↓ MENU
Accueil
Première écoute
Albums
Concerts
Cinéma
DVD
Livres
Dossiers
Interviews
Festivals
Actualités
Médias
Agenda concerts
Sorties d'albums
The Wall
Sélection
Photos
Webcasts
Chroniques § Dossiers § Infos § Bonus
X

Newsletter Albumrock


Restez informé des dernières publications, inscrivez-vous à notre newsletter bimensuelle.

The Future Is Medieval : Kaiser Chiefs fait sa petite révolution


Elise, le 13/09/2011

La version Elise

Beaucoup de bruit pour quoi ?


Quel fan n'en a pas rêvé ? Pouvoir, de ses mains, créer le prochain album de son groupe préféré. Passer, finalement, de l'autre côté, définir les titres à retenir, leur ordre, donner soi-même la tonalité d'un nouvel opus. Porter sur ses épaules la responsabilité d'un tournant décisif dans une carrière, d'un changement de style ou d'une continuité artistique. Et supporter les critiques de tout ceux que ces choix décevront. Grisant, non ? Ajoutons une appli ludique sur internet et un merchandising bien foutu et on obtient l'initiative de Kaiser Chiefs pour la sortie de son nouvel opus The Future Is Medieval. Avec son précédent album (Off With Their Heads), le groupe semblait tourner en rond et perdre de sa fraicheur. Certes, l'idée originale n'a rien à voir avec le fond musical, mais prouve déjà l'envie du combo anglais de proposer quelque chose de différent à leurs fans.

En pratique, la conception de SON Future Is Medieval ne se faisait pas en cinq minutes. Sur le site dédié, vingt titres étaient disponibles sous forme de petits extraits. Difficile, parfois, de se faire une idée précise du titre avec ces quelques secondes. Il y a vingt morceaux, on ne peut en retenir que 10, il faut donc faire des choix, sans état d'âme. Et au final, la chose se révèle plus aisée que prévue. Car si Kaiser Chiefs est capable, depuis ses débuts, de composer des titres d'une efficacité rythmique imparable posée sur des mélodies qui s'accrochent au cerveau, le groupe est également capable de produire... disons, des titres sans intérêt. Restons polis. Alors forcément, quand on a la possibilité de faire le tri soi-même, le résultat se révèle bien plus satisfaisant.

Pour cette version, c'est le Kaiser Chiefs de Your Truly, Angry Mob et de Employment que l'on a recherché. Quelques touches de nouveautés en plus. On avait l'impression d'avoir perdu KC dans des arrangements lourds qui encrassaient la fraîcheur de ses mélodies rock. Ce n'est donc pas pour rien que cette version de The Future Is Medieval s'ouvre avec "Dead Or In Serious Trouble" dont l'énergie débridée et les « aaaah aaaah aaaah » ont presque un goût nostalgique. Ça part un peu dans tous les sens tout en étant un peu trop produit, mais l'envie est là et on participe. Bon, il n'aurait peut être pas été placé en ouverture si on avait su qu'il était si pétaradant, mais finalement, ça met dans le bain comme un bon plongeon. L'enchaînement sur "Problem Solved" reste difficile, mais le titre est sautillant et on apprécie sa tenue sur la longueur, contrairement à "Little Shocks" ou "Things Change", morceaux qui ne tiennent pas toutes les promesses de l'extrait, atteints par les défauts qu'on avait repéré sur Off With Their Heads. En gros, la moitié fonctionne, l'autre occupe de l'espace sur la piste en cassant un peu le rythme. Kaiser Chiefs est toujours capable de gérer des montées d'intensité et les explosions rythmiques, beaucoup plus à rester intéressant et original sur de simples couplets, des intros ou des ponts musicaux.

Il y a malgré tout du nouveau chez Kaiser Chiefs. "Heard It Break" en est la preuve. Dommage, un seul titre au milieu de neuf plus traditionnels ne suffit pas à créer un sentiment d'innovation, mais le son très 80's du morceau reste un pur délice. Hot Chip ne l'aurait sûrement pas renié. C'est drôle, décalé, et finalement bien foutu. On retrouve alors le plaisir ressenti à l'écoute d'"Every Day I Love You Less And Less" face à cette fraîcheur sans retenue qui ne doute de rien. "Long Way From Celebrating" et "Can't Mind My Own Business" seront eux plus classiques et un peu trop similaires, heureusement, ils sont séparés par "Child Of The Jago", un morceau plus lent et joliment posé. Il prouve que KC sait aussi prendre son temps quand il le faut... On en aura la preuve ultime avec les deux titres choisis pour la clôture, "If You Will Have Me" et "Out of Focus", deux beaux moments de maîtrise qui font apprécier le combo anglais dans autre chose qu'un "nanana" permanent. Globalement, on a alors l'impression que KC a saisi la nécessité de varier les plaisirs. "I Dare You" est ainsi rythmé mais teinté d'un son légèrement nostalgique qu'on ne connaissait pas.

La bonne surprise à l'écoute de cette version personnelle, c'est qu'elle correspond au mieux à ce qu'on aime chez Kaiser Chiefs. De la spontanéité, de la tenue, de la rythmique et une touche d'émotion. La mauvaise, c'est qu'en suivant cette logique, l'album aurait du être parfait, un sans-faute répondant à toutes les attentes. Mais le groupe continue à sacrifier un peu de tout ce qui nous plait sur l'autel de la facilité. Au final, cette version comporte huit titres également présents sur la version finale du groupe. C'est rassurant, on se dit qu'on a peut être la même vue sur le long terme... Et que les choses pourraient aller en s'améliorant. Enfin, si ces géniales feignasses font un effort.

Tracklist : 1. Dead Or In Serious Trouble / 2. Problem Solved / 3. Heard It Break / 4. Can't Mind My Own Business / 5. Child Of The Jago / 6. Long Way From Celebrating / 7. Little Shocks / 8. I Dare You / 9. If You Will Have Me / 10. Out Of Focus
En savoir plus sur Kaiser Chiefs
Commentaires
Soyez le premier à réagir à cette publication !
Soutenez Albumrock

Nous avons besoin de vous pour garder notre indépendance !


Publicité
Album de la semaine

Pearl Jam


Gigaton


"

Si tout le monde connaît l’adage “qui aime bien châtie bien”, il semblerait que certains fans aient du mal à laisser leur formation fétiche se faire vertement critiquer, quand bien même elle n’aurait à l’évidence pas réellement cherché à se surpasser. Qu’on ne s’y trompe pas : Pearl Jam est un grand groupe, l’un des meilleurs à avoir émergé durant la décennie 90, une formation techniquement solide, artistiquement intègre et qui peut de surcroît compter sur un chanteur d’exception, mais un groupe qui a eu un peu trop tendance à vivre sur ses acquis durant les vingt dernières années. D’aucuns auront pu se contenter des corrects Lightning BoltBackspacerRiot Act et autre PJ (on peut même y ajouter un ou deux disques au passage) tandis que d’autres auront conspué le quintette de Seattle pour son évidente paresse. Rétrospectivement, et à l’écoute de ce Gigaton assez inespéré, ces derniers n’avaient pas tort, même si l’horizon Ten - Vs - Vitalogy paraît encore bien loin.

"
À lire également