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Critique d'album

Blue Öyster Cult


Fire of Unknown Origin


(00/07/1981 - Columbia - Classic Hard Rock - Genre : Hard / Métal)
Produit par

Note de 4.5/5
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Note de 4.5/5 pour cet album
"L'hérirage du Culte"
François, le 27/11/2021
( mots)

Afin de comprendre l’actuel regain d’influence de Blue Oyster Cult sur les scènes rock et Metal, il semble qu’au-delà du tube qu’est "(Don’t Fear) The Reaper", il faille se pencher sur Fire of Unknown Origin


Huitième album du groupe publié en 1981, il offre dès sa pochette une appréhension beaucoup plus incarnée du fameux culte en question, moitié ésotérique, moitié cosmique, tout droit issue de l’imagination d’un auteur comme Moorcock qui circulait justement entre science-fiction et fantasy. Un auteur dont l’influence sur la scène rock (Hawkwind) et Metal (Cirith Ungol) fut de toute façon décisive. Le travail sur l’illustration (souvent très soigné chez le BOC) fait le lien entre les années 1970 et les années 1980, entre les différentes scènes sur lesquelles plane l’ombre de la formation. Par ailleurs, pour ce qui est du Heavy-Metal en plein essor, Fire of Unknown Origin possède plusieurs compositions imaginées pour le film Heavy Metal, "Veteran of the Psychic War" étant sélectionné pour faire partie de la bande son (inévitablement, le titre est coécrit par Moorcock et cite des paroles d’Hawkwind). 


En outre, c’est aussi stylistiquement que Blue Oyster Cult réussit un coup de maître. La tâche était d’autant plus compliquée que de nombreuses formations s’étaient cassées les dents à vouloir gérer une belle transition entre les années 1970 et la décennie suivante. L’usage des claviers, les fameux synthétiseurs, est ici déterminant, et le groupe est parvenu à les employer avec autant de justesse que de parcimonie. Finalement, le côté ésotérique cher au groupe n’a jamais été aussi abouti que sur cet album, grâce à ces synthés qui nous transportent dans leur univers à la fois cosmique et mystique. 


Il aura donc fallu attendre le début des années 1980 pour que le groupe trouve enfin son accomplissement, aidé par Martin Birch qui leur a permis de transcender le début de la décennie nouvelle. 


Néanmoins, il faudra dépasser le moyen "Fire of Unknown Origin" qui, au-delà de son refrain emblématique, interroge dans ses aspérités légèrement funky et ses synthés assez mal employés. Il dévoile à peine la richesse de la nouvelle recette du groupe, celle de l’alliance entre hard-rock mélodique, accrocheur, et synthés emphatiques.


Cette association musicale permet surtout de développer une musique pleine d’aventure, teintée d’ambiances inquiétantes et spatiales. L’excellent "Veteran of the Psychic War" s’ouvre entre marche militaire et excursion cosmique, nimbé d’une solennité agressive servie par le chant merveilleux de Bloom, il se termine un solo tout en écho absolument sublime. Sans atteindre les élucubrations de "Black Blade", la pièce possède un véritable côté progressif. "Sole Survivor" poursuit dans les même ambiances avec un beau contraste entre les couplets planants et le refrain plus incisif et efficace, tandis que le final "Don’t Turn Your Back" clôture l’album dans les mêmes contrées. Dans cette couleur esthétique, le sommet est atteint sur "Vengeance (The Pact)", avec ses claviers très bien pensés pour happer l’auditeur, son refrain magnifiquement guerrier, son intermède Heavy …


On retrouve enfin ce "son" du groupe sur le tubesque "Burnin’ For You", qui possède un riff un peu funky beaucoup plus convaincant, un refrain ultra-accrocheur, mais s’enrichit de ses claviers et d’un chorus mémorablement décontracté. 


L’album s’avère assez varié et explore des territoires musicaux plus inattendus, témoignage d’une ouverture à l’esprit du temps. De l’énergie Punk-New-Wave des Stranglers ("After Dark") à la nouvelle vague Metal encore assez légère ("Heavy Metal : The Black and Silver"), le BOC n’hésite pas à faire flèche de tout bois. Surtout, il offre un sublime cadeau, "Joan Crawford", une des pièces les plus merveilleuses du répertoire du groupe dont l’introduction au piano est inimitable et inoubliable.  


Ce savant mélange de Hard-rock, très mélodique et très soigné, avec des parties de guitare merveilleusement composée et des synthés qui sonnent 1980’s tout en demeurant légers et bien utilisés pour installer des ambiances, se retrouve désormais dans une foule de groupes brillants, de Hallas à Seven Sisters en passant par Year of the Goat ou Night. La recette avait été confectionnée dans cet album unique, sublime, dont l’influence a traversé les époques au point de devenir un guide pour une nouvelle génération. Il faut avouer que comme source d’inspiration, cela change un peu de Led Zeppelin IV


A écouter : "Burnin’ For You", "Veteran of the Psychic War", "Vengeance (The Pact)", "Joan Crawford"

Commentaires
Sunbury, le 05/12/2021 à 19:34
En mai 1978 j'ai eu la chance de découvrir ce groupe à Londres à l'Hamersmith Odeon. Concert magnifique dans cette salle incroyable, c'était une autre époque désormais révolue. Depuis en rentrant chez moi j'ai acheté les albums de BOC et celui-ci mérite - tout comme ce groupe confidentiel chez nous me semble-t-il - d'être redécouvert. Merci pour cette chronique. Chris