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Marilyn Manson, vampire sous prozac


"Paris, mi-avril. Une chape de plomb caniculaire s’abat implacablement sur la capitale depuis plusieurs jours. Les terrasses sont bondées, les garçons de cafés affairés. Sur les trottoirs, les parisiens déambulent plus mollement que d’habitude. Ambiance étrange pour une rencontre avec le prince des ténèbres, le Révérend Marilyn Manson dans un hôtel cossu du 8 ème arrondissement, à deux pas des champs-élysées. A l’intérieur, une bonne trentaine de journalistes de la presse web s’entasse dans un salon aussi sombre que la tignasse de l’Antéchrist mégastar, encore éberlués à l’idée de côtoyer pendant une poignée de minutes l’un des plus gros vendeurs rock de ces dernières années. Ce genre d’évènement n’arrive pas tous les jours pour les cybers-gratteurs de la presse web, davantage habitués aux interviews réalisées au fond d’un bar avec des formations locales venant de sortir leur autoprod sur MySpace, les entretiens complaisants avec les tenants du rock français ou les échanges de questions par mail avec des groupes un peu plus importants. On se pince encore pour y croire. La tension est palpable, on se ronge les ongles, les caméras n’en finissent pas de se faire régler puis re-re-régler, on vérifie cinquante fois la bonne marche des magnétos disposés en un étal anarchique sur la table de la star. Il aura bien fallu montrer patte blanche. Tout d’abord l’avant-veille, chez Universal, lors de l’écoute de l’album (sans tracklisting, sans note) puis devant l’hôtel où une sémillante attachée de presse nous demande le nombre de visiteurs uniques qu’enregistre chacun de nos sites (chacun gonflera évidemment ses chiffres, personnes n’ira vérifier). Enfin, dernier briefing avant la conférence de presse : interdiction de parler du récent divorce comme du clip du premier single que n’a finalement pas réalisé James Cameron, prière d’être concis dans ses questions et surtout de ne pas laisser de blanc indésirable s’installer lors de l’échange de questions. On en prend note. Après une attente fébrile scandée par les divers il a fini de manger, il va bientôt arriver, il descend de sa chambre, dans 5 minutes il sera là lancés par les différentes attachées de presse, des pas lourds résonnent sur le parquet. Manson fait son entrée, un verre d’un liquide ambré à la main (whisky ? thé glacé ? infusion de tampax d’une jeune vierge ?). Le show peut commencer."
Maxime, le 05/06/2007
Paris, mi-avril. Une chape de plomb caniculaire s’abat implacablement sur la capitale depuis plusieurs jours. Les terrasses sont bondées, les garçons de cafés affairés. Sur les trottoirs, les parisiens déambulent plus mollement que d’habitude. Ambiance étrange pour une rencontre avec le prince des ténèbres, le Révérend Marilyn Manson dans un hôtel cossu du 8 ème arrondissement, à deux pas des champs-élysées. A l’intérieur, une bonne trentaine de journalistes de la presse web s’entasse dans un salon aussi sombre que la tignasse de l’Antéchrist mégastar, encore éberlués à l’idée de côtoyer pendant une poignée de minutes l’un des plus gros vendeurs rock de ces dernières années. Ce genre d’évènement n’arrive pas tous les jours pour les cybers-gratteurs de la presse web, davantage habitués aux interviews réalisées au fond d’un bar avec des formations locales venant de sortir leur autoprod sur MySpace, les entretiens complaisants avec les tenants du rock français ou les échanges de questions par mail avec des groupes un peu plus importants. On se pince encore pour y croire. La tension est palpable, on se ronge les ongles, les caméras n’en finissent pas de se faire régler puis re-re-régler, on vérifie cinquante fois la bonne marche des magnétos disposés en un étal anarchique sur la table de la star. Il aura bien fallu montrer patte blanche. Tout d’abord l’avant-veille, chez Universal, lors de l’écoute de l’album (sans tracklisting, sans note) puis devant l’hôtel où une sémillante attachée de presse nous demande le nombre de visiteurs uniques qu’enregistre chacun de nos sites (chacun gonflera évidemment ses chiffres, personnes n’ira vérifier). Enfin, dernier briefing avant la conférence de presse : interdiction de parler du récent divorce comme du clip du premier single que n’a finalement pas réalisé James Cameron, prière d’être concis dans ses questions et surtout de ne pas laisser de blanc indésirable s’installer lors de l’échange de questions. On en prend note. Après une attente fébrile scandée par les divers il a fini de manger, il va bientôt arriver, il descend de sa chambre, dans 5 minutes il sera là lancés par les différentes attachées de presse, des pas lourds résonnent sur le parquet. Manson fait son entrée, un verre d’un liquide ambré à la main (whisky ? thé glacé ? infusion de tampax d’une jeune vierge ?). Le show peut commencer.
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