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Critique d'album

Beggars Opera


Pathfinder


(10/10/1972 - Vertigo - Rock progressif - Genre : Rock)
Produit par

1- Hobo / 2- Macarthur Park / 3- The Witch / 4- Pathfinder / 5- From Shark To Haggis / 6- Stretcher / 7- Madame Doubtfire
Note de /5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Le dernier grand album d'un groupe pionnier du rock progressif"
François, le 31/07/2022
( mots)

La première vague du rock progressif, de 1969 aux premières années des 1970’s (on prend souvent 1974 comme date buttoir) commence à connaître quelques essoufflements sporadiques dès 1972 en parallèle de sa dynamique indéniable, avec des formations qui achèvent leur carrière et d’autres qui commencent à décliner artistiquement parlant, pendant qu’enfin, de nouvelles pousses pointent leurs feuilles. Parmi les pionniers en mal d’inspiration, deux groupes me semblent assez emblématiques : Curved Air et Beggars Opera (on pourrait ajouter l’inclassable Atomic Rooster voire même Uriah Heep), deux formations qui sortent leur dernier grand album, peut-être même leur meilleur opus, en 1972 pour ensuite décliner petit-à-petit et tomber dans l’oubli.


Après un premier album très influencé par la musique classique, Beggars Opera avait emprunté sur l’excellent Waters of Change un tournant plus symphonique avec des volontés de saturer le propos ou de tenter quelques expérimentations. Bref, le groupe était devenu un parangon de combo progressif en 1971, une des années fastes pour le genre.


C’est orné de sa plus belle pochette en date que le troisième album de Beggars Opera, Pathfinder, se lance derechef à la conquête de la galaxie progressive, et il faut dire que c’est ce cavalier cosmonaute qui a suscité chez moi l’envie de creuser la formation.


En le comparant à Waters of Change, Pathfinder apparaît comme un album plus immédiat et facile d’accès, ce dès "Hobo", titre de pop pompeuse riche en claviers ; "Pathfinder" poursuit cette démarche avec davantage de guitare, et même l’instrumental "Stretcher" à l’inspiration classique demeure évident aux oreilles du moins initié. On pourrait en dire autant de "Madame Doubtfire" si le final n’était pas volontairement chaotique et cacophonique.


Ainsi, pour le côté progressif à proprement parlé, il faudra se lancer dans un "MacArthur Park", reprise du titre de Jimmy Webb originellement interprété par Richard Harris. Dans sa version initiale, le titre fait très musique de film désuète, avec son orchestration sans imagination et tout le kitsch propre à ce genre qui m’est assez insupportable. Heureusement, Beggars Opera réinterprète le titre avec son savoir-faire en matière de rock progressif. L’excellent passage instrumental qui revisite l’introduction en est la plus belle illustration : jeu de claviers dans le style Emerson, Lake & Palmer, voire quelques plans qui peuvent évoquer Camel avant l’heure, réinterprétation avec le substrat classicisant du groupe, on est à mille lieues de l’atmosphère naphtalinée de Richard Harris.


Néanmoins, il semble que le pinacle de l’opus se situe dans une veine proche d'Uriah Heep avec "The Witch", un morceau enrichi de soli de claviers jazzy tout à fait bienvenus. Un titre aussi intelligent qu’accrocheur, sûrement la pièce maitresse de leur répertoire, une de ces pépites perdues dans les limbes du temps. Enfin, "From Shark to Haggis", pas très loin d’Atomic Rooster sur l’introduction, est un titre à l’ambiance tamisée jusqu’à sa seconde partie instrumentale très folklorique.


Si sur le terrain artistique Pathfinder apparaît comme le dernier grand album de Beggars Opera, il en va de même sur le terrain plus matériel de la composition du groupe (qui connaît plusieurs remous), jusqu’à l’ultime album de cette première phase de son histoire, Get your Dog Off Me, à la saveur de fin de règne.


A écouter : "MacArthur Park", "The Witch"

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