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Critique d'album

Fates Warning


Theories Of Flight


(01/07/2016 - - Pionniers du metal prog - Genre : Hard / Métal)
Produit par

Note de /5
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Note de 4.5/5 pour cet album
"Fates Warning magistral au sommet de sa carrière"
François, le 16/12/2020
( mots)

Le douzième album du groupe aura peut-être droit à la plus belle pochette de leur histoire. Elle reprend le côté conceptuel et ornithologique de son prédécesseur, en abandonnant le registre géométrique et froid pour prendre une dimension plus ésotérique. Sans originalité, nous pouvons parler d’un nouvel envol depuis le départ de Mark Zonder, batteur qu’on pensait irremplaçable au regard de l’influence de son jeu sur l’esthétique du groupe, mais qui s’était avéré moins essentiel que prévu : Darkness in a Different Light était un coup de force admirable malgré son absence. 


Fates Warning est ici dans une formation encore plus resserrée puisque le guitariste Frank Aresti n’est plus qu’un invité – sur deux morceaux seulement. Pour autant, musicalement, il semble que la décennie puisse être considérée comme une des périodes les plus fastes du groupe et Theories of Flight se hisse ainsi dans les sommets de leur discographie. Si ce n’est au sommet. 


Dans la forme, Fates Warning propose encore une fois un opus équilibré entre pièces copieuses sans être indigestes (deux d’entre elles dépassent à peine les dix minutes) et titres plus courts, plus bruts, mais toujours très subtils et riches. Plus immédiatement accrocheurs, ceux-ci ne manquent pas d’atouts pour devenir des tubes potentiels ("Seven Stars" et sa mélodie de guitare introductive), de jouer la carte d’une musique à la fois plus accessible mais très alambiquée (les jeux rythmiques hallucinés de "SOS" ou les démonstrations guitaristiques sur "White Flag") ou à insister sur les ambiances plus délicates (l’étonnant et envoûtant  final "Theories of Flight"). La longueur est certes une des caractéristiques du genre, mais Fates Warning démontre, s’il le fallait, qu’elle n’est ni suffisante, ni nécessaire. 


L’album révèle surtout le talent des musiciens qui l’ont composé, tous font des prestations impeccables et magistrales sur l’ensemble du disque, et nous pouvons les savourer pleinement grâce à une production exemplaire. Ray Adler change de registres avec souplesse et fait déborder d’émotion son chant maîtrisé. Jarzombek est d’une rigueur sans faille mais n’hésite pas à développer un jeu de batterie aventureux. Enfin, et peut-être est-ce celui qui impressionne le plus sur cet album, Jim Matheos se montre sous son plus beau jour : chorus variés et mémorables (on le répète mais, quelle virtuosité sur "White Flag" !), riffs toujours bien pensés qui empruntent des directions multiples (depuis le Metal plus lourd jusqu’aux phases plus apaisées) et surtout, il additionne les petites interventions et les détails qui rendent chaque morceau passionnant. 


De même, le travail de composition est tout simplement épatant. Les titres sont toujours opulents en matière de variations et de thèmes, mais tout est solidement pensé pour que rien ne semble artificiel ou déplacé. La magnifique introduction  de "From the Rooftops", entre la batterie toute en souplesse et les notes de guitares éthérées, ne laisse pas imaginer la suite beaucoup plus brutale mais parfaitement amenée, entremêlée de riffs à la complexité et à la vélocité typique du Metal progressif, pour retomber sur un refrain plus solennel. Seulement, il serait étonnant que quelqu’un ne se perde dans ce titre tant tout s’agrège naturellement, d’autant plus que le groupe ne tombe jamais dans la démonstration technique – ce qui peut parfois se révéler inutile ou superflue. 


Les deux titres qui dépassent (à peine) les dix minutes témoignent de cette qualité d’écriture : Fates Warning ne joue pas sur la longueur en tirant sur des soli interminables, mais propose des compositions enrichies et subtiles. "The Light and Shades of Things" bascule d’une première partie assez saisissante par sa douceur mélancolique vers une suite plus metallique mais toujours pleine de sensibilité (le chant d’Alder n’y est pas pour rien), celle-ci étant développée par un pont arpégé élégant. "The Ghosts of Home" de son côté offre des aspérités rythmiques et guitaristiques plus proches du Metal progressif traditionnel (on voit l’univers commun avec Dream Theater), et multiplie les bonnes idées (les interventions de guitare acoustique, le pont aérien en phaser …) 


Fates Warning parvient à réaliser quelque chose de rare dans le monde du rock : se surpasser après plusieurs décennies de carrière. Ils combleront les amateurs de Metal ou de metal progressif et convertiront les plus allergiques au genre tant ils demeurent tempérés dans leurs démonstrations. Une véritable gemme dans leur discographie et dans l’histoire du genre. 


 

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