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Critique d'album

Death From Above 1979


Is 4 Lovers


(26/03/2021 - Everything Eleven, Inc - Garage Noisy - Genre : Rock)
Produit par Death From Above 1979

1- Modern Guy / 2- One + One / 3- Free Animal / 4- N.Y.C. Power Elite, Part 1 / 5- N.Y.C. Power Elite, Part 2 / 6- Totally Wiped Out / 7- Glass Homes / 8- Love Letter / 9- Mean Streets / 10- No War
Note de /5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"La formule disco-punk basse-batterie de DFA 1979 épicée à l'autoprod et au DIY. Aussi maladroit qu'attachant."
Nicolas, le 26/05/2021
( mots)

Pas certains que notre lectorat parvienne à remettre convenablement les DFA1979, autant donc opérer un petit coup de projecteur en arrière. Canadien de nationalité, le duo Jesse F. Keeler - Sebastien Grainger a déboulé de nulle part ou presque en 2004 avec une formule aussi fraîche que culottée : un couple basse - batterie aux compositions fulgurantes portées par une voix hystérique, des riffs au cordeau et une batterie ultra-dansante, et ce avant de se saborder presque aussi sec, non sans avoir accouché d’un disque coup de poing (You’re A Woman, I’m A Machine) à l’aura demeurée confidentielle. Keeler et Grainger n’étaient plus sur la même longueur d’onde, et le premier est allé s’ébattre dans des sphères plus électroniques avec MSTRKRFT (toujours en activité aujourd’hui). Puis, alors que l’on n’attendait plus rien d’eux, les voilà qui ont refait surface en 2011 à Toronto, livrant un concert débridé qui est parvenu à sceller leur réconciliation. A suivi la parution de leur master opus (The Physical World, produit par l’immense Dave Sardy) en 2014, parfait équilibre entre son, mélodie et attitude, puis d’un successeur en 2017 (Outrage! Is Now) qui délaissait en partie leur formule disco-punk pour un rock heavy plus traditionnel et bluesy... autrement plus anecdotique. Autant dire qu’on ne savait pas trop sur quel pied danser en apprenant la sortie d’un quatrième disque, d’autant plus avec un “One + One” envoyé en éclaireur qui ne soulevait pas un enthousiasme débridé, si ce n’est que l’on prenait acte de la réorientation gigoteuse et cradingue des deux hommes. Alors, verdict au sujet de ce Is 4 Lovers ?


L’autoproduction est de mise ici, et le résultat sonore s’en ressent : finies l’ampleur et la puissance des deux disques précédents, place à un rendu plus acide et rêche qui n’hésite pas à se vautrer dans la sursaturation pour un résultat renouant avec la punk attitude et l’esprit garage des débuts. Un bien pour un mal, sans doute, car si l’énergie et la rugosité sont bel et bien présentes, c’est au détriment d’un spectre auditif écrasé, avec une basse qui peine à prendre ses aises et une batterie qui se voit souvent réduite à surenchérir dans les cymbales et les caisses claires (les toms sont complètement étouffés). Le DIY a ses limites, néanmoins on ne doute pas que certains préféreront cette identité sonique, tout comme d’autres plébiscitent les travaux de Steve Albini aux commandes des Pixies (Surfer Rosa) et Nirvana (In Utero). Les goûts et les couleurs, n’est-ce pas… Bref, si le son lui-même peut décevoir, la chair de l’album tient autrement mieux la route que celle de Outrage! Is Now. Il est vrai que l’entame elle-même souffre d’une certaine redondance avec deux titres (“Modern Guy” et donc “One + One”) qui s’écoutent un peu trop sonner, sans doute un peu trop longs pour le discours ici proposé (on reste dans le punk, que diable). Assez drôle, également, de voir le pont de la seconde pomper sans vergogne les Strokes… incongru, et pas très subtil. Nonobstant ces petites réserve, Is 4 Lovers envoie une sacrée purée d’entrée de jeu : tempo électrique, basse intenable, batterie survoltée, toute l’énergie de Death From Above 1979 se voit déchargée avec fougue et attitude, et on gage que ces compositions feront un malheur dans les mosh pits - dès que la situation sanitaire le permettra, hu hu. L’acidité fonctionne à bloc sur certains morceaux (“Free Animal”, stoner pogotteur axé sur une quatre cordes imparable) quand la mélodie sait se faire épauler par une électro bien baveuse ailleurs (“Glass Homes” avec son intro Space Invaders à contre-temps qui déboîte, sans doute le sommet du disque). Autre grand moment avec le gueulard et tendu “Totally Wiped Out” que ne renieraient pas les teenage-punks de Marmosets. Mais quand la matière vient à manquer, il n’y a qu’à hausser le tempo pour marquer des points (“NYC Power Elite”), et ça fonctionne au poil. Bon, la 2nde partie ne s’imposait pas forcément, remarquez, pour le coup beaucoup trop saturée pour qu’on puisse y goûter correctement. 


Plus surprenante - et pas forcément ininitéressante -, la dernière partie de l’album se révèle bien plus calme, pas totalement ceci-dit. “Love Letter” se déploie lascivement sur une matrice piano-synthé planante, seulement ravivée sporadiquement par la frappe pugnace de Grainger, quand “No War” va presque lorgner sur un Muse papier de verre avec ses arpèges intenables et sa fibre pop exaltée. Finalement, on est presque surpris - voire choqués - par le pont complètement allumé qui taillade la portion médiane de la balade “Mean Streets”, laquelle, avant et après, séduit par son épure et sa discrétion. En résulte finalement un disque un peu foutraque, bizarrement fagoté, avec plein de petites imperfections qui nous le rendent charmant… tout en regrettant l’absence d’un producteur chevronné qui aurait sans doute aiguillé les deux canadiens dans des directions plus pertinentes. Is 4 Lovers se laisse néanmoins découvrir et écouter sans déplaisir en attendant le live : on sait que Death From Above 1979 excelle dans cet exercice et on se réjouit d’avance de pouvoir les retrouver sans doute très bientôt pour vivre avec eux cette musique inimitable, aussi bousculante qu’entêtante. À découvrir pour ceux qui ne connaissent pas, et si l’expérience vous a séduit, ruez-vous sur le superbe The Physical World, pour le coup un bon cran au-dessus.

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