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Critique d'album

Crystal Antlers


Tentacles


(06/04/2009 - Touch & Go - rock psychédélique - Genre : Rock)
Produit par

1- Painless Sleep / 2- Dust / 3- Time Erased / 4- Andrew / 5- Vapor Trail / 6- Tentacles / 7- Until the Sun Dies (part one) / 8- Memorized / 9- Glacier / 10- Foot of the Mountain / 11- Your Spears / 12- Swollen Sky / 13- Several Tongues
Note de 5/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Une excitante éruption psychédélique !"
Lee, le 19/05/2009
( mots)

La voie du psychédélisme contemporain aurait-elle perdu toute son inspiration depuis la mort de Syd Barrett (lui-même désarticulé après le plongeon de Brian Jones) ? Certes, Anton Newcombe en position de fils spirituel poursuit sa route hallucinante. D'autres, comme The Mars Volta, préfèrent pousser les limites du genre en puisant dans toutes sortes d'influences. C'est dans cette confusion qu'un jeune groupe, Crystal Antlers, a subitement forcé la comparaison avec Comets On Fire en sortant un EP éponyme produit par Ikey Owens (clavier de The Mars Volta). Quelques mois plus tard et après une signature chez Touch & Go, le premier album des californiens Tentacles déploit ses ailes sur un plus large horizon.


D'emblée, Crystal Antlers s'envole, voltige et tournoie. Les titres se suivent et s'apprécient dans une cadence effrénée. Mais très vite, le voyageur hésite, marque des temps d'arrêt, si bien que le vol de Tentacles perd de l'altitude jusqu'à faire du rase-mottes. La faute ne s'attribue pourtant pas au son propre de l'album : toujours sale, soul et lo-fi, aux contours psychédéliques, punk et garage. Le problème, clairement, c'est que Tentacles flirte trop souvent avec la pop et cela ne lui correspond pas. Le potentiel épique et expérimental est devenu invisible, ou presque. Crystal Antlers semble attiré par les trois ou quatre minutes du tube radiophonique. Ainsi "Dust", "Memorized" ou "Glacier" proposent des couplets-refrains intéressants mais manquant cruellement de profondeur. De même, l'introduction instrumentale "Painless Sleep", pas indispensable, ne repousse pas certaines limites en s'alimentant de math-rock fatigué.

Bien sûr, l'orgue omniprésent chevauche la beauté comme les plus grands étalons de Ray Mansarek. Et le chant cassé et rocailleux de Johnny Bell crée, à lui seul, une urgence sauvage et captivante ("Time Erased"). "Andrew" trouve même une assurance juvénile accessible et parfaitement structurée. L'inspiration floydienne érupte par à-coups ("Vapor Trail"), elle se personnalise avec modestie dans "Until the Sun Dies (part one)". Et puis, Crystal Antlers plane avec rage sur ses meilleures chansons. "Several Tongues", par exemple, franchit les paliers de risques avec bravoure et respect. Energique et déchaîné, le groupe chauffe les manches de guitares, Johnny Bell gueule tendrement ("Swollen Sky"). Alors l'auditeur peut vraiment naviguer au coeur d'un noisy post-punk furtif et enragé ("Tentacles", "Your Spears"), là où Crystal Antlers réussit ses plus belles démonstrations sonores.


Indéniablement, le dernier petit prodige de Touch & Go dispose d'importants atouts : décomplexité, originalité, accessibilité, mais aussi d'un efficace brassage de genres : psyché, punk, garage, noise, soul. Tentacles évite donc le piège de cristal sans pour autant perdre son attirance pour celui-ci.

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