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Interview OJM


Maxime, le 21/11/2008
Orage annoncé de l’autre côté des Alpes. Avec son dernier opus, Under The Thunder, le fougueux quatuor heavy-rock OJM confirme un peu plus son statut de leader de la (maigre) scène stoner italienne. Sous l’ombre tutélaire de Michael Davis (guitariste des white panthers du MC5) et de Brant Bjrok (ex-batteur de Kyuss et Fu Manchu reconverti en solo), le groupe a fait évoluer sa griffe sonique, évoquant désormais une confrontation jouissive entre les riffs lourdement fuzzés d’un Fu Manchu et la hargne High Energy des récents retraités Hellacopters. Alors qu’il vient de publier un Live In France en téléchargement libre, OJM consent à baisser le volume de ses amplis pendant quelques minutes, histoire de répondre à nos questions.


Une question toute bête pour commencer, mais on doit souvent vous la poser je suppose : que signifie OJM ?
OJM peut dire tout un tas de choses, à chacun de donner sa propre signification. Orange Juice Man ou Oh Jim Morrison par exemple…

Votre groupe existe depuis dix ans maintenant. Quel bilan tirez-vous de la décennie passée ?
Ces dix dernières années nous avons donné plus de 500 concerts dans toute l’Europe. Ça été dur de rester ensemble pendant tout ce temps parce que, comme tu le sais, ce ne sont pas les difficultés qui manquent quand tu évolues dans l’underground. Notre cohérence nous a poussé à continuer. Les plus belles choses qu’on ait apprises ont été de se montrer toujours humble avec les gens qui nous ont soutenus pendant toutes ces années. Nos collaborations avec des pointures comme Michael Davis et Brant Bjork, tout comme Paul Chain (ndlr : grand gourou de la scène doom italienne) nous a également appris beaucoup.

Est-il difficile pour un groupe très rock comme vous d’évoluer en Italie ?
Très, très dur. En 2000, quand nous avons enregistré notre premier EP, la plupart des gens n’arrivaient même pas à comprendre quel genre de musique on jouait. Le stoner/doom-rock a réellement commencé à percer en 2003 ici, mais pas autant que dans le reste de l’Europe. On a beaucoup donné de concerts dans notre pays, on a aussi créé un label avec mon partenaire Leo, Go Down Records, qui a donné la chance à pas mal de groupes italiens de s’exporter à l’étranger. Malgré cela, je reste persuadé que notre futur ne peut se construire qu’en dehors de notre pays.

Qu’est-ce qui vous attire tant chez les groupes des années 60/70 ?
Nous vivons notre musique comme à cette époque, sex, drugs and rock’n’roll. Nous jouons ce qui est naturel pour nous, ce qui nous vient de l’intérieur.

Y’a-t-il tout de même des groupes contemporains qui trouvent grâce à vous yeux ?
Queens of the Stone Age, Wolfmother, Millionaire, Small Jackets, pour n’en citer que quelques uns…


SO BORED WITH THE USA


Comment avez-vous rencontré Michael Davis ? Qu’a-t-il apporté au groupe comme producteur ?
On a rencontré Mike pendant la tournée européenne DKT/MC5 pour laquelle on a assuré la première partie sur les dates italiennes. Kramer et Davis ont vraiment apprécié notre show, alors on a commencé à collaborer. Mike nous a donné beaucoup de force et de confiance, et il a vraiment su exploiter notre potentiel à fond en studio. Grâce à lui, on a aussi eu l’opportunité de toucher un public plus large. Au final, c’est aux spectateurs/auditeurs de juger si on est un bon groupe ou pas.

Under The Thunder a un esprit un peu moins stoner que vos précédentes productions, il a plus un côté rock’n’roll/High Energy à la Hellacopters. C’est une évolution que vous avez amorcé avant ou après avoir rencontré Davis ?
Cette évolution a démarré avant notre rencontre, lorsque Alex et Pozzy ont rejoint le groupe. D’excellents musiciens, avec une super rock’n’roll attitude.

Que voulez-vous dire dans le morceau "I’m Not American" ?
On adore la musique américaine, pas l’Amérique, et Michael est d’accord avec nous. Nous n’aimons pas le système qu’elle représente et ses valeurs de pacotille.

L’autre invité de marque de votre album est Brant Bjork. Qu’est-ce qui vous inspire le plus chez lui, l’homme, les groupes dans lesquels il a joué, sa carrière ?
On a invité Brant Bjork sur un single extrait de Under The Thunder, "I Got Time", qu’on a sorti en 45 tours. Brant est quelqu’un de naturel, spontané et sincère, il nous a tant appris. Voilà pourquoi on lui a dédié le morceau "Brant B". On admire l’homme, pas seulement le musicien. Un sacré type.

Pourquoi "Brant B" ne figure pas sur le 33 tours de Under The Thunder ?
Tout simplement parce qu’il ne tenait pas sur le vinyle. Vraiment dommage.


VIVE LA FRANCE !


Vous venez de sortir le Live In France. C’est un honneur pour nous, mais pourquoi avoir choisi ce concert, ici ?
Rien n’était vraiment prévu. On a donné un concert au Subsonic Club de Montpellier, sans savoir que c’était enregistré. L’ingé son, Marc Hacquiet, un type sacrément doué, nous a fait écouter les bandes après le set. Ce concert capte toute l’essence d’OJM, quatre musiciens en symbiose et défoncés. Ça sera dur de retrouver ce niveau. Vive la France ! (ndlr : en français dans le texte)

Ce live est disponible en téléchargement libre. Radiohead vous inspire ?
L’intention de départ était de donner une sorte de cadeau à nos fans. Et puis ça aurait fait un peu too much pour un groupe comme nous de le rendre payant. On a pris la bonne décision, on a déjà 5000 téléchargements de partout dans le monde, et les pré-commandes pour le vinyle s’annoncent très bonnes.

Qu’apporte l’enregistrement live à vos morceaux par rapport au studio ?
La passion sincère qu’on met à transmettre notre énergie au public, voilà la vraie différence !

Votre live est également disponible en 33 tours. Franchement, en terme de qualité sonore et d’esthétique, le mp3 ne tient pas la comparaison une seule seconde avec le vinyle, non ?
Absolument d’accord. Les mp3, c’est utile pour la promotion, mais rien ne sera jamais aussi chaud et cool que le vinyle !

Vous avez joué avec MC5, Nebula, Brant Bjork, Hardcore Superstar, Josiah… Avec quel autre groupe rêveriez-vous de jouer ?
Kyuss et Led Zeppelin… mais c’est impossible.


La chronique d'Under The Thunder sur albumrock
http://www.ojm.it
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Black Mountain


Destroyer


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Cela vous aura peut-être échappé, mais Black Mountain a discrètement rendu l’âme il y a de cela un peu plus de deux ans. Oh, rien d’aussi dramatique qu’un split avec tambours et trompettes, rien qu’un départ en catimini, celui du couple Amber Webber - Joshua Wells à qui l’on doit le sémillant projet alternatif Lightning Dust, dont on attend par là même un nouvel album très bientôt. Sans annonce, communiqué ni explications, alors que les canadiens venaient d’écoper de leur plus beau succès critique avec leur magnifique IV. Bien sûr, les choses sont loin d’être aussi simples, et la note accordée à ce Destroyer vient d’ailleurs démentir la sentence prononcée en début de paragraphe. Néanmoins, une page se tourne, et autant on oubliera sans doute assez facilement le cogneur Wells - remplacé poste pour poste par Adam Bulgasem, autant il sera bien plus ardu de faire abstraction du chant mystique de Webber qui nous laissera à jamais orphelins.

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