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Critique d'album

Il Balletto Di Bronzo


Ys


(19/01/1972 - Polydor - Rock progressif italien - Genre : Rock)
Produit par

1- Introduzione / 2- Primo Incontro / 3- Secondo Incontro / 4- Terzo Incontro / 5- Epilogo
Note de 5/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Un album polémique à la frontière du prog' italien, britannique version ELP et du Krautrock"
François, le 22/01/2022
( mots)

Si l’on évoque Naples au regard de l’histoire du rock progressif italien, c’est soit pour faire référence à Osanna, soit pour parler d’Il Balletto Di Bronzo, les deux groupes étant liés par Gianni Leone qui avait officié au sein de Città Frontale, la formation à l’origine d’Osanna. Il Balletto di Bronzo est un peu moins connu qu’Osanna dans l’histoire du rock progressif, faute à une carrière beaucoup plus courte et, de fait, moins riche ; pourtant, alors qu’en 1972 le groupe grimé sort son chef-d’œuvre (Palepoli), le Ballet de Bronze commet un album appelé à devenir culte au sein du RPI, YS


Quoiqu’on pense de cet opus (on y reviendra), il est clair que le combo dépasse largement les ambitions affichées sur son premier album, Sirio 2222, assez convenu et inspiré par la pop et le rock britannique. Il Balletto Di Bronzo a désormais les deux pieds ancrés – si ce n’est davantage – dans le rock progressif. L’application avec laquelle sont adoptés les codes du genre s’aperçoit dès le premier regard posé sur la pochette : l’album se divise en plusieurs mouvements à l’image d’une pièce classique (de façon complétement aléatoire sur la version cd) et s’organise autour d’un concept qui met en avant la ville engloutie (et mythique) Ys, alors que The Trip finissait, la même année, de composer Atlantide à propos d’une autre citée disparue sous les eaux. 


Du rock progressif italien encore naissant, Il Balletto Di Bronzo possède la langue, parfois chantée de façon approximative quand il faut monter dans les aigus, et l’importance accordée aux claviers. Néanmoins, difficile d’inscrire la formation au sein du canal historique, tant cet album s’avère être une œuvre expérimentale massivement tournée vers l’usage des claviers analogiques, louvoyant entre Emerson, Lake & Palmer ("Introduzione", on ne peut qu’être épaté de l’influence de ce groupe dans la Botte) et le phénomène progressif germanique appelé Krautrock (pour les aspects les plus dissonants et expérimentaux, quand la guitare intervient dans des effusions de notes qui semblent improvisées). On s’amusera peut-être à chercher les passages les plus "italiens", comme la fin d’ "Introduzione", le jeu de clavecin du début de "Primo Icontro" … la formation ne pouvant pas complétement renier ses origines. 


Dans la postérité, YS jouit d’une réception ambivalente : chef-d’œuvre mésestimé pour les uns, il est jugé complétement surcoté pour les autres. Les deux positions se tiennent, tout dépend de ce qu’attend l’auditeur et surtout de son acclimatation au rock progressif en général : s’il souhaite entendre un album classique de RPI, il risque d’être déçu, mais s’il maîtrise bien les codes du genre progressif, il pourra soit être conquis par un opus varié, complexe, intransigeant et exigeant, ou au moins saluer la prestation dans son contexte historique. Passez votre chemin si vous êtes un amateur de prog’ en dilettante, à moins d’être un mélomane curieux ou l'un de ceux qui penchent du côté ELP/Expérimental. 


Il Balletto Di Bronzo a laissé sa trace dans la riche aventure du Rock Progressif Italien, l’année où tout se jouait pour l’essor de la scène ; ce fut assez éphémère, les membres se séparant en 1973, mais l’histoire a retenu cette œuvre sans pareille. 

Commentaires
Dun23, le 17/09/2022 à 16:58
Pour moi, un monument. Je suis de ceux qui considèrent cet album comme un pur chef d’œuvre.