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Critique d'album

Eloy


Echoes From the Past


(23/06/2023 - Drakkar - Rock progressif - Genre : Rock)
Produit par

1- Conspiracy / 2- Compassion for Misery / 3- Echoes from the Past / 4- Danger / 5- Deceptive Glory / 6- Warning Signs / 7- Fate / 8- The Pyre / 9- Farewell
Note de 4.5/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Ici s'achève l'épopée allemande et progressive de Jeanne d'Arc"
François, le 06/10/2023
( mots)

Je ne me rappelle pas avoir entendu dire que l’épopée de Jeanne d’Arc mise en musique par Eloy, groupe historique (dans tous les sens du terme) de rock progressif allemand, devait être une trilogie. Peut-être suis-je passé à côté de l’information. Peut-être que, pandémie mondiale aidant, Frank Bornemann s’est finalement décidé à composer un troisième volet, ce dernier ayant dans tous les cas pâti du Covid si l’on considère le délai qui le sépare de son prédécesseur (quatre ans contre que deux pour les premières parties sorties en 2017 et 2019). Cet intervalle pourrait correspondre au temps nécessaire pour trouver l’inspiration et façonner avec plus de précision les compositions, afin d'éviter les défauts de la deuxième partie qui n’égalait pas un premier acte très enthousiasmant …


Puisque la fumée était déjà montée du bûcher de Rouen, Echoes from the Past ne pouvait pas poursuivre une l’histoire déjà terminée. Il s’agit donc des souvenirs de Jean de Metz, compagnon de route et frère d’armes de la Pucelle, alter-ego de Frank Bornemann qui est le véritable conteur de ces mémoires d’outre-tombe.


Écho du passé donc, qui ravira les amateurs du groupe reconnaissants du petit fan service proposé sur l’introduction de "Conspiracy", souvenir moins lointain que le Moyen-Âge mais tout de même reculé puisqu’il comporte une citation littérale au premier mouvement d’Ocean (1977), l’album le plus réputé du combo. Le titre fonctionne également comme une synthèse de l’œuvre à venir, avec des guitares assez saturées et de nombreuses interventions des synthés, c’est dire si elle se situe dans l’esthétique classique du groupe. Néanmoins, cette association de synthés aux sons assez datés et de guitares parfois Heavy renvoie le plus souvent aux (bons) albums des 1980’s, comme on l’entend de façon assez flagrante sur "Warning Signs".


Sûrement pour maintenir la dimension conceptuelle de l’œuvre, Eloy l'interprète de façon quasi narrative, avec des interludes comme "Compassion for Misery", seulement composé d’arpèges et de synthés. Il est fort probable que Bornemann ait tendance à privilégier la scansion au chant pour des raisons de capacités vocales (tout de même plus honorable que celles d’Ian Anderson), comme c’est très sensible sur "Danger".


L’épopée bat son plein sur "Echoes from the Past", un space-rock aux lignes blues, assez épique quand débarquent les chœurs féminins (qui pour l’anecdote, reprennent la mélodie de "Child in Time" sur "Fate"), alors que la grande fresque arrive avec "The Pyre", aux arpèges ciselés typiques du groupe et aux orchestrations martiales qui précèdent une longue phase planante parsemée de traits de guitare. Hélas, Bornemann n’est pas toujours aussi pertinent et l’album manque globalement de relief et d’énergie, avec des pistes assez dispensables ("Deceptive Glory", le conclusif "Farewell"). Car si l’opus est honorable, il n’apporte rien de substantiel à cette œuvre tardive qui aurait pu s’arrêter à deux volets et reste dans le ventre mou de la discographie d’Eloy : après une première partie réussie, les deux autres actes de la saga de Jeanne d’Arc sont plus anecdotiques.


Bornemann a toujours pour projet de mettre en scène cette trilogie dans une sorte d’opéra-rock gigantesque avec une manade d’acteurs, mais ne se voit pas rassembler des musiciens capables de rendre honneur au répertoire classique d’Eloy. On saura s'en contenter, si cela aboutit.


À écouter : "Echoes from the Past", "The Pyre"

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