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Critique d'album

Badflower


This Is How the World Ends


(24/09/2021 - - Rock - Genre : Rock)
Produit par

1- Adolescent Love / 2- Fukboy / 3- Family / 4- Johnny Wants to Fight / 5- Stalker / 6- Everyone's An Asshole / 7- She Knows / 8- Only Love / 9- Sasshole / 10- Don't Hate Me / 11- Tethered / 12- Machine Gun / 13- My Funeral
Note de 3.5/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Malgré quelques réussites, essai non transformé pour les Badflower avec ce second disque décousu"
Mathieu, le 01/10/2021
( mots)

En 2019, Badflower secouait la planète rock alternatif avec un solide premier album, Ok I’m Sick, en nous amenant même à qualifier l'évènement "d'émergence d'un grand groupe de rock". On découvrait à ce moment quatre anglais emplis d'une fougue juvénile, proposant un son frais, dopé par la voix charismatique de Josh Katz. Cet engouement (mérité) s'est en parti justifié par le buzz généré par leur single phare de l’époque, "Ghost" diffusé sur les ondes du monde entier. 


Après la sortie clairsemée de quelques titres indépendants d'un quelconque album ou EP, 2021 a finalement sonné le retour du quatuor. This is How the Word Ends constitue le second effort du groupe et a la lourde tâche de succéder à l'énorme disque précédemment cité. 


L’entame de ce nouveau cru semble, au premier abord, confirmer nos propos tenus il y a deux ans. Le décapant "Fukboi", venant casser l’introduction naïve aux faux airs d’amour de cour de récré, renoue avec le ton décalé inculqué par la voix de Katz. Les guitares sont lourdes, le tempo est élevé, l’ambiance est électrique, il est difficile de rester de marbre face à cette déferlante d'énergie. Nos attentes sont au plus haut, d’autant plus que "Family" vient immédiatement nous plonger au beau milieu d’une montée en puissance reforment menée qui prend aux tripes. Sorte de rencontre explosive entre "Ghost" et "Murder Game", deux gros titres issus du premier disque, on retrouve ici avec bonheur le groupe qui nous a tant fait vibrer il y a deux ans.


Notre plaisir sera cependant de courte durée. En effet, les premiers balbutiements apparaissent après seulement 10 minutes d’écoute. "Johnny Wants to Fight", bien que construit autour d’un riff bluesy plutôt sympathique, ne parvient pas à s’imposer. Rien de rédhibitoire à l’écoute qui se veut même agréable, mais une volonté de pousser le propos un peu plus loin en allant chercher d’autres sonorités vient se faire sentir.


C'est justement en tentant de sortir de sa zone de confort, que le groupe va malheureusement venir s’enliser dans une bouillie gluante mélangeant sans délicatesse rock alternatif, hip hop et pop fm. "Stalker" viendra parfaitement illustrer ce mélange trop assaisonné avec son refrain pop FM à la Red Hot Chili Peppers et ses couplets agressifs. Comme si ce contraste frappant n’était pas suffisant, le tout est entrecoupé d’interludes débités par des voix robotisées de mauvais goût. Clin d’œil (ou pas) au "Fitter Happier" de Radiohead, cela ne rattrapera pas ce titre qui file à 100 à l'heure dans 2 directions opposées. (En parlant de références aux groupes britanniques, suis-je le seul à entendre Muse sur le refrain de "Sasshole" ?) De la partie rappée de "Everyone’s the Same" aux oh-oh fédérateurs à la Mumford & Sons sur le conclusif "My Funeral", les influences sont trop variées et les pièces ne parviennent pas à s’imbriquer les une aux autres dans un tout cohérent.


En prenant quelques éléments isolés, tout n’est pourtant pas à jeter. "She Knows", ballade bien ficelée, bien qu’interrompue pour on ne sait quelle raison farfelue en plein refrain, arrive à imposer une progression harmonique intéressante et un solo de guitare solaire. "Don’t Hate Me", dans un registre plus accrocheur, vient renouer avec les refrains catchy et l’énergie dégoulinante du premier album. On trouvera même notre pied du côté des compositions mid-tempo avec "Machine Gun", qui a le mérite de se tenir à une ligne directrice stricte et de parvenir à développer une instrumentation intéressante, renforcée par la puissance d'un refrain bien trouvé.


Avec 13 titres, exactement le même nombre qu'avec Ok I’m Sick, nous nous attendions à renouer avec la fougue, l’énergie et l’audace des Badflower. Le constat est cependant mitigé avec un album finalement décousu et délesté d’une certaine cohérence. Le passage de la trentaine aurait-il assagie nos quatre anglais ?  La majorité des morceaux énergiques viennent dans tout les cas se perdre dans un amas d’artifices non nécessaires (où sont passés les sursauts de rage d’un "Die" ou d’un "Wide Eyes" ?), tout comme les balades et autres morceaux mid-tempos qui se veulent majoritairement fades, moins éloquents et moins touchant. Le pari de succéder à un énorme premier disque était osé, nos anglais viennent finalement échouer non sans quelques coups d'éclats non discutables.


 


A écouter en priorité : "Fukboi", "Family"

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Album de la semaine

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