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Critique d'album

Dark Forest


Oak, Ash and Thorn


(10/04/2020 - Cruz del Sur - Power Metal / Heavy classique - Genre : Hard / Métal)
Produit par

Note de /5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Entre mélodies folks et Power Metal, Dark Forest tente de renouveler une scène qui en a bien besoin. "
François, le 03/09/2020
( mots)

La magnifique pochette d’Oak, Ash and Thorn, dont le titre est inspiré d’ "A Tree Song" de Kipling (Puck of Pook’s Hill, 1906), est une illustration parfaitement adaptée au contenu musical de l’album, cinquième pièce de l’œuvre du groupe de Metal britannique Dark Forest. Un logo stylisé mais lisible qui signale une musique à la violence modérée, ainsi qu’une iconographie évoquant un univers fantastique inspiré par l’histoire et le folklore de la Grande-Bretagne : un voyage épique aux pays des druides peut commencer. 


Il y a plus de quatre ans que Dark Forest n’avait pas fait parler de lui en termes discographiques, depuis le très remarqué Beyond the Veil (2016) dans les pas duquel il s’inscrit – on en veut pour preuve la pochette réalisée par le même artiste et dans la même veine esthétique. C’était sûrement le temps de travail nécessaire pour composer un album un peu original et exaltant, surtout quand l’on s’inscrit dans un style musical qui a une petite tendance au monolithisme (sans vouloir jeter la pierre à certaines figures de proue très populaires de la scène metallique actuelle …). En effet, la formation propose un mélange de Power Metal (sans claviers emphatiques), de NWOBHM (mais n’était-ce pas en grande partie une vague Power Metal britannique ?) – en particulier d’Iron Maiden – et de réminiscences folks. Une combinaison d’autant plus séduisante qu’elle est magistralement réalisée : Beyond the Veil avait brillé par son ambition (un album assez long avec de nombreuses pièces très denses), et Oak, Ash and Thorn, bien qu’un peu plus modeste, semble bien vouloir poursuivre cette lancée. 


Immédiatement envouté dans l’atmosphère musical du groupe par les ambiances brumeuses et champêtres d’une introduction, on est emmené doucement vers le monde folklorique de Dark Forest par une installation progressive des thèmes de l’épique et incroyable "Wayfarer’s Eve". C’est une entrée en matière assez spectaculaire de laquelle on soulignera l’énergie, la qualité mélodique et le contraste avec son introduction absolument magnifique. En outre, les moments folklorisant sont nombreux, notamment dans les mélodies comme celles du solo de "The Woodlander" ou par des petits intermèdes presqu’acoustiques comme on en trouve sur ce même morceau. 


Dark Forest s’inscrit donc dans un Metal aventureux et mélodique, à l’image de leur principale référence qui domine ce paysage depuis les années 1980. Il ne vous faudra pas longtemps pour comprendre qu’il s’agit d’Iron Maiden, dont le chanteur, Bruce Dickinson est crédité dans les remerciements (sans qu’on ne sache si c’est simplement pour l’inspiration ou parce qu’il est un soutien du groupe). En effet, Josh Winnard possède une tessiture et une façon de chanter qui rappellent fortement Dickinson. Quand, en plus, certaines constructions et manières de jouer viennent imiter celles de la Vierge de Fer, le rapprochement est inévitable. Cela est très audible sur "The Midnight Folk" (de la basse à la batterie, en passant par le chant, les ruptures rythmiques et mélodiques, le thème de guitare …) ou dans le refrain du très bon "Relics" (quelle intro !), deux exemples qui fournissent une liste facilement allongeable. Certains morceaux sont ainsi un peu moins pertinents – ou donnent une impression de déjà-entendus – mais c’est toujours finement interprété. 


Mais il serait un injuste de limiter Dark Forest à une simple copie d’Iron Maiden puisque les parties plus folks et la richesse des arrangements, donnent une saveur vraiment originale à leur musique. Leurs titres le plus longs permettent de déployer leur identité esthétique. Si "Oak, Ash and Thorn", qui culmine à près de douze minutes, contient des longueurs, "Avalon Rising" est une véritable démonstration de force faite de duels virtuoses et de ruptures acoustiques dynamiques et folks. Les parties de guitares sont ici essentielles avec les changements rythmiques, mélodies nombreuses très épiques et accrocheuses (un talent de composition guitaristique qui rappelle celui de Rolf Kasparek à la grande époque de Running Wild). 


En 2020, il est donc possible d’avoir accès à du Power Metal intelligent, référencé sans être caricatural, épique sans être kitsch, avec des instruments qui sonnent comme tels (et non pas boursouflés d’effets et d’électronique …), sans se reposer sur les formations de l’âge d’or. Toute scène se renouvèle, Dark Forest est là pour le prouver. 


 

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