtapose les ambiances sans jamais paraître décousu, tout en donnant à entendre toute la technique de Jaakko Kettunen, impressionnant de maîtrise dans ses soli.


Overhead ne révolutionne rien et on pourra toujours objecter un aspect trop classique, lisse ou calibré soufrant d'un manque de relief et de prise de risques. On pourra également regretter une longueur excessive avec une certaine redondance dans les schémas de composition sur le second album passé le très beau "Tuesday Never Came". On pousse un petit soupir de soulagement à la fin du conclusif "Almost Always Near the End" qui ferme la marche avec un nouvel entrecroisement de digressions solistes. Telepathic Minds n’échappe donc pas aux défauts des livraisons de cette envergure avec des longueurs et des passages qui virent un peu trop à la démonstration.


Reste que ce double album constitue selon nous la production la plus forte d'Overhead à ce jour, contribuant de la plus belle des manières à assoir la place de la Finlande dans la production du rock progressif contemporain.

Commentaires
Yessongs, le 05/12/2023 à 10:25
Enfin une chronique sur ce groupe qui a du talent. Trop de groupes essaient de" révolutionner" la musique sans pour autant faire des chefs d'oeuvre. Ce qui compte dans la musique est l'émotion que l'on ressent à travers un titre !
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Bon album
Très bon album
Coup de coeur
Excellent
Culte
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